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Satellites artificiels


Mardi 10 avril 2007

La Station Spatiale Internationale (l'ISS), traverse majestueusement le ciel nocturne orangé de la ville.
Elle inscrit sa trace à la faveur d'une pose longue.

APN Canon EOS 350D, zoom 18/55mm réglé sur 35mm, f/4.5, pose 43s, 100 iso.



Samedi 11 août 2012

Passage de l'ISS vers 22h09 temps civil, sur fond de Grande Ourse. Une autre trainée apparait qui doit probablement être un reflet sur le satellite américain Lacrosse 4 qui passait là au même moment d'après le site Heavens Above.

APN Fujifilm S5600, pose 15s, 400 iso.


La Station Spatiale Internationale (ISS) est la plus grosse structure jamais mise en orbite autour de la Terre.

Il s'agit d'un assemblage de nombreux modules amenés successivement dans les soutes des différentes navettes spatiales américaines. Ses dimensions font qu'elle ne se réduit pas à un point dans un instrument d'astronomie, comme la plupart des autres satellites. Sa forme générale et des détails de sa structure peuvent être vus et photographiés.

Elle est habitée en permanence depuis 2000, par des équipages de 3 à 6 personnes se relayant.

Il est toujours émouvant de voir passer à l'oeil nu ce point très lumineux où vivent des hommes, 400 kms au-dessus de nos têtes.


Des détails sur Wikipedia


Des éphémérides des passages de l'ISS sont publiées sur internet. Pour l'observer vous même:
Heavens Above




Jeudi 22 mai 2008

Lunette achromatique Kepler 150/1200, APN EOS 350D au foyer, 1/1600 s, 1600 iso
Assemblage de 6 images successives.


Le halo bleu qui entoure les parties les plus brillantes de la station provient du chromatisme de la lunette, c'est un défaut inhérent à ce type d'instrument relativement économique.

Pour obtenir des détails sur l'ISS il faut photographier avec une focale assez longue, un instrument d'astronomie est nécessaire, et pouvoir faire des poses très courtes afin de figer le déplacement de la station. Un simple APN ne suffit plus.
On pouvait aussi photographier les navettes spatiales. C'est fini depuis que la NASA a mis les shuttles restantes à la retraite. Dommage.

Je n'ai pu imager une navette qu'une seule fois, alors qu'elle précédait l'ISS de 1 ou 2 minutes.

Je ne pourrais jamais réaliser la photo dont je rêvais, l'ISS et une navette dans le même champ, en phase d'amarrage ou de désamarage. C'était des phases courtes, et les chances pour que ça se produise au moment d'un passage en un point donné étaient très faibles, même sans tenir compte de la météo.

J'ai pu observer une fois un passage conjoint, assez proche à l'oeil nu, et c'était vraiment merveilleux, 2 points brillants glissants silencieusement entre les nuages clairsemés qui agrémentaient le ciel ce soir là, et donnaient un relief supplémentaire à cette vision...


Mercredi 9 septembre 2009

Les 4 images du haut sont la navette Discovery.

Lunette achromatique Kepler 150/1200, APN EOS 350D au foyer, 1/2000ème, 1600iso



Samedi 16 février 2008

Le ciel étant plutôt blanchâtre sur Lyon, je décide de monter en altitude pour imager un intéressant passage de l'ISS.

Le passage est prévu vers 18h30 (temps civil).

Vers 17h30 je suis sur site, entre 800 et 900m d'altitude, en bordure de la route des crêtes qui va d'Yzeron au Col de Malval.J'ai largement le temps d'installer le matériel et d'attendre que celui-ci se mette en température.

Il fait très froid, les arbres situés à l'ombre sont restés givrés.

L'heure approche et la nuit est loin d'être suffisante pour bien repérer l'ISS à l'oeil nu. Au moment prévu je ne vois toujours rien. Finalement j'aperçois la station alors qu'elle arrive presque au méridien, lorsqu'elle est sortie de la zone crépusculaire du ciel.

Je fais une série de photos avec le 350D au foyer de la L150/1200, au 1/1250 s et 800 iso. Ca marche correctement.

Je complète la séance avec quelques observations à x300 sur la Lune et sur Mars, puis j'arrête à cause du froid.



Attente de l'ISS dans le crépuscule.



L'expédition du 16 février 2008 s'est soldée par un résultat fort modeste:





19 juillet 2008 - L150/1200




L'ISS et le Soleil

Il est également possible de photographier l'ISS en plein jour quand elle passe devant le Soleil.
Le passage est extrêmement rapide, la traversée du Soleil s'effectuant en moins d'une seconde. Il est donc nécessaire de déclencher en rafale en se fiant aux horaires précis fournis par un site comme Calski

Le passage devant le Soleil n'est effectif que depuis une bande de territoire assez étroite, quelques kilomètres au maximum. Il faut donc en général se déplacer pour trouver un endroit favorable. Je me suis fixé pour limite un voyage inférieur à 50 kms de mon domicile. Ceci permet quand même dans l'absolu au moins une dizaine de tentatives potentielles par an.


Attention, les observations du Soleil et de l'ISS devant le Soleil sont potentiellement dangereuses. Il est absolument nécessaire de disposer de filtres spéciaux (pas forçément coûteux) et de les utiliser suivant les préconisations du fabricant. Tout "bricolage" irréfléchi est à exclure, un accident pouvant se solder par une perte de vision définitive, totale ou partielle. Inversement, avec une connaissance suffisante des risques, une méthodologie et du matériel adaptés, c'est une pratique normale de l'astronomie amateur.
Donc si celà vous tente, documentez-vous sérieusement. Ne faites pas de saut à l'élastique sans élastique...


Vendredi 11 mars 2011

Je surveille les prévisions de ce passage de l'ISS devant le Soleil sur Calsky depuis plusieurs jours. La ligne de centralité varie beaucoup durant cette période au gré des relèvements de trajectoire de la station.

La météo est médiocre le matin, avec une amélioration prévue à la mi-journée. Passage prévu à 12h37m50s.

J'ai repéré un emplacement sur Google, proche de la ligne de centralité. Il s'agit d'une amorce de voie débouchant sur un rond-point au nord de Frans, dans l'Ain.

J’arrive sur le site sans problème majeur, avec presque une heure d’avance, ce qui me permettra une préparation décontractée.

Le site correspond parfaitement à ce que j’avais envisagé. Mieux, c’est très large, plat, totalement dégagé. Le seul défaut mineur est que ce n’est pas un cul de sac, la voie rejoint un réseau de chemins à travers champs et j’aurais droit au passage d’une demi-douzaine de voitures. Pas de problème.

La météo était incertaine et m’avait fait hésiter. Finalement il n’y a que quelques légers nuages, tout se présente bien.

Montage de la monture, qui n’a pas servi depuis longtemps: les piles sont mortes mais j’ai eu le réflexe correct, j’ai emporté un boîtier d’alim d’un autre accessoire avec des piles récentes.

Mise en station à la boussole, grossière en azimut, calage en hauteur non touché, sur quoi le régler d’ailleurs?

Mise en place du tube de la lunette L120/1000, du filtre Astrosolar, du doubleur, du boîtier 350D, avec filtre Baader Fringe Killer devant le tout pour compenser un peu le chromatisme.

J’ai du temps. Je vérifie qu’avec le boîtier au 1/4000 l’histogramme indique que le Soleil n’est pas saturé. Correct.

Je vérifie que le boîtier peut déclencher en rafale sur plus de 10s en gardant son rythme. C’est bon.

Mise au point: ça a l’air correct dans le viseur. Impossible d’affiner, en plein Soleil je ne vois presque rien sur l’écran de l’APN, mais je me suis un peu entraîné ces derniers jours, je suis relativement confiant.

J’ai une petite dérive en déclinaison mais en centrant bien le Soleil 2mn avant ce sera sans problème.

Tiens: un nuage se forme et s’épaissit juste devant le Soleil. Celui-ci n’est pas complètement masqué mais il faudrait que je pose vers 1/100 ou 1/200 de seconde et vu la vitesse du bestiau et les vibrations du déclenchement on s’éloigne du cas idéal.

Heureusement ça ne dure que quelques minutes et on revient à un Soleil libre de toute nébulosité.

Je note sur un papier l’heure prévue pour lancer la rafale de prises de vue, histoire de ne pas me gratter la tête au dernier moment, je la joue manip pour neuneu, c’est plus sûr.

Ah oui, l’heure précise: j’ai en mémoire une tentative précédente, qui avait failli échouer à cause d’une panne intempestive de pendulette radiopilotée. Ce coup ci j’ai 2 pendulettes radio pilotées + le GPS.

Mais mes deux pendulettes diffèrent de 3s bien qu’elles affichent toute deux le symbole qui me dit qu’elles sont bien connectées à l’émetteur.

Je sors le GPS: il est en accord avec l’une des pendulettes, je choisis celle-là.

Ceci dit j’ai décidé d’encadrer l’instant fatidique avec une rafale de 10s, donc dans les 2 cas je devrais avoir le passage.

Petits déclenchements d’essais 2mn avant, histoire de vérifier que le boîtier est allumé, que la télécommande fonctionne….

Pendulette dans la main, papier sous les yeux, sur lequel il est marqué: 12h 37m 45 s (prévision 12h 37m 49s), j’attends….

Déclenchement!

Accroupi sous la lunette, les fesses vaguement posées sur la caisse des contrepoids qui n'est pas à la bonne hauteur, j’essaie de suivre ce qui se passe dans le viseur entre chaque relèvement de miroir….

Ca y est! J’ai vu passer à toute vitesse une petite ombre en diagonale sur le disque solaire. La trajectoire est complètement dans le cadre. Youpi!

Détente, démontage de l‘EOS, essai de visualiser les images sur l’écran de l’APN à l’ombre de la voiture. C’est confirmé, mais je n’ai que 2 images, une sur le bord et une au centre, ce 350D est désespérément lent…

Je découvrirais sur l’écran de l’ordinateur que sur l’image suivante j’ai un tout petit bout d’ISS qui dépasse du limbe.





L'ISS et des taches solaires

Lunette achromatique 120/1000, doubleur photo portant la focale à 2000mm, filtre Astrosolar D 3.8 à l'ouverture + filtre Fringe Killer Baader pour diminuer le chromatisme, Canon EOS 350D, 1/4000ème de seconde.

L'image du 11 mars 2011 complète:
La vue précédente du 11 mars 2011:

L'ISS est proche du limbe du Soleil, environ 1/3 de seconde avant.


Autre expédition le samedi 7 mai 2011 un peu au sud de Lyon:

Sensiblement le même matériel que le 11 mars 2011.


Résultat correct malgré un vent de sud infernal dont la voiture nous abritait mal:



L'un des Maîtres du genre, Thierry LEGAULT





L'ISS et la Lune

Il est aussi possible d'imager l'ISS devant la Lune.

Avantage: pas besoin de filtres spéciaux comme pour le Soleil.

Revers de la médaille: la Lune est trop faiblement lumineuse pour permettre de choisir les conditions de prise de vues. On n'a pas le choix: c'est obligatoirement la plus haute sensibilité disponible et un instrument assez lumineux.



Un petit groupe attendant l'ISS dans l'obscurité le vendredi 15 avril 2011, vers Villefontaine en Isère:

Le résultat du 15 avril 2011: le "moustique" est au rendez-vous.

L150/1200, Canon EOS 350D au foyer, 1/2500ème de seconde, 1600 iso




L'image grossie:



L'ISS et Vénus


Un passage de l'ISS à proximité de Vénus pose des problèmes particuliers.

La luminosité de Vénus et celles de la station sont assez différentes, il est donc difficile d'obtenir une exposition correcte pour l'ensemble.

Par ailleurs Vénus se trouve en général plutôt proche de l'horizon et ne peut en tout cas dépasser environ 45° lorsque le Soleil est couché. Dans ces conditions, quand l'ISS apparait à proximité de Vénus elle est assez loin de l'observateur.

Malgré tout j'ai tenté d'imager un tel passage, dans des conditions médiocres, avec l'APN Canon 350D au foyer de la L150/1200, le 16 février 2012.


Une animation de la rencontre:

J'ai tourné l'image à l'horizontale pour en faciliter l'affichage mais en réalité l'ISS montait presque verticalement sur l'horizon.



l'ISS au plus près de Vénus:



Une image meilleure de l'ISS une fois qu'elle a été haute dans le ciel, donc plus proche:






Satellites géostationnaires

Il est une catégorie de satellites bien connue mais peu visibles. Ce sont les satellites géostationnaires, placés sur une orbite à 36.000 kms de la surface de la Terre, ce qui leur donne une période égale à la rotation terrestre. Vus du sol ces satellites sont donc vus fixes, ou à peu près, car il y a de légères oscillations autour d'une position centrale.

Ces satellites étant éloignés ils sont peu brillants. Par contre ils sont facilement photographiables, une pose longue permettant de les révéler, sans avoir besoin d'une monture équatoriale pour compenser la rotation terrestre.

Les géostationnaires sont répartis, vus depuis la France, sur une courbe culminant au sud et s'abaissant quand on s'écarte du méridien.

Calski fournit des éphémérides avec les positions et les magnitudes du moment permettant de les pointer précisément. Ils sont souvent groupés par quelques unités.



Compte tenu du fait que la lunette est fixe, les étoiles font des trainées sur l'image alors que les satellites restent ponctuels.







Flares Iridium

Les satellites Iridium sont des satellites de téléphonie. Ils ont la particularité de posséder une antenne dirigée vers le sol qui a une surface extrêmement réfléchissante. Cette surface peut, dans certaines configurations, renvoyer vers le sol la lumière solaire. Le spot lumineux ainsi créé balaye le sol suivant la trajectoire du satellite.

Un observateur pas trop éloigné du centre du spot voit ainsi un point lumineux apparaitre, croître progressivement puis diminuer et disparaitre. Au maximum de brillance le satellite peut être très largement plus lumineux que Vénus. Avant et après le "flare" le satellite est très faible et souvent invisible à l'oeil nu.

Pendant la durée du phénomène, qui est de quelques secondes, le mouvement du satellite est assez faible et une personne non prévenue peut avoir l'impression que cette lumière inconnue est fixe.

Le site Heaven Above fournit des éphémérides précis des flares Iridium.


13 juin 2004 - Flare Iridium

APN compact Canon Powershot A60, pose 15s à f/4.8, zoom x3 au maximum.

Le déplacement du satellite combiné à la variation de luminosité trace ce fuseau très caractéristique.


Un autre flare Iridium pris le 17 avril 2007 à 21h45 TU, mais en plan plus serré.

Téléobjectif de 135mm sur Canon EOS 350D


J'ai découvert par hasard deux particularités des flares Iridium, particularités vérifiées ensuite et confirmées par des informations trouvées sur Internet.

- Satellite Iridium produisant un double flare: j'ai vu ceci deux fois mais ça doit être assez fréquent. Le satellite s'illumine peu à peu, le flare se produit, la luminosité décroit, puis un deuxième flare arrive, plus faible, un peu plus loin, à quelques degrés et quelques secondes après le flare principal (pour ceux que j'ai observé).

- Double flare se produisant au même endroit, par deux satellites se suivant de très près: je l'ai vu une fois. Un premier flare se produit, on voit le satellite avancer doucement tout en perdant de sa brillance, et avant que son éclat ne soit totalement retombé, un deuxième éclat de lumière apparait à l'endroit du ciel où s'était produit le premier. Il semble qu'il s'agisse d'un deuxième satellite, sur la même orbite, et peut-être destiné à remplacer le premier qui arrive en fin de carrière.






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Simples images du Ciel - Satellites artificiels (Sciences - Astronomie)    -    Auteur : Claude - France


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