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GRANDES FAMILLES ET QUARTIERS DE NIANGBO (par SARABANA Magloire)
Niangbo, village situé dans la partie septentrionale de la Côte d’Ivoire, fait partie du département de Niakara dans la région de la vallée du Bandama.
Créé au XVI e siècle par un chasseur venu de Kong (département de Ferké) du nom de Gnaly Koné, Niangbo porte le nom de la montagne (mont Niangbo ou Niangbôgô) jouxtant le village. Cette localité a joué un rôle majeur dans l’histoire de la région voire du pays.
De part sa position centrale par rapport au village voisin, Niangbo est vite devenu un grand carrefour commercial de par ses échanges avec les colporteurs Dioula.
Ainsi, durant trois siècles (XVII-XIX siècle), Niangbo est le chef lieu de la tribu Tchébingué. Au vu de l’importance de sa cité, il subit les assauts du conquérant et résistant à la colonisation, l’Almamy Samory Touré en 1896. Le passage de Samory Touré dans la région a entraîné une forte émigration des forces vives. Ainsi, certaines populations ont trouvé refuge dans les régions de Bondoukou, Aboisso voire en Gold Coast (actuel Ghana) dans les localités de Sampa, Djembé etc…
A l’issu de la pacification, l’administrateur Philippe BOUYS succédant au Commandant CHARTIER proposa la construction du cercle Tagana à Niangbo par l’arrêté général du 11 novembre 1913, portant réorganisation des circonscriptions administratives de la colonie de Côte d’Ivoire.
Le cercle fut provisoirement installé à Dabakala. Ainsi :
- de 1913 à 1923 : Dabakala ;
- de 1923 à 1925 : Niangbo ;
- de 1925 à 1927 : Darakolokaha ;
- de 1927 à 1929 : Niangbo ;
A partir de 1937, le cercle Tagbana part définitivement à Katiola.

De même Niangbo fut érigé en canton comprenant neuf (09) villages dont Arikokaha, Badiokaha, Fononkaha, Koulokaha, Nafikolokaha, Nagoniékaha, Sépikaha, Takpolokaha. Les différents chefs de canton qui se sont succédé dans l’ordre sont Yara, Bema Ouattara et Sourou Coulibaly. Ce dernier décédé en 1967 fut le dernier chef canton car son autorité fut mise en cause par certains villages du canton. Depuis lors, Niangbo perdit à jamais son statut de chef lieu de canton.
Par ailleurs, le village fut subdivisé en trois zones ou familles appelées « kpa » par l’administration coloniale. Ce sont :
- ‘‘ Yara kpa’’ dirigée par Yara
- ‘‘Nanan kpa’’ dirigé par Kifolo appelé mon oncle « na nan »
- ‘‘Sorolo kpa’’ dirigé par Penandjin Soro.
Cette structuration du village héritée de la colonisation a toujours cours. Aujourd’hui, ‘‘Yara kpa’’ est dirigé par Koné Gnelbin, ‘‘Sorolo kpa’’ par Touré Gnènègnan et ‘‘Nanan kpa’’ par Koné Kignelman.
De même, le chef de canton cohabitait avec un chef de village. Ainsi, dans l’ordre de succession de la chefferie, nous avons Gnaly Koné, Kangalassoro Ouattara, Moise Ouattara, Pédari Koné et Lacoun Koné (actuel chef).

Le règne de Koné Pédari
Si Gnaly Koné fut le fondateur et premier chef du village, celui qui a marqué le village de par son règne fut Koné Pédari. Il était un ancien combattant, tirailleur de l’armée coloniale. Il a combattu au côté de la métropole (France), lors des deux guerres mondiales. Il quitte l’armée coloniale avec le grade de sergent, rare étaient les soldats indigènes qui y parvenaient. Dès son retour dans son village natal, après la deuxième mondiale, il s’empara du pouvoir de chef de village au détriment de Moise par un coup de force. Il comptait de ce fait assurer la régence pour le compte de son neveu encore mineur, Ouattara Djara, ‘‘fils’’ de Kangalassoro. Le chef Pédari Koné dénommé ‘‘sarsant’’ (sergent de l’armée) a mis son expériences et ses compétences au service du bien-être de la population de Niangbo au cours de son long règne.

Crise de succession
A sa mort le 22 juillet 1994, le village traverse une crise de succession, d’autorité et de légitimité. Et c’est ceux à quoi l’actuelle chef de village Koné Lacoun doit faire face.

AGRICULTURE DE REELLES OPPORTUNITES
Les terres de Niangbo sont propices pour la culture de l'igname, du riz, du maïs, de l'arachide, du manioc, de la patate, du fonio, du sorgho, du soja, de l'anacarde ( noix de cajou), de la canne à sucre, de la mangue, du goyave, du karité, du djatropha...
Le maraîcher: tomates, choux...

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MINES

NIANGBO est une zone minière assez riche. depuis une dizaine d'années déjà son sol est exploité par des clandos venus du Mali, du Niger et du Nord de la Côte d'Ivoire ainsi que les villageois de Niangbo et des villages environnant d'Arikokaha, FononHaha, de Loho et des campements sénoufo installés autour de Niangbo ces 10 dernières années.

L'exploitation de l'or dans le périmètre de Niangbo, au lieu de profiter aux villageois et à l'Etat de Côte d'Ivoire, est plutôt devenue un danger certain pour les populations de la zone. il n ya aucun profit ni de retombées quelconques. Pourtant les conséquences néfastes sont inimaginables: ( à suivre...)




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