Société - Actualité
ericcas - LAURENT NKUNDA OU LE MALHEUR CONGOLAIS
BIOGRAPHIE ERIC CASINGA
article: PEAU NOIRE MASQUE BLANC
les FDLR, les nouveaux occupants
LAURENT NKUNDA OU LE MALHEUR CONGOLAIS
CALVAIRE DU SOLDAT CONGOLAIS
ABUS D'EGLISE A BUKAVU
LE VOL A L'INTERNET





Laurent nkunda lui, a fait du nord Kivu son champ de bataille, il fait ce que bon lui semble mais ses actes vont lui coûter la peau de fesses avec la justice. Ce général dissident, après une sanglante guerre en 2004, lui et tout son arsenal sont partis terminer leur fuite au nord kivu. La guerre de deux semaines, soit du 26 mai au 9 juin avait secoué la ville de Bukavu, faisant ainsi plusieurs morts, plusieurs déplacés sans compter les ruines provoquées par les armes lourdes. Nul n’oubliera les prouesses et le courage du général mbudja mabe, lui qui échappa bel à cette guerre, lui qui sauva l’honneur du pays, il mérite une meilleure décoration pour ça.
Esquissons un tout petit peu le déroulement de ce conflit qui n’avait ni cause valable ni objectif fixe, au fait, elle n’avait pas raison d’être. Les coups de balles se faisaient entendre dans le centre ville dès le soir du 26 mai vers dix huit heures. La population, croyant que c’était juste une petite mise en place des militaires dans le camp saio n’en était plus sûr car les tirs nourris accusaient déjà leur présence. Personne ne connaissait de quoi il s’agissait. Une grande débandade régnait dans toute la ville (piétinements, vols, accident, etc.), on avait enregistré plusieurs cas de perte matérielles. Toutes les chaînes de radio et de télévisions de la place étaient obligées de couper le signal. L’unique radio qui émettait à cet instant était seulement la radio okapi et de part ses flashs infos, on avait appris que c’était un malentendu entre le général mbudja mabe, à l’époque commandant de la dixième région militaire qu’est Bukavu et son second, le colonel mutebutsi. On était un petit peu soulagé car on supposait que ça ne prendra pas plus d’une heure, on était un peu habitué à ces genres d’escarmouches, on entendait presque chaque jour les crépitements des balles.
Plus d’une personne avait passé la nuit hors de chez lui car il n’y avait pas où passé, on hésitait surtout de passer dans la mélodie stérile de balles. Toute la nuit, la situation ne faisait que s’empirer davantage. A cinq heures du matin du jeudi 27 mai, un air d’accalmie se faisait sentir car les balles cessèrent de retentir, les gens commencèrent à sortir de leurs maisons pour échanger les avis concernant la piètre nuit. Brusquement à huit heures, les balles reprirent leur maudite cadence et cela toute la journée, sans repos aucun. Le lendemain matin, les casques bleus de la mission d’observation des nations unies au Congo, MONUC en sigle obligèrent au colonel de cesser le feu sinon l’article sept de la charte des nations unies sera d’application mais ce dernier protesta farouchement entre-temps nos militaires le repoussèrent et l’enclavèrent dans l’enclos du collège alfajiri.
Nous attendîmes toujours à la radio okapi qu’un autre général du nom de Laurent nkundabatware était déjà au niveau de minova, il venait décidé et engagé pour épauler son frère et ami qui n’avait presque plus de renfort. Comme on avait confiance en nos soldats, on pensait qu’il ne demanderait pas toute une journée pour que les nouveaux venus puissent être mis hors d’état de nuire mais c’était une pensée erronée. Il faut noter aussi que c’était pour la toute première fois que les bukaviens avaient su le nom de nkunda. Ce dernier progressait de temps en temps car il était d’abord muni de tout le nécessaire pour tenir la bataille en plus il recevait de temps en temps de renfort provenant de je ne sais où.
Certains commencèrent à emballer leurs malles pour se réfugier au village qui
était à cette époque sain et sécurisé. Mutebutsi et toute sa brigade vaincue restaient toujours enclavés dans l’enclos du collège alfajiri ou un ultimatum de quarante et huit heures leur avaient été donné par le général mbudja mabe pour qu’ils puissent soit déguerpir soit négocier pour trouver un commun accord et pour que les coupables et les promoteurs soient punis. Fatigués et affamés, les soldats de mutebutsi recevaient une ration alimentaire de la MONUC. Cette dernière faisait construire des petites maisonnettes de fortune conçues en sheetings et permettait à toute personne se sentant moins sécurisée de venir y habiter en attendant que la situation revienne au calme. C’était par une grande surprise que nous apprîmes la prise de la ville par le général nkunda, au bout de deux jours. Après une guerre mordante, ce dernier marchait sur la ville de bukavu.


Personne ne savait ou se trouvaient mbudja mabe et ses militaires. Le commandement de la ville était dans les mains de nkunda et de son ami mutebutsi, libéré il y a quelques jours. Il parti lui-même à la radio télévision nationale congolaise, RTNC en sigle pour y lancer un communiqué disant que tout militaire se trouvant encore éparpillé dans la ville doit rejoindre le camp sans tarder sinon il sera attrapé et tué sur le champ et tout déserteur, officier ou non sera aussi tué. Il rassura même à la population de vaquer à ses occupations habituelles, de ne rien craindre car, d’après lui, le sauveur moise était déjà avec eux pour se designer lui-même mais cette dernière demeurait toujours dans l’angoisse.
Un très grand désordre régnait dans la ville, vous ne pouvez pas vous imaginer. Toutes les boutiques et magasins étaient vachement pillés et d’autres étaient brûlés par les militaires du général dissident. Il n’y restait que des ruines. Notons aussi que c’est dans cette même journée que le grand marché de kadutu avait été brûlé après avoir été pillé par ces mêmes militaires. Tout y était en fumée, ces malfrats faisaient sauté les serrures de grands dépôts pour tout simplement piller les vivres, les vêtements, etc. et enfin embarqué le tout dans une petite camionnette en direction du Rwanda et je vous assure même que ces biens étaient vendus aux enchères au Rwanda !!
C’était maintenant le temps des enlèvements. Ils avaient déjà ciblé à l’avance toutes les personnes qui digéraient mal leur rébellion, surtout les enseignants, les professeurs d’universités, les commerçants qui refusaient catégoriquement de faire traverser leurs armes à la frontière pour les acheminer à bukavu. Même si on pourrait avoir un peu d’argent, on manquerait de quoi se nourrir car tous les marchés principaux étaient vide, tout a été pillé : c’était la grande famine. Toute la ville était en deuil, tantôt le fils du voisin a été assassiné, tantôt une cousine a été violée !!Les femmes étaient violées devant leurs enfants, ils obligeaient même aux fils de violer leurs propres mères !!!C’était très affreux et très malheureux.
Les tueries se déclaraient partout. Pendant la journée, ils faisaient des victimes qui étaient essentiellement des jeunes civils en colère reclamant la paix et la cessation des hostilités. Les étudiants organisèrent une manifestation pour la paix. Les militaires de nkunda, ayant la fuite d’information interdiserènt avec la grande énergie le déroulement de cette manifestation. Malgré qu’ils aient déclaré cela, les étudiants ne restèrent pas indifférents, ils étaient dans toutes les rues de la ville portant calicots, pancartes, etc. lançant et scandant des pogroms insultants et exigeant un retour sans délai à la vie normale de la population.
Arrivé à nyawera qui était le lieu de rencontre de tous les manifestants, une jeep commandée par la garde du général dissident fit irruption dans la foule. C’était la débandade totale. Ils tiraient volontairement droit sur les manifestants, lançant des grenades à gaz lacrymogène pour les disperser mais ils étaient très nombreux, solidaires et résistants. A l’aube de ce siècle, la ville de Bukavu s’était démarquée par sa solidarité et dans l’organisation des manifestations de protestation chaque fois qu’elles étaient nécessaires, Bukavu est une ville martyre !!Il faut voir maintenant combien de morts elles faisaient.
La MONUC, venue calmé les échauffourées a vu tous ses chars lapidés et ses casques bleus subir une pluie des cailloux, l’un d’eux, voulant tiré en l’air a vu tout son crâne fracassé !le lendemain, elle avait réuni les deux parties en conflit à savoir d’une part l’armée congolaise et d’autre part mutebutsi et son complice Laurent nkunda. Elle obligea ces derniers à déguerpir immédiatement. Ils étaient obligés de fuir hors des nos frontières. C’est ainsi qu’ils s’en allèrent la nuit du 8 juin après avoir transformé toute la ville en ruine. La population vivait un sérieux désespoir.




Dès le matin du 9 juin, les militaires loyalistes et fidèles au commandant de la dixième région militaire, le général mbudja mabe faisaient leur entrée honorifique dans la ville sous un accueil chaleureux leur réservé par la population qui en fit un hourra de victoire et de paix. Il fallait voir comment tout le monde était souriant ce jour là !!Le seigneur avait enfin répondu à leur prière quotidienne, ces malfrats avaient finalement fui et le souhait de tout un chacun était qu’ils ne puissent plus revenir. Ceux de nkunda qui trainaillaient encore dans la ville étaient brûlés vifs par la population.
Après ces terribles événements, beaucoup de cache d’armes étaient découverts dans les quartiers stratégiques de la ville chez c’est qu’on croyait être des patriotes alors qu’en réalité c’était des traîtres infâmes. Il fallait contempler les dégâts, il faut des moyens consistants pou r pouvoir les reparer. Plusieurs gens étaient portées disparu ou assassinées dans des circonstances très obscures. Notons aussi que le général chabwine, à cette époque commandant de la police avait aussi pris la poudre d’escampette. Il avait fait sauter une bouteille de champagne quand ses complices avaient pris la ville, il était en pleine fête quand le peuple subissait les mauvais sorts lui infligés par les militaires insurgés.
L’armée congolaise avait accusé plusieurs pertes en vies humaines mais pas plus que les insurgés !ils avaient connu eux aussi d’incroyables pertes. Laurent nkunda, répondant aux questions d’un journaliste de la radio okapi avait affirmé que la cause primordiale de son attaque était la sous-estimation de la minorité tutsi ou disons des banyamulenge, une communauté congolaise nilotique dont il fait parti. Sa déclaration était fausse car ils vivaient bien avec les autres communautés présentes, il n’y régnait aucune ségrégation d’ethnie ni de tribu.

Apres quelques temps de silence, on apprit que nkunda semait la désolation dans les territoires nord kivutiens, il en avait fait son fief privé, son petit Etat à lui-même, régis par ses propres lois, ayant des taxes établies par lui ; bref, il préparait l’indépendance de cette partie du kivu. Il bloquait comme bon lui semble la route de dessertes agricoles de masisi jusqu'à goma taxant les pauvres petits commerçants qui allaient y acheter des vivres comme les haricots, les pommes de terre, etc.
Personne ne connaissait les agendas cachés du général dissident. Il avait tout un plan pour déstabiliser l’Etat congolais. Il avait toute une armée bien structurée, se faisant passer pour des pasteurs prêchant l’arrivée de jésus christ alors qu’ils prêchaient l’arrivée de Satan sur terre. Tout le monde peut se poser la question de savoir comment arrive-t-il à rémunérer ses soldats, c’est simple, nkunda possède plus d’un comptoir d’achat des matières premières dans la seule ville de goma mais enregistrés sous des noms différents, des stations d’essence sans compter la multitude des taxes qu’ils infligent à la population de son entité. Mais aussi d’innombrables aides provenant de ses alliés matérialistes qui ne voient que leurs propres intérêts.
Apres avoir connu plusieurs exactions de la part de ces insurgés, la population de ces milieux avait lancé leur SOS au gouvernement central à kinshasa. Nkunda était déchu de ses pouvoirs et n’occuperait plus désormais une place quelconque dans l’armée congolaise !! Un mandat d’arrêt international lui avait été donné par le gouvernement congolais mais jusque là rien n’est fait pour pouvoir le traquer et le mettre dans les mains de la justice. Il continue à fouler au pied l’honneur et la dignité du pays.



Je vous assure qu’à l’heure où j’établie mes écrits, la guerre est entrain de faire ravage au nord Kivu entre le général déchu et l’armée régulière de la république. Il est entrain de subir de sérieuses défaites. Il parait que l’armée rwandaise appelée communément armée patriotique rwandaise, APR en sigle est entrain de combattre aux côtés de Laurent nkunda. Il n’est plus temps de négocier mais il faut tout simplement le frapper. Et lui et tous ses parrains qui le soutiennent seront mis à mort.
Beaucoup d‘accords ont été signés mais qui ne trouvent pas de solution. La conférence de goma qu’on croyait être une étape décisive dans la recherche de la paix reste elle aussi sans suite, ouvrons l’œil et le bon, ouvrons grandement nos oreilles mais surtout fermons hermétiquement la bouche car trop parler peut tuer, l’avenir nous réserve tant de surprises, attendons voir !! Qui n’avait pas signé les accords du programme amani ? Qui n’a pas été témoin pendant la signature de ces accords ? Dieu seul sait.
De ma part, je crois que c’est une grande honte d’entendre qu’il y a encore une guerre en république démocratique du congo. Cette dernière en est déjà fatiguée !!Depuis 1996, on a jamais savouré les délices que l’on prétend avoir de part notre riche sol et sous sol.
Ce que l’on peut encore se demander est pourquoi le Kivu a toujours été leur cible, leur base arrière ?sommes nous traîtres au Kivu par hasard ?pourquoi chez nous ?on est pas uni au kivu. On ne s’aime pas du tout. Nous faisons mine de nous aimer mais pas comme une personne doit aimer son propre frère. Au vingt et unième siècle, c’est le développement qui compte et non les guerres à répétitions provoquant des succès noircis et éphémères. C’est ce qu’on doit faire au lieu de nous noyer encore une fois dans le brouhaha satanique. Le Congo compte lui-même une multitude des tribus, comment une seule d’elles peut être sous estimée, bafouée ?on doit quand même présenter une cause valable pour faire une défense valable.
Nkunda profite de notre distraction pour piquer minerais, vivres, élevage, etc. et se dit insatisfait car sa communauté n’est pas sécurisée !et si tout le monde commençait à prendra en charge la sécurité de sa communauté , quel serait maintenant le rôle d’un Etat libre et démocratique ?n’est ce pas la prise en charge de toutes les communautés sans exception ?alors pourquoi pas eux ?sont ils des homoncules pour qu’ils ne puissent pas être admis dans la société congolaise ?je crois que non, nous les acceptons en tant que frère, en tant que patriote d’une même région, d’un même pays.



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ericcas - LAURENT NKUNDA OU LE MALHEUR CONGOLAIS (Société - Actualité)    -    Auteur : eric casinga - Congo (Rép. Dem)


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dernière mise à jour : 2011-08-27

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