Société - Religions
les cheicks spirutuelles des tôrykas



Cheick Soufi Bilal Diallo à propos du code : "Un groupuscule d'individus a pris l'islam en otage pour ses intérêts personnels "Dans un entretien exclusif qu'il nous a accordé le 15 septembre dernier, le guide spirituel de la Communauté musulmane des Soufis du Mali (CMS-Mali), Cheick Soufi Bilal Diallo tire à boulets rouges sur certains leaders religieux musulmans, qui ont manifesté bruyamment leur désaccord par rapport au nouveau code des personne, alors que, selon lui, ils étaient impliqués de bout en bout dans l'élaboration du texte. " C'est un groupuscule qui manipule les fidèles et s'en tape plein les poches ", a-t-il déclaré.

Dans un entretien qu'il nous a accordé le 15 septembre dernier, le guide spirituel de la Communauté Musulmane des Soufis du Mali, Cheick Soufi Bilal Diallo n'est pas passé par quatre chemins pour secouer le cocotier de la communauté musulmane du Mali. " Depuis que cette affaire de code a commencé, j'ai toujours demandé aux gens de ne pas agir bêtement. Car c'est à cause des manifestations et des violences que l'islam est considéré, à tort par des gens de l'extérieur, comme une religion de déviations. J'ai alors demandé à certains responsables membres du Haut Conseil Islamique du Mali de me faire lire le code d'abord avant de me prononcer. Il m'a été dit qu'il est très volumineux. J'ai alors remis 35 000 F pour qu'on m'en fasse la copie…Mais, rien ".

Le maître à penser des soufis du Mali dénonce, sans ménagement, les manipulations des paisibles populations par les premiers responsables du HCIM, dont l'un des leaders Diamouténé s'est bien sucré en tant que rapporteur de la commission d'écoute sur le projet de code. " Il a perçu près de 600 000 F CFA par mois et des frais de carburant pendant un an au titre des indemnités de participation aux séances d'écoute. D'autres individus dont Amadou Konaké, Boulkassoum Haïdara et des responsables du HCIM et de l'AMUPI avaient défendu pendant un temps le projet de code, avant de changer d'avis à cause de leurs ambitions personnelles ". Pour Cheick Soufi Bilal, le fait de rassembler 50 000 personnes dans un stade pour attirer l'attention de la communauté nationale et internationale avait d'autres motivations que celles liées aux améliorations à apporter au texte. C'est ainsi que le guide des soufis du Mali n'a pas hésité à révéler que certains leaders musulmans utilisent la religion pour avoir des gens derrière eux afin d'assouvir leur soif de privilèges. " Certains d'entre eux comptent s'agiter pour espérer être nommés ambassadeurs, directeurs de certaines structures ou organismes importants ".

Pour lui, parmi les leaders de la religion d'Allah au Mali, ceux qui luttent pour la face de Dieu ne sont pas nombreux. Et Cheick Bilal de marteler que l'Union des Jeunes Musulmans du Mali (UJMMA) dérange certains dignitaires religieux. " C'est ainsi qu'un groupuscule d'individus a pris l'islam en otage pour assouvir ses intérêts personnels ", a-t-il déclaré avant de préciser que les soufis sont pour la paix sociale dans la crainte de Dieu.

A la question de savoir si les soufis du Mali rejettent aussi le code, notre interlocuteur dira que pour la communauté soufi, quelques points mineurs de désaccord existent dans le document. Et c'est, a-t-il indiqué, à travers le dialogue dans le calme que les angles doivent être arrondis.
Selon le chef des soufis du Mali, appuyé dans ses propos par le président de la confrérie, Khalifa Sadio Bilal, la CMS s'est toujours placée derrière le bon sens, par une analyse systématique de toutes les situations avant d'agir.

Rappelons que la CMS est une confrérie de soufis qui regroupe en son sein des milliers de disciples ressortissants des huit régions du Mali, du district de Bamako, et de plusieurs pays de la sous- région tels que la Cote d'Ivoire, le Burkina Faso, le Togo, la Guinée, le Sénégal. la France, l'Espagne, et les USA.
Bruno D SEGEBDJI


cheick ibrahim iyass al koalackBaye Niass (Taïba Niassène, 1900 - Londres, 1975), de son vrai nom Ibrahima Niass (forme longue) Cheikh Al Islam Mawlana Ibrahima Niasse, est un soufi, gnostique et mystique musulman, sénégalais. Il est le 9e fils d'Abdoulaye Niass. Par la suite, son mouvement deviendra le plus vaste mouvement religieux en Afrique, comptant plus d'une centaine de millions de disciples selon Christopher Gray (The rise of the Niassene tijania).
La ville de Kaolack est devenue, grâce à son père Abdoulaye Niass (aussi un vicaire de Cheikhou Tidiane) un carrefour pour les tidjanes venant de toute l'Afrique, mais aussi d'Amérique spécialement au mawlid an-nabi pendant laquelle est commémorée la naissance du prophète de l'islam, et où la ville reçoit des millions de pèlerins venus de toutes les contrées, et de toutes les origines.
Baye Niass fit sa formation religieuse entre Taïba Niassène et Kossy Mbiteyene, localités situées dans le département de Nioro du Rip. C'est à l'âge de 20 ans que Baye écrivit son premier livre intitulé "Rouhoul Adap".
Aux lendemains qui suivirent la disparition de son père, il resta sous l'autorité du calife de la famille, Mouhamed Niass dit Baye Khalifa. Celui-ci fut son protecteur, son ami et lui laissa administrer ou du moins dispenser l'enseignement coranique. C'est lui qui assurait les chants religieux.
Il fit son premier pèlerinage à la Mecque en 1937. Il fonda Médina Baye à l'image de Médinatoul Rassoul de la Mecque mais aussi Sham ainsi que de nombreux villages dans le Saloum.
Baye Niass fut très vite connu dans tout le Sénégal et dans sa sous-région, non seulement par la diversité du savoir qu'il dispensait mais aussi et surtout son implication dans tout ce qui concernait les africains. C'est un pan-africaniste confirmé, et s'est rendu dans beaucoup de grandes villes d'Afrique pour y prêcher le tidianisme.
Baye Niass s'est aussi rendu hors du continent, notamment en France, en Angleterre, en Belgique, en Indonésie, en Chine, au Pakistan, pour y prêcher. Il fut notamment le premier noir Africain à diriger la prière dans la prestigieuse mosquée d'al Azhar en Egypte, où il noua une profonde amitié avec le président égyptien Gamal Abdel Nasser, et fut honoré par le titre Cheikh Al Islam.
Baye fonda l'école franco-arabe El Hadj Abdoulaye Niass et donna les terres où sont construits l'école élémentaire portant son nom ainsi que le poste de santé de Médina Baye. Chaque année, il s'adonnait à l'agriculture pendant l'hivernage et conseillait vivement le travail et la quête du savoir.
Il mourut à Londres le 26 juillet 1975 à l'âge 75 ans et fut enterré dans l'enceinte de la mosquée de Médina Baye (Kaolack) qu'il a lui même fait ériger. Il a laissé un héritage tant dans le domaine social que spirituel.
Baye Niass compte de nombreux disciples dans le monde entier de toutes les nationalités.
Baye Niass composa un poème religieux de 2 972 vers en l'honneur de Mahomet, intitulé Tayssir El Wussu Ila Hadratu Russul.
Généalogie[modifier]

Dans l'introduction de son éloge panégyrique sur Mahomet, imprimé pour la première fois à Ibadan au Nigeria, Baye Niass décrit sa lignée :
fils de Abdallah
fils de Seyyidi Muhammad
fils de Mademba
fils de Bakary
fils de Muhammad Al Amin
fils de Samba
fils de Rida
fils de Chamsou Dine Missina
fils de Ahmad
fils de Abiboullah
fils de Baba
fils de Ibrahima
fils de As-Siddiq
fils de Ibn Naafiah
fils de Qays
fils de 'Aqil
fils de Amr.
Leur origine sénégalaise provient du mariage entre Rida (migrant arabe)et une femme du Djolof Djéla Niass, de laquelle ils ont tous hérité ce nom de famille sénégalais.
Son œuvre littéraire[modifier]

Il a écrit un total de 75 œuvres qui dans la plupart sont traduites dans plusieurs langues, notamment :
Rouhoul Adab, écrit à l'âge de 21 ans
Noujoumoul Houda, panégyrique sur Mahomet.
Tanbihoul Azkiyya, panégyrique sur Ahmed Tijane.
Rafhoul Malam, invitation à prier avec les mains sur la poitrine.
Kaashifoul Ilbass, précisions sur les paroles soufies antérieures.
Dawawina Sitta, recueil de six diwans sur l'éloge à Mahomet, de Ahmed Tijan, de ses muqaddams, conseils et énigmes soufis destinés aux disciples.
Djamihoul Djawamihou , recueil de poèmes pareils au précédent sur l'éloge à Mahomet, de Ahmed Tijane, conseils et énigmes soufis destinés aux disciples.
Rihlatoul Konakri, poème sur son voyage à travers la sous-région : Guinée, Sierra Leone, Liberia, Ghana, Nigeria pour propager l'islam tidjane.
Djawahirou assa'il, missives, réponses à des correspondances, explications de certains versets, hadiths et paroles soufies, litanies.
Sirou Akbar (« le plus grand secret ») un des livres les plus ésotériques de Baye Niass.
Seyroul Qalb, dernier poème écrit par Baye Niass.
Articles annexes[modifier]
Religions et croyances au Sénégal
Confrérie du Sénégal
Liens externes[modifier]
Site des talibés de Baye en France
Site sur Baye Niass
Fayda Baye
La Fayda
Ansaroudine NURUL HAQQ Thiès
Bibliographie[modifier]
Djibril Guèye, Cheikh Al Islam El Hadj Ibrahima Niass le Mystique (1900-1975) ou l’école de formation spirituelle de Niassène, Dakar, Université de Dakar, 1983, 151 p. (mémoire de maîtrise)
Ahmadou Mokhtar Ba, Cheikh Ibrahima Niass, savant et homme d’action, Dakar, Université de Dakar, 1983, 85 p. + table. (mémoire de maîtrise)
Cheikh Mohamed Mahdy Ibrahima Niass, "Le défenseur de L'islam"
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Communauté Musulmane des Soufis de Côte d'Ivoire cheick soufi konatéLe Soufisme, pour l’Islam
- Est ce que le cœur est pour le corps
- C’est le carburant pour le véhicule
- Ce sont les racines pour l’arbre

Le Soufisme
- La recherche de la sainteté, de la certitude
- La recherche de l’équilibre mental et de l’humilité
- La recherche de la sagesse et de la paix intérieure

Le Soufisme
- N’est pas la théorie mais la pratique
- Est l’endurance aux épreuves de la vie, à la faim, à la soif
- Est la mortification


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les cheicks spirutuelles des tôrykas (Société - Religions)    -    Auteur : mohamed - Côte d'Ivoire


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