Sciences - Astronomie
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Les comètes

Les comètes sont réputées, à juste titre, n'être correctement observables que sous un ciel pur et exempt de pollution lumineuse. Cependant, il arrive qu'une comète soit suffisamment lumineuse et contrastée pour être bien perceptible en ville.

Bien sûr la vision obtenue ne sera que fragmentaire et se limitera aux parties les plus brillantes de l'astre. Une queue cométaire, par exemple, ne sera presque jamais visible, ça ne m'est arrivé de façon sûre que deux fois en de nombreuses années d'observation.

Si j'ai bien fait mes comptes, j'ai pu en observer 22 depuis mon balcon (révisé et mis à jour au 15 février 2023: 53 comètes observées depuis mes balcons). Ça allait de l'astre très brillant et détaillé comme Hale-Bopp en 1996/97 ou 17P/Holmes en 2007, à une lueur presque imperceptible mais confirmée par son déplacement comme P/103 Hartley en 2010.

Le plus souvent c'est par un dessin que j'enregistre ces observations.






5 février 2024

Je guettais depuis un moment la possibilité d'observer la comète périodique 12P/Pons-Brooks, en position favorable le soir à l'Ouest.
Un essai avec le télescope de 300mm dans des conditions médiocres ne m'avais rien montré alors qu'elle devait être facilement visible sous un bon ciel.
Ce 5 février, donc, un ciel assez clair et sans Lune m'a incité à tenter une détection photographique avec la lunette achromatique 150/750 et Canon 350D au foyer.
Les images ont immédiatement montré la comète.
Un traitement de 21 images a donné le résultat suivant.



Par contre rien n'était visible à l'oculaire du même instrument.



12P/Pons-Brooks est une comète périodique, c'est à dire une comète qui revient périodiquement à proximité du Soleil et de la Terre.
Son retour se produit tous les 71 ans.
Elle a été découverte en 1812 par Jean-Louis Pons et redécouverte en 1884 par William Robert Brooks, mais auparavant elle avait été observée par les chinois avant que la notion de comète périodique ait été connue.
Wikipédia en anglais



26 février 2024
A la faveur d'une soirée partiellement claire et une transparence correcte pour le site, j'ai observé la comète au T300.
Elle est bien plus lumineuse et facile à voir que le 5 février. Je l'ai déjà perçue deux fois en visuel, avec la L150/750 et au T300.
C'est donc ma quatrième observation de 12P/Pons-Brooks. J'ai réalisé un petit croquis souvenir:









14 février 2023

Une comète assez brillante a attiré l'attention des astronomes amateurs en fin d'année 2022 et début d'année 2023: C/2022 E3 (ZTF).

Ce doux nom de C/2022 E3 (ZTF) est évidemment un code:
C pour comète
2022 pour l'année de la découverte.
E3 indique que c'est la troisième comète découverte pendant la cinquième quinzaine de l'année soit la première quinzaine de Mars (les quinzaines sont repérées par des lettres).
ZTF indique le Zwicky Transient Facility qui est un projet de surveillance automatisé du ciel utilisant un instrument vénérable, le télescope de Schmidt du Mont Palomar.
Ce télescope était conçu pour photographier le ciel sur des plaques argentiques et on pouvait penser qu'il était devenu inutile. Mais cette optique exceptionnelle a été convertie au numérique et est devenue un outil redoutable.

Zwicky Transient Facility

Réputée (surtout au niveau journalistique) visible à l'œil nu, C/2022 E3 (ZTF) n'a en réalité pas vraiment atteint la magnitude nécessaire pour cela, sauf pour des vues excellentes sous des cieux bien noirs.
Néanmoins elle a été assez brillante pour être bien visible dans des jumelles de 50mm ou éventuellement avec un instrument plus gros dans un ciel très pollué comme chez moi.
Je l'ai bien vue, comme une petite tache floue, dans un chercheur de 70mm de diamètre et j'ai pu l'observer avec le T300/1200.
J'ai également réalisé quelques images numériques qui ne montrent évidemment que la partie centrale de la comète.



Ainsi qu'un dessin qui ne montre que très peu de détails.













Mercredi 7 novembre 2007 - 2h30 TU - Comète 17P Holmes

Ciel clair. Il fait un peu frais (5° C), mais le vent est tombé.

Je sors la L150/750. La comète est jolie et bien détachée du fond de ciel à X38 et X50. Le noyau est perceptible à la limite. Sinon toujours les mêmes détails que les jours précédents (coma interne assez brillant, allongée, noyau presque ponctuel décentré, coma externe bien délimitée sauf sur un coté où elle disparait progressivement dans le fond de ciel).

Je fais un dessin avec le 15mm (X50):





Samedi 1er mai 2004 - Eclaircie

Période pourrie au niveau météo. Hier matin j'ai cherché à voir la comète C/2004 F4 Bradfield mais le ciel était couvert.

Ce matin la météo d'Astrosurf annonçait des trouées. Je me lève à 2h45 TU. Il y a effectivement des trouées mais des nuages stagnent dans la zone où doit se trouver la comète. Je cherche aux J8X56. J'apercois Cassiopée, puis M31, puis Beta Andromède. La comète est 3° à droite.

J'installe la L120/600 pour observer à travers la fenêtre de la cuisine, mes deux balcons n'étant pas orientés du bon côté. Je pointe Beta Andromède, décale la lunette vers la droite et je vois immédiatement la comète. Je distingue même un bout de queue, fine et bien orientée.

J'ai juste le temps de faire un dessin avec les étoiles principales à 3h11 TU et les nuages masquent tout.

Je guette jusqu'à 3h34 TU sans pouvoir bénéficier d'une autre trouée.

Dessin à la L120 X 24:





Dimanche 15 février 2009 - 3h20 TU

Ciel clair.Je cherche la comète C/2007 N3 Lulin avec la lunette 150/750 X 38.

Repérage aisé du champ au chercheur 9x50, c'est juste à côté de l'Epi, Alpha Vierge. Mais comète invisible, la Lune est à 12° de là et le fond de ciel est très lumineux.

Recherche à la L150X 38: rien au premier abord. Je précise la position avec le logiciel Carte du Ciel et parvient à saisir la comète comme une tache pâle, sortant difficilement du fond de ciel, mais assez large.

Je fais un dessin avec position de la comète à 4h00 TU. Le déplacement est sensible entre début et fin du dessin, durée de l'ordre de 30mn.





Dimanche 10 mars 2002

18h35 TU: comète C/2002 C1 Ikeya-Zhang repérée aux jumelles 8X56. Parfaitement visible avec amorce de queue dirigée vers le haut.

18h41 TU: observation à la lunette 150/1200 X40. Centre brillant avec queue devinée vers PA=40° qui a l'air de s'évaser en éventail.Comète très visible, petit objet brillant sur un fond de ciel lumineux.

Grossissement X97: les choses se précisent. Queue mieux perceptible qui se devine jusqu'au bord de champ (15'). Centre presque stellaire, zone assez lumineuse de environ 1', puis zone dissymétrique beaucoup plus diffuse en direction de la queue.

La queue donne l'impression d'être ouverte de 10° à 15° au départ, se perçoit bien sur environ 8', se devine sur au moins le double.

Jolie vision avec X48 et X60. Direction de la queue toujours parfaitement perceptible. Evaluation plus précise de sa direction: PA= 60° à 65°.

19h00 TU: dessin à X60.




11 janvier 2015: nouvelle comète brillante accessible sous un ciel de ville, C/2014 Q2 Lovejoy. Pas de queue visible dans ces conditions mais une coma brillante visible aux plus petits instruments.

La comète était perceptible à l'oeil nu sous un ciel de campagne.

Dessin à la L150/750:




21 mai 2015: nouvelle observation de la comète C/2014 Q2 Lovejoy.

Dessin à la L150/750 X88



La comète a considérablement faibli par rapport au dessin précédent. Elle était assez difficile à voir mais a été perçue de façon sûre en grossissant suffisamment pour assombrir un peu le fond de ciel. En fait le dessin ne peut pas représenter fidèlement l'impression fugitive perçue à l'oculaire.

Le ciel était très bon pour le site.




13 Décembre 2015: une nouvelle comète s'ajoute à celles déjà observées, C/2013 US10 Catalina



Jolie petite comète assez condensée.




Jeudi 14 février 2019: autre comète enregistrée cette fois en photo.

Il s'agit de C/2018 Y1 Iwamoto.

L150/750 + Canon EOS 350D / 10 poses de 27s.

Elle était extrêmement faible en visuel la nuit précédente avec le même instrument.







Astronomie en immeuble et balcon : petit truc pour ne pas perdre de temps

Comme je l’ai dit dans la présentation, j’ai la chance de bénéficier d’un balcon (deux balcons en fait, sud et ouest, avantage supplémentaire). Ceci permet d’observer, de façon certes limitée, mais en pouvant bénéficier de tous les moments disponibles laissés par la météo et par mon emploi du temps.


Problème :

La limitation la plus importante est constituée par la faible surface de ciel disponible. Je suis dans un immeuble, mon voisin du dessus a logiquement le même balcon que moi, et ce balcon constitue un masque, un « horizon supérieur », si j’ose dire. De plus l’horizon « inférieur », le vrai, est pénalisé par d’autres masques divers, immeubles et arbres.
Il est important de connaître l’étendue de ce ciel visible, ne serait-ce que pour ne pas sortir tout le matériel afin de voir Saturne alors que la planète est strictement inaccessible à mon télescope. Cette démarche n’est pas évidente à faire « au pif », aussi il est intéressant de tracer assez précisément la zone observable et de vérifier avant toute mise en place du matériel que les objets visés sont bien à l’intérieur.


Détermination de la zone observable :

Cette zone varie de façon importante, en ce qui concerne « l’horizon haut » en fonction de l’instrument, de son emplacement sur le balcon, et même, dans le cas d’une monture allemande (ou d'une azimutale dissymétrique), de la position à l’Est ou à l’Ouest du tube optique. Il faut donc déterminer cette zone pour chaque configuration.
Pour ce faire je pointe en plein jour l’instrument muni d’un grossissement faible au ras du balcon supérieur. En observant à distance d’une quarantaine de centimètres la pupille de sortie, on distingue très bien l’obstruction apportée par le balcon sous la forme d’une ligne coupant cette pupille de sortie. Il suffit de déplacer le tube jusqu’à disparition de cette ligne pour trouver très précisément la position limite permettant de bénéficier de la totalité de l’ouverture de l’objectif. Étant donnée la faible distance entre le masque et l’instrument, empêchant toute vision nette du masque l'oeil à l'oculaire, cette méthode est la seule permettant de visualiser réellement l’obstruction.


Ce qu'on voit en observant l'oculaire, le balcon du dessus obstrue presque la moitié du diamètre utile de l'instrument:


Il faut maintenant déterminer hauteur et azimut pour la ligne visée.
- Si l’instrument est monté en azimutal et dispose de cercles sur les 2 axes, il suffit de repérer au préalable, soit à la boussole, soit sur un point connu, un azimut de référence et l’opération est sans problème. Il ne reste plus qu’à recommencer pour un certain nombre de points et à reporter ces points sur un graphique. On fait de même sur l’horizon « inférieur », mais en regardant normalement dans l’instrument, compte tenu du fait que les différends obstacles peuvent être visualisés directement à l’oculaire.
- Si l’instrument est monté en équatorial ou s’il n’est pas équipé de cercles gradués, il faut avoir repéré préalablement sur le paysage les principales directions. On peut utiliser pour cela un autre instrument muni de cercles gradués azimutaux ou même une bonne boussole munie d’un dispositif de visée, ou encore un viseur quelconque bricolé. Une baguette de bois munie de 2 clous matérialisant une direction, et pivotant sur un cercle en carton grossièrement gradué de 10° en 10° peut déjà donner un azimut à 1 ou 2° près, ce qui est déjà utile et on peut alors pointer l’instrument à étalonner avec à peu près la même précision sur le point du paysage ainsi repéré.
Pour la hauteur, il faut se fabriquer un quart de cercle en carton, gradué et équipé d’un index indiquant la verticale. Pour chaque point à mesurer on applique le coté du quart de cercle sur la génératrice inférieure du tube et on lit directement la hauteur visée. La précision doit être du même ordre, soit 1 ou 2°.

Il ne reste plus qu’à se fabriquer un graphique avec en abscisse les azimuts et en ordonnée les hauteurs. On a ainsi un abaque matérialisant la totalité du champ accessible.
Avant chaque observation un logiciel de planétarium comme Cartes du Ciel permet de déterminer rapidement les coordonnées des différends objets pour une heure donnée. Ces coordonnées, reportées sur l’abaque, indiquent instantanément si l’objet est visible ou non.


Mon ciel observable:

Grâce à l’abaque que j’ai réalisé, j’ai pu déterminer approximativement la surface de ciel qui m’est accessible avec ma lunette de 150mm sur sa monture équatoriale. J’arrive à couvrir environ 7.500 degrés carrés à partir de mes deux balcons. Avec la même lunette, mais cette fois montée en azimutal, sur une sorte de « fourche dobson » je peux augmenter notablement cette surface, tout simplement parce que cette monture peut être positionnée plus près de la rambarde du balcon, donc permet de viser plus haut. Avec ma lunette courte 120/600, montée sur une fourche plus basse le gain peut être évalué à au moins 30 à 40%.

Il faut ramener ce résultat à la vision d’un observateur situé à l’air libre avec un horizon sur 360° : cet observateur couvre une demi sphère, soit environ 20.600 degrés carré. J’ai donc accès, avec mes différends instruments, à quelque chose comme 36 % à 50 % du ciel théorique.

Remarque :
Le logiciel « Cartes du Ciel » de Patrick Chevalley permet d’afficher un horizon différent de l’horizon théorique. Il suffit pour cela d’aller chercher dans les fichiers du logiciel un fichier texte portant le nom d’un des horizons disponibles (dans ma version, j’ai « horizon Genève »), de le sauvegarder sous un autre nom au même endroit et de le modifier en y reportant ses propres données azimut et hauteur. Malheureusement tout point situé en dessous d’un des points ainsi saisi dans le fichier est considéré comme en dessous de l’horizon, ce qui interdit de tracer un « horizon supérieur ».




L'abaque ci-dessus, un peu surchargée et raturée, montre l'ensemble du ciel qui m'est accessible avec un instrument donné (la lunette de 150mm sur monture équatoriale). Il y a différents tracés correspondant à la position de la lunette sur le balcon ainsi qu'à sa position sur la monture. En effet une monture équatoriale permet en général de placer le tube de l'instrument à droite ou à gauche de l'axe, ce qui permet un gain non négligeable, un astre pouvant être inaccessible avec le tube d'un côté, et parfaitement visible en retournant la monture. Sont également indiquée les trajectoires d'un point situé à 0° ou 23° de déclinaison sur la sphère céleste.



Autres petits trucs


Il est parfois difficile de repérer un astre dans le ciel pollué d’une ville alors qu’on ne voit que quelques étoiles à l’œil nu, ou encore de jour, alors qu’il n’y a plus de repère du tout.

Dans ce dernier cas il s’agit principalement de Vénus, dont l’observation est intéressante de jour, de par sa brillance et le fait que, de nuit, elle est toujours relativement basse sur l’horizon. Mais l’observation de jour est également possible pour Mercure, pour les mêmes raisons que Vénus.

On peut également percevoir de jour, plutôt par curiosité car cela n’apporte pas de plus observationnel, Jupiter, Mars et les principales étoiles brillantes.

Mais pour observer ces astres il est nécessaire de les pointer « aux coordonnées ».

Si on dispose d’une monture dite « Goto », avec pointage automatique, c’est en principe facile, sous réserve que la monture ait été correctement mise en station et initialisée au préalable (a priori de nuit sur les étoiles, et avec la possibilité de conserver cette initialisation monture éteinte).

Je dispose d’une monture azimutale Giro Bresser totalement manuelle et dépourvue au départ de cercles de coordonnées. Je l’ai donc équipée d’un cercle de coordonnées horizontal constitué d’une plaque d’aluminium, percée en son centre d’un trou ajusté au diamètre de l’axe situé à la base de la monture, ceci pour assurer un bon centrage. Cette plaque a été gravée de 10° en 10° suivant la méthode décrite plus loin
Un index a été fixé de façon simple par cerclage de la partie mobile de la monture.



On remarquera que j'utilise le terme classique "cercle" mais que mes cercles sont plutôt carrés...

Pour les coordonnées verticales je rapporte sur l’instrument, quel qu’il soit, un quadrant fixé sur les colliers supportant le tube. Ici une plaque de mélaminé graduée suivant les mêmes principes que le cercle horizontal. Un index coupé dans un profilé plat d’aluminium, percé à une extrémité pour lui permettre de pivoter sur une vis servant d’axe, limé en pointe à l’autre extrémité, donne la verticale.



Tout ceci est d’une fabrication assez rustique, l’objectif étant d’avoir une précision de l’ordre du degré permettant d’amener un astre près du centre du champ du chercheur.


Les coordonnées azimutales des astres à un instant donné me sont fournies par le logiciel Carte du Ciel mais peuvent l’être par de nombreux autres logiciels de cartographie céleste. Il est important de bien paramétrer le logiciel sur le lieu d’observation, de bien régler l’horloge de l’ordinateur sur une base de temps fiable, et de pointer rapidement afin que l’objet visé n’ait pas fui le champ visé.



Graduation des cercles

Plutôt que d’acheter un rapporteur de grand diamètre, je trace un carré le plus précisément possible et reporte sur les côtés du carré les distances correspondant à la tangente de l’angle à graver (fournie avec une précision plus que suffisante par toute calculette comportant les fonctions trigonométriques.
Par exemple pour tracer un quadrant vertical, je dessine un carré de 200mm de coté par exemple. L’axe supportant l’index sera fixé à un angle du carré.

Sur les cotés opposés à l’axe je reporte, pour un angle Alpha, les valeurs Tangente (Alpha) X 200, soit pour 10° : Tg(10°) X 200 = 0,1763… X 200 = 35,3 mm (arrondi au 1/10ème).

Ca me donne les positions pour 10° et 80° sur l’autre coté.



Et on recommence pour chaque angle voulu.

Pour aller plus vite on peut graduer de 5° en 5°, tracer un arc de cercle correspondant à la longueur de l’index, et diviser chacun des angles de 5° en 5 (voir la photo plus haut). Ceci reste largement compatible avec la précision de 1° visée.

Bien sûr on peut augmenter de beaucoup cette précision avec des cercles plus grands et un soin extrême dans le tracé. Dans tous les cas il faut le faire avec soin mais des traits au crayon ou au feutre ne donneront de toute manière pas la même précision qu’une machine à diviser et des gravures fines.


Usage de ces cercles

La principale difficulté est que ces cercles sont fixes par rapport à l'instrument.

En azimut on n'a pas de possibilité d'aligner précisément le cercle sur les points cardinaux. On ne peut donc pas faire une lecture directe de l'azimut visé mais on doit calculer en différentiel.

Sur mon balcon j'ai repéré l'angle d'un immeuble qui correspond à très peu près à l'Ouest. Je vise donc ce point, lis la valeur correspondante, et calcule rapidement de combien je dois tourner la monture pour passer à un autre azimut. Ca se fait assez facilement de tête, ou en comptant sur les graduations(comme on compte sur ses doigts) de 10° en 10° (je passe de l'ouest, soit 270°, à 260, puis 250, puis 240, et je décale encore de 2° pour atteindre 238°, par exemple.

En l'absence d'un tel repère on peut partir, de nuit, sur l'azimut d'une étoile brillante pour "étalonner" le cercle.

En hauteur, on n'a pas de garantie que le quadrant soit bien parallèle à l'axe optique. Donc il faut mesurer le décalage en visant un astre ou un point connu, et corriger les valeurs lues du décalage constaté.

Tous ces problèmes seraient résolus si les cercles pouvaient être réglés, mais ce serait une complication dont je me passe fort bien avec la pratique et l'habitude.



Je pratique ce système depuis longtemps. Il est facile de dessiner un quadrant sur le tube carré d'un dobson artisanal, comme le montre cette image de mon premier "gros" télescope, un 250mm, en 1985. La base est également graduée en azimut. L'index était un fil à plomb. En mettant la base bien horizontale ça marche bien.




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Ciel de ville - Les comètes (Sciences - Astronomie)    -    Auteur : Claude - France


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dernière mise à jour : 2024-02-27

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