Sciences - Physique, Chimie
La théorie de la cohérence universelle montre que l'évolution de l'univers est intentionnée.

La théorie de la cohérence universelle démontre que
l’évolution de l’univers est intentionnelle.

Sylvain Battisti

Steven Weinberg dans son livre: "Le rêve d'une théorie ultime" dit que la science n’exclut pas aujourd'hui qu'il existe une cause anthropique à l'évolution de l'univers. Rien ne prouve donc que l'homme ne soit pas l'objectif final de l'évolution. Pourtant la connaissance scientifique actuelle exclut le fait qu’un être prédéterminé, et en particulier l’homme, soit la cause intentionnée de l'évolution, pour plusieurs raisons:
Tout d'abord l'être actuel n'existe que par une multitude d'individus différenciés: nous ne savons pas définir l'homme de manière plus générale que par sa propriété de reproduction de l'espèce. Qui est l’homme quand les propriétés de chaque individu diffèrent ? D’autre part les propriétés de l’homme évoluent : il se met en relation chaque jour avec d’autres partenaires comme l’ordinateur ou l’avion. L'homme est de tout temps en évolution génétique: nous savons que nos ancêtres différaient de nous par de nombreux aspects physiques, l'évolution peut détruire des espèces et nous savons que l'homme est au mieux une espèce. Comment la manipulation génétique va-t-elle transformer les propriétés ? Enfin l’homme ne peut prétendre vivre seul dans l’univers et il n’est pas le seul être à évoluer. Les autres êtres évoluent également, les êtres vivants, les astres, mais aussi l’avion, l’ordinateur, le robot, le téléphone …
L’évolution ne conduit pas à un être prédéterminé connaissable par l’homme, mais elle peut conduire à des êtres à construire dans un autre monde prévisible. Si c’est le cas, ce monde et ces êtres doivent présenter certaines stabilités qui les caractérisent. La question principale est donc de découvrir si la science prévoit une caractéristique stable finale à l'évolution de l'univers et si c'est bien dans cette direction que l'évolution effectivement se dirige. Il nous faut comprendre si l’évolution possède une cause intentionnée.
Nous allons montrer que la cause intentionnée de l’évolution de l’univers pourrait consister à construire le maximum d’espaces de relations cohérentes.
Cette affirmation repose sur les fondements de la réalité découverte par la science, et plus généralement par toute la réalité culturelle: philosophie, art, psychologie …
1. On a constaté tout d'abord que la réalité, dans toute sa généralité, est faite de relations entre des êtres qui construisent des états accessibles dans des espaces de relation pour chaque partenaire de relation. Toutes les théories scientifiques impliquent ce constat. Le modèle standard en physique implique à la fois l'existence de matière et de force, c'est à dire des relations entre des êtres qui conduisent les êtres matériels à occuper des états, implicitement dans leur espace de relation, selon une amplitude de probabilité donnée par une loi cohérente. Les théories mathématiques impliquent des êtres symboliques liés par des relations. La chimie et la biologie impliquent des molécules en relation qui construisent l'espace des corps chimiques ou biologique. La politique ou l'économie et toutes les sciences humaines impliquent les relations entre des hommes qui construisent des espaces sociaux. Ces relations construisent les variables des espaces de relation constituées d’états accessibles distincts par les partenaires de relation. Les dimensions physiques, largeur longueur hauteur, sont des variables de l'espace physique construit par la relation gravitationnelle. Les états sont caractérisés par une valeur des variables à laquelle accède un partenaire de relation, comme par exemple la position de l'homme sur terre. Autre exemple : le violoniste et son violon et l'auditeur créent l'espace musical en construisant le "son" composé des suites de notes entendues et des suites de mouvements du violoniste et du violon. A chaque élément de son entendu correspond à la fois un état occupé par l'auditeur dans cet espace et un état occupé par le couple violoniste-violon.

2. L’effet des relations sur l’espace dépend surtout de leur cohérence. Nous devons ici introduire une définition précise de la cohérence: La relation est d'autant plus cohérente que le maximum de propriétés sont prises en considération pour construire le nombre maximum d'états accessibles pour tous les partenaires de relation. La science admet pour elle-même implicitement cette définition de la cohérence. Pour créer un état supplémentaire à l’espace de connaissance scientifique les hommes de science l'intègrent à ceux existants pour construire un ensemble plus cohérent. Plus nous ajoutons d'états à la connaissance, c'est à dire plus l'être humain explique de nombreux phénomènes par les propriétés des partenaires, plus elle est cohérente et plus l'espace de la connaissance que peut parcourir un scientifique est vaste. Si une théorie explique plus de phénomènes qu'une autre elle est considérée comme plus cohérente parce que sa relation avec l’ensemble des phénomènes connus crée un espace de la connaissance qui comporte plus d’états distincts accessibles par le scientifique. Elle a plus de valeur et est adoptée comme plus proche de la réalité. De même plus le violoniste et le violon sont capables de construire d'états distincts de son, plus leur relation a de la valeur et plus elle est cohérente. C'est ce qui caractérise la valeur du musicien et du violon et de l'auditeur. La valeur est donc caractérisée par le niveau de cohérence, qui est une variable associée à la relation, et qui dépend du nombre d’états accessibles par les partenaires de relation.

3. L'espace le plus cohérent est donc un espace avec le plus grand nombre d’états accessibles, donc de plus grande liberté pour tous les êtres en relation. Un nouvel état accessible de l’espace est en effet un nouvel état pour tous les partenaires de la relation. L’espace de liberté est construit par les partenaires eux-mêmes. Une caractéristique importante de la cohérence est son effet sur la stabilité de l'espace : L'espace de liberté est d'autant plus stable que la relation qui le construit est cohérente. Cela vient du fait que rien de l'intérieur ne peut le faire évoluer. On peut le montrer par l'absurde: si l'espace accessible change, c'est soit que des états sont créés ou supprimés, c'est à dire qu'un partenaire au moins n'exprime pas au mieux toutes ses propriétés pour produire le maximum d'états accessibles, soit que le temps d’observation est trop court par rapport au changement en cours. Ce qui revient à dire que soit l'espace n'est pas le plus cohérent, soit l’observateur ignore le changement en cours. L’espace de relation observé n’est donc pas le plus cohérent. La cohérence ne peut donc changer que par l'accroissement ou la réduction des propriétés des partenaires et de l’observateur. La stabilité des propriétés de tous les partenaires, observateur compris, implique donc la stabilité de l'espace de liberté. La cohérence s'accroît par l'acquisition de nouvelles propriétés, elle est réduite par la perte de propriétés. Cela signifie que le seul espace stable possible pour l’univers est l’espace le plus cohérent pour tous les êtres ensemble. Cet espace comporte le maximum de relations cohérentes entre tous les êtres.

4. Cet espace est-il constructible? Dans la mesure où les relations peuvent se transformer dans le sens de la cohérence, rien ne l’interdit a priori. Trois aspects de la réalité montrent que l’évolution peut aller dans ce sens :
Tout d’abord l’incohérence qui réduit le nombre de propriétés des partenaires détruit l’espace qui correspond à ces propriétés. Par exemple les êtres vivants meurent tous à cause d’une relation incohérente entre leurs composants. Dans l’espace matériel l’incohérence se manifeste par la destruction des êtres, les molécules redeviennent des atomes ou les atomes des particules. Dans l’espace financier le cas récent de la crise est caractéristique de l’incohérence destructrice. Dans l'espace économique la crise actuelle vient de l'incohérence de la mondialisation non régulée, qui détruit des entreprises sans assurer un revenu suffisant aux salariés de l'occident, alors qu'on attend d'eux qu'ils consomment. C'est pourquoi ils doivent vivre à crédit. D'où la crise à la fois financière et économique et mondiale et sociale.
Ensuite l’évolution actuelle rend possible la transformation de l’espace détruit en une autre tentative de produire des relations plus cohérentes. La mort détruit les relations incohérentes, mais la procréation permet aux descendants de faire une autre tentative et de réduire peu à peu les incohérences passées. Les progrès de la science et de la médecine en particulier se font ainsi. Les astres en se détruisant ont produit les atomes qui nous construisent de manière cohérente. Le hasard, qui semble prendre des décisions pour l’observateur non averti, ne fait que garantir que tous les états accessibles sont essayés. Quand il conduit à la destruction il montre notre négligence ou notre ignorance et il rend les hommes plus attentifs à la cohérence.
Enfin la vie et en particulier l’homme peuvent transformer volontairement les relations dans l’univers dans le sens de la cohérence s’ils prennent conscience de leur intérêt d’évoluer vers l’attitude la plus cohérente.
Cependant rien ne permet de savoir ce que sera l’espace le plus cohérent effectivement construit car il dépendra essentiellement de l’ensemble des êtres en relation. On peut imaginer que l’incohérence prenne le dessus sur la cohérence et que la destruction des propriétés des êtres et de leur composition se poursuive jusqu’à une autre situation stable : le chaos universel. Cette autre situation stable ne peut être évitée que s’il existe une intention, un désir, de créer la cohérence.

5. Existe-t-il une intention de créer un espace plus cohérent, si oui qui la génère ?
Tous les phénomènes montrent que chaque être, qui possède une propriété adaptée à son milieu, ne l'abandonne que si son milieu, intérieur ou extérieur, le lui impose. Un objet matériel ne perd sa résistance ou son poids que si ses composants se séparent. La force qui lie les composants représente une intention de résister à la séparation. Un être vivant ne perd sa vie que si ses composants se détériorent ou qu'on le tue. Il résiste à la mort. La société n'est détruite que par l'anarchie de ses membres ou la guerre avec ses voisins. Elle résiste à la destruction. L'être symbolique change de propriété quand l'homme le définit autrement. Le tout qui caractérise l'être ne désire pas perdre des propriétés: cette perte lui est imposée par les relations intérieures ou extérieures. Cela signifie que tout être tend à maximiser les espaces de liberté qui le concernent en maximisant ses propriétés et donc ses états accessibles. Il tend à réaliser le maximum de cohérence en prenant en considération ses propres propriétés. Ce besoin de conserver ses propriétés est évident pour l'homme qui désire vivre, pour l'animal qui désire survivre, pour tout être qui résiste au milieu. C'est le caractère fondamental de la liberté individuelle. Ce qui différencie l'être de sa composition est donc cette intention de conserver et de développer ses propriétés qui a pour conséquence de faire croître le nombre des états accessibles dans ses espaces de relation. Tout être serait plus que la somme de ses composants par cette intention de conserver ou d'accroître le nombre de ses états accessibles. Puisque cette intention est exprimée par chaque être et que son objectif est le même pour tous les êtres, tout se passe comme s'il existait une fonction unique dans tout l'univers qui s'exprime par chaque être : la FUN. Cette fonction s'exprime par l'homme par ses envies et principalement sous la forme du désir de liberté.
La FUN pousse l’être à conserver ou à créer d’autres propriétés. Si elle ne réussit pas à le faire, c'est soit que le capital propre de l’être ne le permet pas, soit que la présence des partenaires n’est pas adéquat. Si l’homme ne réussit pas à le faire c’est qu’il néglige de prendre en considération les propriétés des autres êtres de son milieu ou les ignore. Pourquoi ? Pour exprimer son désir de liberté de manière égoïste sans se référer à son milieu. Ce faisant il peut détruire des états accessibles et se montrer incohérent.
Nous avons l’impression que notre vie est une suite de contraintes, parce que nous ne nous sentons jamais assez libre : notre désir n’est jamais satisfait. Je suis contraint de prendre ma voiture pour aller travailler et pour me nourrir, mais c’est justifié par mon désir de survivre. FUN contraint l’être qui peut encore quelque chose à ne jamais être satisfait. Toute cause par définition est contraignante puisqu’elle détermine l’effet futur. La différence essentielle entre le désir et la contrainte semble être la situation de la cause par rapport à l’être. Quand cette cause est dedans l’être c’est pour l’être un désir, comme se nourrir, quand elle est en dehors de l’être c’est pour l’être une contrainte, comme être gavé. Par exemple l’homme peut ressentir sa naissance comme le produit d’un désir personnel ou d’une contrainte des parents ou de Dieu. Il est évident pour la science que la naissance de l’enfant est intentionnelle, ne serait-ce que par le capital génétique et par le capital psychique des parents. Mais cette contrainte première s’est transformée dans le fœtus en désir propre original et fondamental. La suspicion de l’enfant d’avoir été contraint de naître est justifiée par le fait qu’il ne se souvient pas de son propre désir de naître: sa conscience ignore son inconscient. Il est pourtant évident que sans une force intérieure qui le conduit à se développer l’enfant ne naîtrait pas. Si l’enfant, ou l’homme, ne s’approprie pas son inconscient, en se rendant compte qu’il s’est construit en lui lors de ses expériences passées dès sa procréation, l’inconscient apparaît comme une contrainte. Il est pourtant le capital propre fondamental de l’être humain, sa véritable identité source de toute sa valeur, valeur qui peut évoluer. C’est le rôle de l’éducation et de l’instruction de la faire évoluer consciemment.

6. Quelles sont les caractéristiques de cette fonction universelle FUN? Puisque ce sont les êtres eux-mêmes qui réalisent le changement des états accessibles par leurs propriétés dépendant de leur capital propre, nous sommes conduits à penser que la fonction universelle s'exprime par chaque être en transformant son capital propre en propriétés au cours des relations. Cela signifie que FUN doit intervenir chez chacun des composants de l’homme. Par la particule élémentaire qui compose l’atome, par l’atome qui compose la molécule, par la molécule qui compose l’organe, par l’organe qui compose le corps, par l’homme comme un tout. Chaque composant exprime des propriétés parce qu’il est en soi cohérent. Quand un homme fait un geste, tous les composants internes de l’homme, partenaires de cet acte, tentent de produire le même objectif : produire le maximum d’états accessibles par tous les partenaires pour satisfaire un désir de l’homme. Le cerveau et le reste du corps de l’homme se comportent comme un tout cohérent parce que chacun des composants exprime la même fonction avec un objectif semblable pour lui-même. Qu’un des partenaires ne se comporte pas de manière adéquate et le geste ne se produit pas et une partie de l’espace n’est pas accessible. Qu’un tendon soit rompu et l’homme ne peut plus bouger le bras. Les expressions de FUN par un partenaire dépendent de son capital propre et peuvent transitoirement conduire à des expressions incohérentes qui détruisent des espaces de relation, ce qui explique le fait que l'évolution soit parfois chaotique. Un homme peut désirer supprimer les partenaires qui le gênent, en ne tenant compte que du futur prévisible par lui. Mais cela présente l'inconvénient de déterminer le futur en état d'ignorance, c'est à dire de se soumettre au hasard, qui lui ne néglige aucun être. Ce n’est pas la solution la plus cohérente. Par exemple si nous tuons celui qui possède du pain pour le lui voler, en ignorant qu'il s'agit du boulanger, nous réalisons un acte incohérent qui nous pénalisera. Ou bien si nous avions détruit tous les champignons sur terre nous n'aurions peut-être pas découvert l’antibiotique. Nous avons tous intérêt à profiter de l'apport de chaque être pour construire plus d'états accessibles. L'écologie est justifiée de manière universelle, mais il ne faut pas la confondre avec la conservation du système: elle doit conduire au maximum d'états accessibles, ce qui justifie l'évolution. Cela justifie la mondialisation de la recherche scientifique et des connaissances, de l’économie, de la politique, à la condition fondamentale que cela se fasse de manière cohérente. Les êtres et les relations évoluent ensemble.

7. L'évolution de l'univers apparaît comme l'évolution vers l'espace de liberté le plus vaste possible, qui est construit par les êtres eux-mêmes, parce que chacun est animé par la FUN. Pour réaliser l’évolution de l’univers de manière la plus cohérente possible chaque être de ce monde importe et il doit être pris en considération.
Nous avons jusqu’à présent affirmé trois vérités premières :
- Le niveau de cohérence dépend du nombre d’états accessibles.
- La stabilité de l’espace dépend du niveau de cohérence de la relation entre les partenaires. Le niveau d’incohérence détermine la durée de vie de la relation.
- FUN anime les êtres pour leur faire produire le maximum de relations cohérentes en transformant leur capital propre en propriété.
Nous avons montré que ces affirmations permettent de comprendre la réalité observée couramment. Sont-elles justifiées par les connaissances scientifiques?
8. L'espace quantique des particules élémentaires.
En mécanique quantique, la trajectoire de la particule est telle que, dans l'intervalle de temps correspondant au principe d'incertitude, la particule puisse avoir le choix du plus grand nombre de trajectoires possibles. C’est pourquoi elle se déplace proche de la ligne droite quand rien ne l’en empêche. On distingue déjà par le comportement de la particule les trois fondements de la cohérence: C'est la particule qui se comporte de cette manière, elle dispose d'un objectif, cet objectif est d'accroître ses états accessibles dans le contexte qui est le sien. Tout se passe comme si la particule dispose d'un objectif intrinsèque qui consiste à maximiser le nombre d'états accessibles et à accroître sa liberté de choix, c'est à dire à construire un espace de liberté le plus vaste possible pour elle. Ce n'est pas un pouvoir extérieur à la particule qui lui fait obéir à des lois mais c'est la particule elle-même qui obéit aux lois cohérentes, c’est elle qui échange avec les autres particules. Les lois scientifiques apparaissent alors comme des expressions cohérentes de FUN.
Nous allons le vérifier en considérons un électron en relation avec un proton dans l'atome d'hydrogène. La relation effective entre les particules se réalise par un échange de photons, de manière discrète et cohérente, de telle sorte que l'atome d'hydrogène soit un espace de liberté où toutes les propriétés des particules participent. Il est donc stable. La propriété du champ électromagnétique de repousser ou d'attirer est insuffisante pour expliquer la cohérence de la relation entre le proton et l'électron et la stabilité de l'atome. Au delà des forces en présence il faut admettre que les particules en relation disposent de la propriété de construire l'espace de relation cohérente. Si seule la force électromagnétique intervenait nous savons que l'atome ne serait pas stable. Pour que l'atome soit stable la probabilité d'occuper un état donné par la particule doit obéir approximativement à l'équation de Schrödinger. Celle-ci exprime la cohérence de la relation entre les partenaires de relation qui détermine les états accessibles par les particules. Nous constatons donc que la liberté intrinsèque des particules est conditionnée et permet à toutes les particules d'être libre en disposant d'états accessibles selon leur capital propre qu'est l'énergie et leur spin, comme le stipule la théorie de la cohérence. Ce n'est pas l'équation de Schrödinger qui détermine le comportement de la particule mais à l'inverse c'est le comportement cohérent de la particule qui fait que l'équation de Schrödinger existe. D’ailleurs celle-ci est insuffisante pour décrire les états accessibles dans tous les types d'atomes. Nous devons admettre que la particule dispose d'un objectif intrinsèque lié à la cohérence et exprime toutes ses propriétés à sa manière: elle dispose d'un espace de liberté qui conserve ses propriétés tout en lui offrant des états accessibles.
Plus généralement dans tout espace de relation entre les particules la théorie quantique affirme que tous les états sont accédés selon une amplitude de probabilité. La relation définit bien un espace avec des états accessibles comme le stipule la théorie de la cohérence. Ce sont bien les particules elles-mêmes qui optimisent les états réellement accédés en fonction de leur capital propre, masse énergie impulsion spin, et de leur position par rapport aux partenaires. Tous les états créés par la relation leur sont accessibles. Leur choix à un instant donné d'occuper tel ou tel état n'est pas déterminé, ce qui correspond à une liberté intrinsèque des particules. Seul l'état quantique accessible d'une particule est déterminé par la propriété de l'échange entre les partenaires, mais non pas l'état auquel elle accède réellement. Les propriétés, qui font varier l'état des particules, sont déterminées par le capital propre des particules elles-mêmes. D'où viennent les propriétés des particules qui leur font considérer leur partenaire et réguler leur relation pour en faire une relation cohérente? Aucune théorie scientifique ne répond actuellement. La théorie de la cohérence proposée dit que FUN s'appuie sur tout le capital propre de la particule pour lui faire construire le maximum d'états accessibles dans sa relation avec les autres particules, ce qui consiste à satisfaire l'objectif de cohérence des relations.
La science expérimentale nous met aujourd’hui sur la voie de la découverte de la FUN de manière plus directe, par le phénomène d’intrication. Nous savons que la mesure d'un état d'une particule nous informe instantanément sur l'état de la particule qui lui a été corrélée précédemment par un principe de conservation, même si les deux particules se trouvent éloignées l'une de l'autre au moment de cette mesure. Or si la mesure n'est pas réalisée, la seconde particule possède une probabilité non nulle de se trouver dans un autre état. Ce que l'on appelle le principe de superposition des états. Tout se passe comme si le changement d'état pouvait se transmettre infiniment vite en contradiction apparente avec la relativité restreinte. La mécanique quantique affirme que l’état n'était pas déterminé dès le départ, mais elle n'explique pas de manière satisfaisante pourquoi il devient déterminé au moment de la mesure. L'hypothèse de la décohérence par exemple n'explique pas pourquoi elle conduit à des principes de conservation dans le monde macroscopique, c'est à dire pourquoi elle rend ce monde cohérent. Faire appel aux variables cachées qui opéreraient dès le début de la corrélation s'avère incompatible avec certaines expériences actuelles. Une solution consiste à supposer que quelque chose se comporte dans tout l'univers comme un système unique, que l'on dit non localisé. Mais pour éviter la confusion, il faut préciser ce qu'est la « non localité » : FUN est identique dans tout l'univers, mais elle s'exprime localement différemment selon le capital propre de l’être. C'est seulement la propriété de réaliser les principes de conservation qui se propage infiniment vite parce que transmise par une fonction présente partout à tout instant : FUN. Ce sont les échanges de capital par les particules qui ne peuvent pas se faire instantanément. L'application des principes de conservation peut être immédiate, si elle est imposée aux particules par une même fonction universelle présente dans toutes les particules en permanence. Cela implique que FUN dispose de la propriété de transformer immédiatement les propriétés des particules élémentaires pour rendre l'espace cohérent. Ce qui est conforme à la propriété générale de cette fonction de transformer le capital propre en propriété pour tenter de produire plus d'états accessibles. Les particules élémentaires disposent donc d'espace de liberté et obéissent au besoin de cohérence pour survivre, comme tous les êtres de l'univers.

9. L'espace macroscopique.
Considérons plus en détail les lois, les principes, qui nous permettent de créer des espaces de liberté matériels, de nouveaux objets, partenaires de nouvelles relations avec les hommes. Ces éléments de cohérence universelle émanent-ils de la FUN? La théorie dit que le nombre d'états évolue vers le maximum possible pour l'ensemble des êtres de l'univers. Comment le démontrer? Apparaissent deux classes de difficultés:
- Comment évaluer le nombre d'états accessibles total quand il change dans différents espaces à la fois? Si je vole un stylo, je supprime des états accessibles à la victime, mais je me crée des états accessibles à moi. Pour évaluer la cohérence de la relation il faut prendre en considération l'évolution de l'espace. Considérons le cas où la victime n’utilise pas son stylo, ce qui signifie que le vol accroît le nombre d’états accessibles de tous les partenaires et est donc plus cohérent que le comportement de laisser le stylo inutilisé. Mais à condition que le stylo revienne à disposition de la victime quand elle en a besoin. Comme je ne peux pas prévoir cela, l’attitude la plus cohérente consiste à ce que les partenaires potentiels du stylo communiquent pour découvrir comment doit se faire l’échange pour accroître le nombre d’états accessibles. Une première conséquence de la théorie est que ce sont tous les êtres ensemble qui doivent découvrir la relation la plus cohérente qui construira l’espace futur. C’est ce qui se passe dans l’espace scientifique ou démocratique, en principe seulement. Car il existe une condition fondamentale supplémentaire qui est la dépendance de la relation au capital propre de l’être. Il va de soi que tous les citoyens n’ont pas la même compétence dans l’espace politique et que tous les hommes de science n’ont pas la même compétence dans l’espace scientifique. Il en est de même dans les relations matérielles. La construction d’un matériau nouveau avec des propriétés nouvelles impliquent des composants en relation cohérente. Ce n’est pas des composants quelconques qui peuvent le réaliser mais seulement ceux qui ont le capital propre de le faire. Le matériau nouveau est une création réalisée non pas par l’homme seul mais par l’homme et par les composants. Le désir de l’homme est autant nécessaire que le capital propre des composants.
- L’autre difficulté consiste à étendre la démonstration à l'ensemble des êtres de l'univers et à l'ensemble des relations. On peut le montrer pour des cas simples d'êtres en relation biunivoque, mais il est pratiquement impossible de le démontrer pour une infinité d'êtres en relations multiples, c'est à dire pour tout l'univers. Cela vient du fait que ce sont les êtres eux-mêmes qui déterminent quelle est la relation la plus cohérente et quel est l’espace le plus vaste. Un observateur ne peut pas le déterminer. S’il constate que l’espace a grandi c’est qu’il en a fait l’expérience. C’est le cas de toute théorie. Toute théorie généralise sans démonstration et c'est l'expérience qui vérifie jour après jour son domaine de validité. C'est le jour où Michelson mesura la stabilité de la vitesse de la lumière que la théorie de Newton fut contestée.
La théorie de la cohérence, qui étend son domaine à tout l’univers, doit donc intégrer la théorie de l’évolution de Darwin, comme la relativité intègre la théorie de Newton. Rappelons que dans le domaine du monde vivant la théorie de l'évolution des espèces dit grosso modo que les êtres évoluent par la conjonction de trois causes: la modification génétique au hasard, la réplication de ces modifications par les modes de reproduction des êtres vivants, la sélection des modifications bénéfiques à la survie des êtres qui les portent.
Le hasard est ce qui ne néglige aucun être, il manifeste la prise en considération de tous les échanges de tous les partenaires de relation. Ce qui intervient par hasard intervient parce qu’il existe de manière non prédéterminé. Il est l’expression d’une part de liberté intrinsèque. Mais la théorie de la cohérence va au-delà : ce n'est pas par hasard que les hommes créent les arts qui ne sont pas nécessaires à leur survie, ni que les généticiens transforment et transformeront toujours plus les êtres vivants. Tous le font et le feront volontairement pour satisfaire leur désir de comprendre ce qu'ils perçoivent et d’exprimer leur ressenti. Ils obéissent à un désir. Ce désir fait évoluer les hommes de manière non génétique, à cout terme en tout cas.
Les modes de reproduction impliquent une relation cohérente entre des êtres pourtant distincts et expliquent la stabilité des espèces vivantes mais pas la stabilité des êtres matériels qui ne se reproduisent pas. Certains d'entre eux sont éternels, comme l'électron par exemple, pourquoi? Si l’électron a une durée de vie infinie c’est qu’il est intrinsèquement cohérent, c'est-à-dire qu’il est l’expression de la relation de FUN avec elle-même, celle d’une résonnance. Plus généralement la reproduction est une expression du désir de conserver les propriétés des êtres.
La sélection des espèces par la cohérence de leurs relations est incluse dans la théorie de la cohérence mais cette fonction de sélection est généralisée à toutes les relations. Toute relation incohérente dure moins longtemps qu’une relation plus cohérente entre les mêmes êtres. La théorie affirme que les êtres matériels aussi évoluent en fonction de la cohérence de leurs relations.
Si un météorite vient frapper la terre et que l'humanité peut l'éviter en le prévoyant et en se donnant les moyens d'intervenir, ce ne sera pas seulement dû au hasard, ni seulement à la reproduction de ses gènes, ni seulement à son désir de survivre, mais surtout à son désir de liberté et à son besoin de cohérence qui lui a fait construire les espaces de liberté que sont la science et les techniques. Ce qui est plus fondamental que la survie c'est la cohérence des relations entre tous les êtres de l'univers. Toutes les envies des hommes, toutes les fonctions psychiques, conduisent les hommes à survivre mais aussi à vivre en accroissant leurs espaces de liberté. Le progrès signifie plus que survivre. Pour vivre il faut plus que devoir survivre: pour nombre d'entre nous cela ne vaut pas la peine de survivre hors d'un espace de liberté ou sans l'espoir de créer plus d'espace de liberté. Cela explique le développement de l'art, pourtant inutile pour survivre. La théorie de la cohérence intègre la théorie de Darwin dans l'évolution de tout l'univers, en faisant de l'homme un être comme un autre, quoique disposant d'un capital propre bien particulier. Car le comportement qui optimise la liberté de l'être humain obéit à la même loi de cohérence. Le capital propre de savoir parler permet à l'homme d'occuper l'espace de la discussion selon son propre choix, pourvu que ce soit de manière cohérente, c'est à dire que sa parole ait un sens pour son partenaire de discussion ou plus précisément que la parole conduise le partenaire à un état distinct de son état précédent en conservant les autres états accessibles de la parole, c'est à dire sans détruire les autres propriétés du partenaire. C'est pourquoi discuter est plus cohérent que de se battre, si cela conduit les partenaires à des états plus conformes à leur choix et à leur capital propre. Pour l'être humain la cohérence maximale conduit à un nombre d'états accessibles maximal pour tous les êtres en relation.

10. Conclusion :
Les connaissances scientifiques actuelles confirment la théorie de la cohérence, dont le domaine de validité inclut tout l'univers, humanité comprise. Pour réaliser l’objectif de l’évolution de manière la plus efficace, la méthode cohérente doit être utilisée, qui prend en considération tous les partenaires, qui régule les relations pour tenter de créer un espace de liberté en tenant compte de toutes les propriétés en présence, et qui intègre tous les espaces pour en faire un ensemble le plus cohérent possible. L'hypothèse de la FUN est confirmée et sert notamment:
- à expliquer le phénomène d'intrication,
- à comprendre pourquoi le comportement doit devenir cohérent pour chaque être quelle que soit sa composition. Il existe une valeur universelle basée sur la cohérence.
- à montrer pourquoi il existe des états instables qui pour l'homme conduisent à la mort ou à la souffrance,
- à montrer comment l’incohérence peut conduire à plus de cohérence,
- à donner à l'humanité une espérance commune qui ne nécessite ni la croyance à un monde hors du notre, ni la croyance à la détermination systématique de l’évolution. La religion n’est utile à l’humanité que si elle obéit au concept de cohérence. La connaissance n’est scientifique que si elle est la plus cohérente possible.
- et enfin à donner à chaque homme un sens à sa vie. Celui de découvrir en lui le besoin de cohérence du monde et son pouvoir de le satisfaire.
Rien n'assure que sur terre, avec l'homme et peut-être grâce à lui, FUN réussira à produire un espace de liberté stable où participeront les descendants des hommes. L’univers ne produit qu’une tentative. Personne ne détient seul la vérité dans le domaine de validité du monde réel, et nous communiquons pour tenter ensemble de construire un espace de connaissance le plus vaste possible. La théorie de la cohérence est probablement adoptée par des scientifiques depuis longtemps dans leur propre espace au moins en partie et inconsciemment. Mais il nous faut exclure de cet ensemble ceux qui tentent d’accaparer les relations dans leur propre intérêt à court terme. Chacun désire être reconnu par ses pairs comme l’un des meilleurs. Cela est conforme à la théorie de la cohérence, mais à condition que le critère fondamental de cohérence soit respecté, dans le cas contraire il s’agit d’une expression perverse de FUN qui fait perdre du temps et du capital à l’espace scientifique. Cela vaut pour tous les espaces de relation, politique, économique... Les exemples ne manquent pas!

1) Dans le labyrinthe de la cohérence, S.Battisti, éditions Thot.





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La théorie de la cohérence universelle montre que l'évolution de l'univers est intentionnée. (Sciences - Physique, Chimie)    -    Auteur : sylvain - Suisse


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