Pays du Monde - Villes et Villages
histoire du village de Rumes et Alentours



Le blason de RUMES



Rumois, amateur d'histoire depuis mon plus jeune age, et travaillant à l'institut des sciences naturelles de Belgique, je m'efforce à faire partager cette passion aux gens qui m'entourent, travaillant pour l'archéologie Belge depuis 1990 avec plus de 15 chantiers de fouilles archéologiques à mon actif, et beaucoup d'autres en paléontologie... avide de renseignements historique, je suis aussi Prospecteur au détecteur de métaux, depuis l'âge de 13 ans.


Le Paléolithique («la pierre ancienne»)

c'est la période au cours de laquelle l'espèce humaine s'est transformée physiquement, passant du stade de l'Australopithèque à celui de l'Homo sapiens moderne. Cette transformation paléontologique s'est accompagnée d'une mutation technologique, sociale et psychologique. Elle a duré un temps considérable, débutant il y a plus de 2 millions d'années, époque où l'on situe actuellement la création de l'outil, pour s'achever avec la fin de l'époque glaciaire, 8 000 ou 9 000 ans avant notre ère.

Nous pouvons affirmer que Rumes et ses environs étaient déjà occupés il y a plus de 100.000ans, par des hommes préhistoriques, comme en démontre les outils de pierre retrouvés dans les labours, ces objets lithiques sont taillés ou retouchés à la façon Moustérienne, un très beau biface (outil de pierre taillés sur les deux faces) fut trouvé le long de la chaussée de Douai et peut être daté avec réserve de près de 100.000 ans. Quelques outils de cette époque furent trouvés dans les champs de Rumes et aux alentours



Le Néolithique:

cette période est bien représentée dans nos villages, et de nombreux outils de pierre et des haches polies furent trouvées dans les champs. Des lames de silex, des pointes de flèches, furent miraculeusement sauvés et épargnés des socs de charrues et labours successifs des fermiers depuis des siècles. Outre le silex brun local des exemplaires trouvés sont en silex gris ou blanc, ce matériau est étranger à notre région, et nous montre que déjà à cette période le commerce ou les échanges commerciaux entre tribus étaient une chose courante. Les carrières de Spiennes étaient reconnues pour la grande qualité de ses silex, de même que les silex de Verlaine (Ardenne Belge) ce silex caractéristique est de couleur gris marbré ,nombre de ces pierres furent trouvés à Rumes et Taintignies. ces outils disparurent peu a peu avec l'arrivée du Bronze et du fer.



L'époque Gauloise:

Cette période est représentée à Rumes par quelques monnaies de potin (ces monnaies Gauloises furent trouvées dans les champs de Rumes) (alliage de plomb, fer, et cuivre) quelque monnaies de bronze et aussi deux monnaies en argent. Des fragments de poteries furent trouvés à Rumes mais également à Taintignies.
Cette période fut la période de transition pour nos Rumois du premier jour, les silex furent abandonnés et le bronze prit une grande place dans la vie de tout les jours, le nouveau minerai de cuivre, de plomb, et d'étain provenait principalement d'Angleterre et d'Allemagne.
Le minerai était fondu dans des bas-fourneaux et transformé en métal, celui ci était coulé dans des moules d'argiles ou de pierre, et aprés refroidissement on ébarbait et polissait le tout pour lui donner une belle teinte proche de l'or, ainsi furent fait, glaives, pointes de flèches, fibules, casques....
Plus tard, le fer fit son apparition, beaucoup plus solide que le bronze il eu le privilège de remplacer celui ci pour les armes, les outils agraires... La limonite (minerai de fer) était importée mais nous avions une carrière toute proche, en effet une exploitation se situait à Bâchy.

Les villages de Rumes et Taintignies possédaient des temples dédiés aux Dieux Gaulois, à Taintignies Belenos était adoré dans un de ces temples, d'ou le nom du quartier de "Bellonne", l'emplacement exact de cet édifice n'a pourtant pas encore été repéré, seuls quelques fragments d'architrave décorés furent trouvés sur le village de Rumes (dont un de prés de 60kg en pierre de Lezennes), certaines photos aériennes nos montrent également un enclos fermé de plus de 100 mètres de long, des recherches sur le terrain pourraient définir si et enclos immense est en rapport avec le culte Religieux Gaulois

Le théonyme celtique Belenos est attesté par une cinquantaine d'inscriptions localisées en Autriche (dans l'ancien Norique) et par une dizaine d'autres en Provence. Mais les quelques témoignages textuels de l'Antiquité et les souvenirs toponymiques permettent de supposer que la diffusion initiale du culte s'étendait à tout le monde celtique continental. Les toponymes issus du nom de Belenos sont tous français et du type Blin, Belin, Blain, Blan etc. Il existe aussi une survivance lexicale rare dans le français dialectal belin , «sorcier».
Belenos est un surnom de l'Apollon gaulois dans son aspect de lumière, ce que confirment les appartenances indo-européennes du thème bel, bellone. Le même thème est retrouvé dans le nom irlandais de la fête de Beltaine ou «feu de Bel», le 1er mai.



L'époque Romaine:

Cette période est très bien représentée, les vestiges de villa, l'attestent, prés de 20 villa peuvent être répertoriées avec certitude, des monnaies et fibules (broches) et objets furent et sont encore trouvés en abondance, malgré les attaques acides des engrais chimiques. Les premiers vestiges d'occupation Romaines datent de l'arrivées des troupes de Claude premier,

L'époque Romaine: Cette période est très bien représentée, les vestiges de villa, l'attestent, prés de 20 villa peuvent être répertoriées avec certitude, des monnaies et fibules (broches) et objets furent et sont encore trouvés en abondance, malgré les attaques acides des engrais chimiques. Les premiers vestiges d'occupation Romaines datent de l'arrivées des troupes de Claude premier,



Ces fibules (Broches) furent trouvées à Rumes par S.Berton et datent du 2ème siècle aprés JC. la fibule de gauche est une fibule militaire de Pannonie (Autriche et pays de l'est avoisinant) ce type est très rarement rencontré en Belgique et en France, peut être un souvenir d'un légionnaire Romain ayant combattu sur les limes (frontières) du Rhin ?

‘Claude 1er Né à Lyon en ~ 10, il appartenait à la gens Claudia, elle-même apparentée à la famille d'Auguste: il était le fils de Drusus et d'Antonia, le frère de Germanicus et l'oncle de Caligula. Son manque d'ambition et son apparence médiocre l'empêchèrent de faire carrière, aussi se réfugia-t-il dans les choses de l'esprit. C'est par hasard qu'il accéda à l'Empire, à l'âge de cinquante-deux ans: en 41, il se retrouvait seul représentant de la dynastie, et les prétoriens, qui le trouvèrent caché derrière une tenture, lui proposèrent la pourpre. Il accepta. L'homme ne payait pas de mine: ivrogne et bègue, il passait pour être le jouet de ses affranchis et de ses épouses successives qui le trompaient abondamment, Messaline et Agrippine en particulier; sans expérience ni de l'armée ni de l'administration, il aimait les activités intellectuelles, en particulier la grammaire latine et les antiquités étrusques.

Son règne n'en fut pas moins bien rempli, il meurt assassiné. C'est vers 24 avant Jc que la Gaule fut envahie par les Romains, les premières légions de Claude s'installèrent dans notre région, et fondèrent famille. Les Romains construisirent des routes, que l'on appelle maintenant "Chaussée Romaines" une d'entre elles, passe contre la ferme du crin blanc et ce dirige vers Arras, ces chaussées principales, bordées de fossés, étaient divisées et coupées par des "Diverticulum" (sorte de chemins de traverse) reliant les villages et grandes propriétés. une hache de fer y fut découverte récemment.

De point de vue étymologique le mot Rumes provient d'un Général Romain dont le nom était "Rumo", le nom du village changea plusieurs fois mais garda sa racine étymologique (Rumo, Ruma, Rumeis, Rume, Rumes) L'époque Romaine fut très florissante pour le village, l'artisanat se développa, des fours de potiers furent installés dans toute la région ainsi que des ateliers de fonderie de fer et de bronze, les personnes plus riches pouvaient faire venir d'Italie des poteries de luxe comme la Sigillée, cette poterie était richement décorées de figures mythiques, d'animaux...
Tandis que les personnes plus humbles s'approvisionnaient chez les potiers de Howardries, Taintignies ... ces villages étaient réputés pour fabriquer de jolies poteries avec un décors à la molette.


L'agriculture se développa également et le commerce de même, ce qui permis aux paysans d'aménager leurs modestes maisons en riche villas, avec texte Plan de la villa Romaine de la Déroderie à Taintignies celle ci étaient équipées d'hypocaustes (ancêtre de notre chauffage central) de baignoires ou de bassins luxueux en marbre, les pièces étaient décorées de peintures murales, de statues.... L'économie Gallo-Romaine était à son apogée, et cette prospérité dura prés de trois siècles. Après cela, cela commença à péricliter, rapidement, les attaques des Chaucques, (pirates qui descendaient l'Escaut et qui pillaient notre région), la monnaie se verra dévaluée on passa de l'argent a billon (argent et cuivre), au monnaies de bronze, on réduisit les modules...et les prix augmentèrent, et cela pour la seule raison que la région était devenue si bourgeoise que seulement quelques paysans cultivaient encore, la demande était devenue plus forte que l'offre, ainsi l'empire Romain ne savait plus subvenir à ses besoins, il s'écroula en quelques dizaines d'années. Les Mérovingiens profitèrent de cette décadence pour s'installer chez nous et prirent tout simplement la place des anciens chefs romains, Les Mérovingiens, fondèrent familles, s'installèrent prés des grandes villes et relancèrent l'agriculture et l'économie.

Ceci dure jusque la fin de l'Empire Carolingien Cette dynastie de rois et empereurs a régné sur une partie de l'Europe occidentale du milieu du VIIIeme siècle au Xeme siècle et doit son nom à son plus illustre représentant, Charlemagne. Le fondateur en est Pépin le Bref qui met fin en 751 à la dynastie des Mérovingiens en destituant Childéric III et en se faisant proclamer roi des Francs. Son fils Charlemagne poursuit les conquêtes et unifie une grande partie de l'Europe occidentale, avant de se faire couronner empereur d'Occident en 800. Mais en 843, cet Empire est partagé entre les trois petits-fils de Charlemagne et sa partie occidentale donne naissance à un premier territoire français, la Francia occidentalis, cadre dans lequel se succèdent les rois carolingiens de Charles le Chauve à Louis V pendant 150 ans. Cet équilibre fut bouleversé par l'arrivée des Normands et Viking vers l'a, 880 ap JC.


(fibule trouvée à Esplechin)

L'époque Mérovingienne:

bien que présents dans le proto-village de Rumes les Mérovingiens n'on pas laissés beaucoup de traces de leur passage. une grande bataille se déroula à Taintignies en 575, entre Sigebert et Chilperic, on l'appela bataille du mont des tombes. D'après le chroniqueur "Mousques" IXème siècle, une armée Royale commandée par un guerrier de renom, y fit exterminer, et le nombre de mort fut si grand qu'on y creusa pour les enterrer des fosses profondes au pied de la montagnette qui depuis a conservé le nom de Mont des tombes (traduction du texte d'origine). Cela se passait en 575, les deux armées en présence étaient celles des frères ennemis Chilpèric, et sigeber, Roi d'Anstrasie, petits fils de Clovis. La Reine Frédégonde, épouse de Chilpéric apprenant que les troupes de sigebert était en marche pour attaquer Tournai, soudoya deux officiers qui réussirent à s'introduire dans la tente de Sigebert et le tuèrent.
Les deux armées se rencontrèrent dans la plaine de Taintignies et la victoire restera aux mains de Chilpéric, on appela cette bataille la bataille du "Dolant-mont" venant du vocable latin Mons Dolens soit mont de la douleur. Ce fut l'évêque Mousques qui l'a dénommée ainsi pour des raisons que nous devinons!

La première occupation de notre région fut lors de l'arrivée de Clodion en 440 ap JC, celui ci fait alors de Tournai, sa capitale (Civitas Regalis) Mérovée y établit son palais, par la suite vers 463, Childéric, chef tribal de la famille de Clodion, s'était mis à la tête des Francs, aux service de l'Empereur et de Rome, c'était pour lui un bon moyen de s'enrichir et d'avoir une protection extérieure. Childéric mourut en 482 et fut inhumé à Tournai sous un grand tumulus, à proximité de l'actuelle église Saint Brice. Son fils Clovis pris le relais après la mort de son Père.
Les villages de Rumes, Taintignies et La Glanerie sont pauvres en matériel et vestiges de cette époque, car a cause de nombreuses attaques de mercenaires, pirates et autres la majorité des populations préféraient habiter plus prés de Tournai, ou ils avaient une protection sure. une fibule Discoïde fut trouvée à Esplechin, et une autre à Taintignies. Les prospections récentes sur le village de Rumes on permis de déceler un cimetière d'époque Mérovingienne tardive, le matériel retrouvé est maintenant en cour d'étude au musée d'archéologie de Tournai, ce matrièl comporte de nombreuses fibules en arbalètte, des fibules en forme de pont, des bagues, et nombre de petits objets de bronze à plaquage d'or.

La question Franque

On oublie trop souvent que les Francs ont contribués à la formation de la France et de l'Europe moderne.

Paris a été Mérovingien...après Tournai !...et peu de villes peuvent fêter un 1.500eme anniversaire, comme celui de l'accession au trône de Clovis, après la mort de son père Childéric en 482.
Les francs, don le nom signifie : hardi, courageux, on formés la nation la plus durable de l'époque. Au bas Empire les Romains connaissaient leur période de décadence. En Germanie, ils sont incapables de contenir l'invasion des Vandales, et sous cette pression, en 406 les Francs franchissent le Rhin et vont bientôt s'installer jusqu'a la Sonne. En 431, ils font de Tournai leur capitale.

Une infiltration pacifique

La population Romaine du nord de la Gaule accueille les Francs presque en libérateurs...En effet, les invasions successives des Chauques, des Vandales, des Huns, qui déferlent sans arrêt dans leurs contrées, sont excessivement dévastatrices. La paix romaine n'existe plus. Pour se défendre, les légions Romaines incorporent dans leurs rangs des soldats Francs et plusieurs d'entre eux deviendrons "consuls".
De plus, le père de childéric : Merovée, allié des Romains, acquiert une réelle popularité, par la suite de sa victoire en 451 contre le chef des Huns : Attila, au champs Catalaunique, prés de Troyes. Il sera d'ailleur curieux de trouver dans la tombe de Childéric, des objets décorés à l'orientale, comme ceux des Huns. Impressionnée par cette victoire, la population apeurée et lasse des invasions terrifiantes voit dans les Francs de véritables sauveurs.
L'époque Carolingienne:

la aussi peu de renseignements sur cette période, bien qu'une motte fortifiée de cette époque se trouvait à l'emplacement de l'actuel "Crin Blanc", cette motte servira de protection aux villageois contre les attaques viking de l'année 881. La région fut tellement ravagée par les attaques Viking que les terres furent abandonnées durant de nombreuses années, Tournai fut pillé, incendié et tout ses habitants Hommes, femmes et enfants furent passés par le fil de l'épée il fallut presque 30 ans pour que la vie reprenne normalement à Tournai ainsi que toutes les villes se trouvant sur l'Escaut, celui ci ayant fait la richesse de Tournai, à contribué à sa perte..

Le château primitif de Rumes était construit sur une butte entourée de palissades, il était facile pour les villageois de s'y réfugier lors d'attaques ennemies.

c'est en 899 que Charles le simple confirme l'appartenance de Rumes à l'abbaye Saint Amand, en 952 le village de Froidmont est acheté par la même abbaye.

Et point de vue matériel ?

une croix reliquaire ainsi qu'une croix Irlandaise furent trouvés, il est a noter que les premiers moines évangélisateurs de notre région étaient Irlandais, aussi une petite nécropole Carolingienne précoce fut retrouvée à Rumes, mais une fouille en bon ordre pourrait nous en dire plus...cette nécropole est menacée, car installée sur un terrain à bâtir., les objets trouvés en surface à cet endroit sont de petits objets de décoration pour vêtements finement dorés, de plus à certaines période de l'année grace à un oeil averti il est même possible de repérer les tombes et leur orientation

il est à noter que le reliquaire en bronze doré du 8ème siècle est une pièce exceptionnelle pour l'archéologie régionale , cette croix complète contient un morceau de fer et un morceau de bois serait elle ne relique de la "vraie croix" ? cette relique est de fabrication Byzantine, d'un coté la représentation du Christ avec les inscriptions ICXS (IESUS CHRISTUS) qui signifie "Jesus Christ" et le mot "NHKA" (NIKA)qui signifie en Grec "Vainqueur" les lettres restent dans le style de l'époque,byzantine.L'autre face se distingue par la représentation plutôt naive de la Vierge avec les inscriptions M-PbV (MATER THEON) Qui signifie "Mère de Dieu" dans le dialecte de l'époque, seulement connu de certains érudits.

Les moeurs d'inhumations changent progressivement, les objets déposées dans les tombes sont de plus en plus rare, au fur et à mesure que l'on s'approche du haut moyen age, jusque une disparition totale d'objets au debut de celle ci.

La petite nécropole de Rumes comprenant des objets d'inhumation permet de dater les tombes du tout début de la période Carolingienne, juste avant l'arrivée dans nos contrées des Viking en 881.





reliquaire Carolingien


vierge carolingienne


La haute époque Féodale:

un château fort est érigé vers 1148, ce château fort fut construit par Baudoin IV: Baudoin 1er de Constantinople (1172-1206) Comte Baudoin IX de Flandre (1194-1206), Baudoin VI de Hainaut, premier empereur latin d'Orient (1204-1206) né à Valenciennes. En 1200, il fut l'un des chefs de la Ivème croisade, il participa à la prise de Constantinople avec comme écuyer et comme amis, le fils cadet des seigneurs de Rumes en (1204) et fut élu Empereur du nouvel état latin fondé par les croisés, cependant les Byzantins se révoltèrent et firent appel au Tsar Bulgare Jean II Kajolan. Défait par ce dernier à la bataille d'Adrianople (1205) Baudoin, fut fait prisonnier et interné à Tarnovo, ou il mourut.
A la place de la motte féodale, d'énormes douves entouraient le château, ils étaient alimentées en eau par des sources que des fossés secondaires amenaient, ceux-ci furent comblés en 1867 et 1882, ce nivellement mis à jour des centaines de squelettes, ils reposaient pour la plupart dans de grands sarcophages de pierre, il s'agissait sans doute des restes des seigneurs de Rumes et de leur familles. Une arcade monumentale de pierre taillées recouvrait le pont-levis, une allée grandiose conduisait à une seconde porte ornée aux armes du seigneur, à gauche se trouvait le donjon aux énormes portes de chêne, cette tout fut gravement endommagée par un ouragan en 1876 et dut être détruite. Ce château formait un quadrilatère parfait aux tours d'angles, il fut incendié plusieurs fois sur quelques siècles, celui ci était relié à l'église et à la chapelle de l'ermitage à Esplechin par un vaste réseau de sous-terrains, cette chapelle fut détruite au 17ème siècle et était à l'époque féodale un endroit trés apprécié par les châtelains. Le château fort de Rumes appartint successivement à la famille "de Rumes", de Beauffort", "de Croy", "de Solre" et plus récemment aux "Crombez".

Le fils cadet du seigneur de Rumes (car ce n'est que récemment que Rumes prend un "S") pris part à la quatrième croisade, et y fut tué par les Sarrasins, il fut pleuré par Baudoin IV, dont il était l'écuyer et l'ami fidèle. Le château fort fut érigé à l'emplacement de l'actuel "Crin Blanc", au milieu de magnifiques bois le long de l'importante chaussée Romaine Tournai-Arras, des anciennes constructions il ne reste plus que la grange avec ses puissants contreforts et deux bornes qui servaient aux chevaliers en armures de monter sur leurs chevaux, ces bornes étaient situées a chaque carrefours et points stratégiques sur les chemins seigneuriaux, seules trois sont encore visibles, le chemin d'accès au château était magnifique, avenue, pelouses, drèves d'une longueur de 300 mètres, et d'une largeur de 23mètres, qui allait en s'élargissant pour avoir un front de 80 mètres face aux douves du château, une partie de la douve principale fut rebouchée dans les années 1980, celle ci se trouvait façe au "Calvaire" de Rumes, il falait encore passer sur un petit pont de bois pour franchir la douve pour aller de la rue de la cure à la Ferme "Roestraet" (actuellement le "Crin blanc")

Le moulin seigneurial datant du 14ème siècle fût détruit par la tempête de 1908, de celui ci, il ne subsiste qu'un tas de gravas prés de l'actuel cimetière. La potence du château se trouvait un peu à l'écart de celui ci, près de la sablière et un autre était installé dans le prolongement de la rue de l'aventure, d'ou son nom, car le condamné allait vers sa dernière aventure... le village de Taintignies relève de la terre de Rumes en 1012, c'est le temps des croisades et les deux premiers chevaliers à pénétrer dans la ville assiégée de Jérusalem sont Lethald et Englebert, deux Tournaisiens. En 1107 le Pape Pascal II confirme l'attachement du village de Rumes à L'Abbaye de Saint Amand, en 1119, c'est le Pape Calixte II qui le confirme à nouveau.

1178 La chronique nous dit que Jean sire de Mortagne abandonne la seigneurie de Rumes a son père Guillaume. En 1197 Baudoin VI de constantinople pille Tournai. en 1200 une église est construite à Rumes, le choeur y est aménagé vers le 15ème siècle. une nouvelle église fut construite à la place de l'ancienne en 1866. en 1212 le conte Ferrand du Portugal assiège Tournai et se livre au pillage de la ville. Philippe Auguste pille Lille et fait marquer au fer rouge une fleur de lys sur tous ses habitants, les hommes à partir de 14 ans sont passés par l'épée ou envoyés dans des bagnes. 1214 La bataille de Bouvines fait rage et le seigneur de Rumes engagé dans les armées flamandes est fait prisonnier du Roi de France, Philippe Auguste, la rançon fut payée par le seigneur d'Estréelle. d'autres n'ayant pas d'interets car pas d'argent n'on pas eu cette chance ceux ci furent exécutés sur place à Bouvines.

En 1291 le nom de Rumens apparaît dans un relevé topographique. En 1297 Roger et Robert de Rume signent pour le comte de Flandre un traité de neutralité avec les Tournaisiens. Les seigneurs de Rumes jouissaient sur leurs terres des Droits féodaux, ceux ci étaient constitués par le haut pouvoir féodal, toujours en faveur du maitre du village.



(monnaie d'or trouvée a Rumes)

La basse époque féodale:

en 1339 Mille Tournaisiens et hommes d'infanterie partent rejoindre le Roi à Buironfosse, ils marchèrent toute la nuit sans boire ni manger, le roi aurait dit en les voyant arriver, "on peut c'mincher les Tournaisiens sont la" 1340 Tournai est comblé de faveurs par Philippe le Valois, car la ville a résisté à Edouard III d'Angleterre. Edouard III s'était fait nommer Roi de France et d'Angleterre, Jacques Van Aulevelde félon du Roi de France s'était rangé du coté des Anglois avec la Flandre. Edouard III voulait incorporer Tournai et le Tournaisis au comté de Flandre, ceux ci se proclamèrent fidèle à la France. 1349, 25.000 mort à Tournai, notre région est décimée par la peste, on enterre les morts la nuit de peur d'effrayer la population, à Rumes et Taintignies ils sont enterrés à la sortie des deux villages au lieu dit "le marais" (un bois recouvre maintenant les malheureux) . En 1400 et 1523 deux grande famines dévastèrent la région.


La période Espagnole:

d'après une carte d'époque Rumes comprenait 194 maisons, y compris les fiefs de La Glanerie et du petit Rumes., Les seigneurs régnaient dit-on en maître, ils rendaient justice et bien souvent leur caprices réglait seul la mode et la rigueur de la répression, c'était selon l'expression "sitôt pris sitôt pendu" Rumes était endroit de Haute et basse justice, la basse justice était les délits mineurs (on dirait maintenant "de simple police").Et a l'entrée du château fort de Rumes s'élevait un gibet et un pilori, c'était là que le seigneur des lieux exerçait sa Haute justice, la peine de mort était précédée de tortures, le feu, la faim, la soif, la castration, la compression des membres, la mutilation d'un membre, (oreille, main, pied, ....) Et d'autre raffinements. La vie des serfs (villageois serviteurs) sur la terre de Rumes n'était pas des plus belle.1522 Charles Quint décida du sort de Tournai en l'annexant à la Flandre, un décret fut dicté mais resta lettre morte (au contraire Tournai formait a elle seule une province avec ses consaux et état de la ville et cité de Tournai) ses états composés du Clergé et de la noblesse, comptent quatre seigneurs laïcs ou Barons (de Pecq, de Rume, d'Espierres et de Warcoing) ceux ci représentaient Tournai par leur Baillis respectifs.

On ne peut parler de cette période sans parler des Seigneurs de Beauffort (seigneurs de Rumes à la période Espagnole) Dans le choeur de l'église se trouve le tombeau de Philippe de Beauffort (Capitaine des villes et château de l'écluse en Flandre) (+) 1558 et de son épouse Marie de Berlaymont en 1560, deux moulures supportent deux petits édicules avec pilastres, sur les tables horizontales, sont taillés deux couples grandeur nature, ces couples représentent Philippe de Beauffort décédé en 1530 il était le conseiller et Chambellan de Charles Quint,, sa femme Jeanne de Hallwyns de Comines, Georges de Beauffort ainsi que son épouse, cette dernière est séparée de son mari par un enfant recouvert de bandelettes croisées en losange. Les seigneurs sont représentés armés et vêtus de surcots, ils ont les mains jointes, le gantelet et le casque posés prés d'eux, les dames portent un habit monacal.
Entre les deux caveaux se trouve les armoiries de Rumes et en dessous, un coeur en plomb, ayant contenu le coeur de Philippe de Beauffort, les restes momifiés du coeur furent récupérés pas une parentée Française
Les fonds baptismaux en pierre de Tournai datent de 1540 et la chaire de vérité date également du 16ème siècle.

De la chapelle du château il ne reste plus rien, elle fut dévastée par les iconoclastes au 16ème siècle, pour protéger leur biens les ecclésiastiques et le seigneur durent cacher les instrument de culte, les reliquaires précieux ainsi que leurs fortune personnelle. Rumes avait eu le privilège et était la seule seigneurie de la région, de pouvoir frapper monnaie de cuivre et d'argent, mais depuis ce temps aucune monnaies frappée à Rumes ne fit réapparition, le trésor des Beaufforts gît certainement sous vos pieds, dans un sous-terrain ou dans une crypte secrète et inviolée depuis le 16ème siècle .

.1581 Sous Philippe II ( fils de Charles Quint) c'est l'épisode romancé de Christine de Lalaing, cette dernière fut blessée parait-il au siège de Tournai alors qu'elle était en tête des armée de cette même ville. En réalité un coup malheureux d'arquebuse l'avait blessée à l'épaule lors d'un banal défilé militaire, deux ans avant cette fameuse bataille. (La statue de Christine de Lalaing se trouve sur la grand place en tenant sa hache vers la cathédrale.1590 a Hollain des femmes furent exécutées pour sorcellerie, elle avait parait-il des rapports avec Satan ! Le soir prés de la pierre Brunehaut, elle y dansaient le sabbat et faisaient pacte avec le Diable...


Notre entitée fut épargnée par les combats de la guerre 14/18, Nos villages furent des endroits de repos pour les troupes Allemandes revenant du front et un champ de tir d'entrainement pour les nouvelle recrues, Le champ de tir de Taintignies se trouvait au lieu dit "Gloriette" les champs de la "Gloriette" sont remplit de milliers de cartouches d'execices tirées en 1916. des combats entre Anglais et Allemands eurent lieu au lieu dit "Bois à fosses" et de nombreux obus furent tirés sur froidmont, Ere, et sur Esplechin. la maison du chef de gare de Rumes fut detruite par les Allemands, de nombreuses bombes tombèrent sur le village et firent de nombreux dégats.

Hiver 1915, les Allemands entrent à Taintignies et réquisitionnent la forge de la rue des bois, mon arrière grand père fut réveillé et fut obligé, en pyjama, de ferrer les chevaux des soldats sous la neige. il eu une pneumonie et mourra dans l'année.

Taintignies 1918, un soldat de l'armée régulière Allemande, loge au 125 rue des bois et constate que la personne à qui appartient la maison (mon arrière grand Mêre) cache ses économies dans une petite boite de fer, ce soldat est prit a voler une monnaie d'or, Mon arrière grand mère porta plainte à l'officier commandant la garnison de Taintignies, et celui ci, malgrès les pleurs et repentir du voleur devant mon arrière grand mère , l'envoya au front à Verdun, quelques semaines après l'officier donna des nouvelles du voleur à mon arrière grand mêre, elle apprit qu'.il etait mort à Verdun.



La guerre 1914 - 1918 à Rumes

Introduction

Franz Lagneau a quatre ans quand débute la première guerre mondiale.

Son père est sous-brigadier des douanes. Avec sa famille, il occupe une partie de la gare de chemin de fer de Rumes, l'autre partie étant réservée au chef de gare. C'est là que ce petit garçon va vivre les affres d'une longue guerre. Rentré à l'école en 1919, l'instituteur demandera à ses élèves de mettre leurs souvenirs par écrit. C'est la relation façe à l'époque par le jeune Franz que je soumet à l'appréciation de mes lecteurs.

Devoir de vacances fait en 1919 par Franz Lagneau. ( 9 ans en 1919 )

La guerre - arrivée des Allemands à Rumes

Sur la fin de juillet 1914 tout le monde disait que la guerre allait éclater entre l'Allemagne et la France. On avait peur car les Allemands allaient envahir la Belgique pour attaquer les Français. On réquisitionna les chevaux pour l'armée belge. On rappela plusieurs classes de soldats. Les soldats du 3ème Chasseur à Cheval de Tournai vinrent à Rumes et aux environs garder la frontière. La guerre éclata dans les premiers jours du mois d'août. Malgré le courage héroïque de nos soldats, les Allemands envahirent la Belgique en commettant partout des atrocités. On était tous effrayés à Rumes.

Le 22 août on racontait qu'on avait déjà vu des Hulans à Tournai. La garde civique avait été désarmée et on avait porté toutes les armes du village à la maison communale; le même jour, il était passé des soldats français se dirigeant vers Tournai. Le 23 août, ils revinrent vers le soir se réinstaller à Rumes. On devinait que la situation était grave. En effet, le lendemain 24 vers midi, on entendait le canon qui grondait à Tournai. Les Français étaient battus et se repliaient vers la France. Vers 2 heures, les derniers Français partaient à peine de Rumes que des Hulans arrivaient; le village était sans bruit, comme mort; tout le monde se cachait.

Les Allemands frappèrent aux portes le long de la grand-route et ils demandèrent s'il n'y avait plus de Français et firent servir à boire pour leurs chevaux. Ils ne firent pas trop de dégâts au village. Ils incendièrent une grange et détruisirent une partie de la gare. Les jours suivants, les Allemands continuèrent à passer à la grand-route. Il en passa ainsi des milliers avec canons, cuisines, chariots. Peu à peu on s'habitua à les voir.

Tout à-coup vers le 15 septembre, on ne voyait plus d'Allemands depuis quelques jours et voilà que l'on signale des Français qui arrivaient de France avec des goumiers et se dirigeaient vers Tournai. Ces soldats étrangers étaient bien vêtus. La plupart de ces derniers avaient de grands manteaux gris clairs. Beaucoup de ces goumiers criaient "vive la Belgique!" Ils avaient de beaux petits chevaux qui couraient très vite. Beaucoup de gens crurent que la guerre était finie.

Quelques jours après il passa encore des Allemands. Alors nous ne crûmes plus que la guerre allait finir. Ils firent tuer tous les pigeons à Rumes et aux environs. Nous eûmes le ravitaillement et le comité de secours. Les Allemands réquisitionnèrent les chevaux, les vaches, etc.

Pendant la guerre

Nous dûmes loger des soldats allemands en repos. Les Allemands firent remarcher les trains mais rien que pour eux. Il passa des trains très longs chargés de bois, matériels de fer, munitions servant aux tranchées. Nous entendîmes le canon toute la guerre gronder à Ypres, à Lens, etc. Il passait très souvent des Allemands sur les trains qui revenaient du front. Il passa quelques trains de prisonniers russes et plusieurs trains de Croix-Rouge allemands.

Les Allemands prirent les civils pour aller travailler à Jolimet et dans des autres contrées. Alors le village fut en fièvre. Les civils convoqués préparèrent leurs bagages pour partir. Quand ils sont partis tout le monde pleura. Beaucoup de ces hommes ne revinrent plus. Les uns moururent de froid, de faim et beaucoup d'autres causes. Les Allemands réquisitionnèrent encore les animaux domestiques. Nous n'eûmes pas beaucoup de ravitaillement. On eut les policemans et les gendarmes. Ces policemans et ces gendarmes allaient perquisitionner dans les maisons pour prendre une quantité de choses prohibées. Alors nous eûmes faim; nous ne pûmes rien cacher. On devait livrer toutes les récoltes aux Allemands.

Des escadrilles d'aéroplanes alliés venaient tous les jours jeter des bombes.

Il en est tombé une sur la maison de Monsieur Deffontaine Remy au Rouvroir; elle a été anéantie. Plus tard une autre bombe est tombée sur la grange de Cailleau Amédée qui fut détruite et quatorze autres bombes sont tombées, douze dans les pâtures le long de la grand-route, une autre sur la grand-route même et encore une autre près du chemin de fer. Ces trous étaient immenses. Nous ne dormîmes plus une nuit tranquille. Nous étions toujours sur le qui-vive.

Les alliés envoyaient des petits ballons; à ces ballons étaient attachée une quantité de petits papiers. Sur ces papiers on avait imprimé toutes sortes de choses pour démoraliser les Allemands. Tous les jours au soir, on voyait les phares des champs d'aviation allemands qui éclairaient le ciel.

Entre-temps on n'allait presque pas en classe; une fois parce que la Croix-Rouge était installée dans la classe; une autre fois, il n'y avait pas de charbon pour faire du feu; ensuite, on devait aller chercher des feuilles dans les bois pour les Allemands ou encore leur chercher des orties, deux kilos par personne. On fit aussi déménager notre maître d'école pour occuper sa maison. C'était toujours de plus en plus mal, on était très malheureux. Le temps perdu pour l'étude nous a fait beaucoup de tort. Les hommes allaient au contrôle le dimanche pour la commune et tous les mois pour les Allemands.

Vers le mois de septembre 1918, on entendait le canon gronder très fort.

On disait que Douai était repris. Alors il passa à la grand-route des civils avec des chariots et des voiturettes sur lesquelles ils avaient déposé leurs bagages. Il passait aussi des batteries, des chariots allemands avec des boeufs attelés par les cornes, des automobiles, des machines pour écraser le gravier, des vaches, etc. Il passait aussi des femmes, des enfants et des hommes qui évacuaient. Parmi eux ils passaient des hommes en buse qui disaient que c'était la fin de la guerre. Les Allemands prirent une dernière fois le reste des civils ainsi que les vaches, les chevaux, les porcs, etc.

Beaucoup allèrent près de Bruxelles d'étape en étape. Les fermiers durent conduire des marchandises près de Bruxelles et plus loin. Il repassait sur les trains de soldats des petites machines et beaucoup d'autres matériels servant aux tranchées. Les Allemands amenèrent des mines sur un train et ils en déposaient une tous les 5 ou 6 mètres le long de la ligne du chemin de fer.

Quelques jours après, un vendredi, les Allemands arrivèrent pour détruire la gare. Ils firent sauter les voies. Ensuite ils arrivèrent à ma maison.

J'étais encore là avec mon père sauvant vite encore quelques objets. Premièrement ils ont enfoncé les portes du quai; un autre soldat arriva par la rue de la gare avec une mine dans ses bras. Aussitôt il ouvrit la porte et alors il vit mon père et moi. Il nous dit de partir et nous dit de vite lui ouvrir la porte de la cave. Mon père dut la lui ouvrir et demanda dix minutes à l'officier pour aller jusqu'au grenier chercher un objet. L'officier lui accorda. Alors mon père et moi nous dûmes partir de la maison et nous allâmes nous mettre derrière le mur de la maison de Mademoiselle Christine Maton près de chez Demoulin. Monsieur le Bourgmestre, mon père et moi, nous regardâmes détruire ma maison et celle du chef de gare. Je n'oublierai jamais ce que je vis. Je vis alors la maison se lézarder et tomber peu à peu comme un château de cartes. Les Allemands durent miner 8 fois ce bâtiment pour le détruire. Le lendemain tout le monde alla voir les ruines.

Alors on disait déjà que les Anglais étaient à Bachy. Alors on se retira dans les caves en attendant l'arrivée des Anglais. Tout le monde était inquiet de savoir ce qui se passait. Pendant la nuit du samedi au dimanche, ma famille et moi nous nous étions réfugiés chez Madame Martinage, rue du Rouvroir.

Pendant la nuit on entendait marcher dans la cour. On entendait aussi des mitrailleuses de toutes parts répondre l'une à l'autre. C'était déjà les avant-gardes anglaises qui arrivaient. Le matin, on dit qu'il passait des Anglais à la grand-route. Aussitôt on alla voir. En effet, voilà un peloton qui s'amène vers le rouvroir et s'arrête près de chez Martinage. Beaucoup de gens allaient porter toutes sortes de choses aux Anglais, des fleurs, des vivres, etc. Nous avons eu des évacués de quatre ou cinq communes. Il passait beaucoup d'Anglais à la grand-route.

Puis nous eûmes alors la bataille de l'Escaut, le bombardement qui dura pendant trois semaines. Nous n'eûmes plus de ravitaillement. Nous eûmes aux anglais des biscuits, des boîtes de viande conservée, etc. Il tomba des obus sur la maison de Dewannain Joseph; sa femme fut tuée, sa maison abîmée. Il en tomba encore un autre sur la maison de Carton au Rouvroir; sa femme fut tuée ainsi que deux Anglais et une petite fille née depuis quelques heures.

Après ces trois semaines de bombardement, nous eûmes l'Armistice qui fut signée le 11 novembre, un lundi. Alors les civils revinrent. Nous fûmes très joyeux que la guerre était finie et que nous n'étions pas Allemands. Nous eûmes encore le ravitaillement mais l'on débitait beaucoup plus de marchandises qu'avant le bombardement. Des soldats belges revinrent en congé. Il y avait des aéroplanes anglais qui volaient. Nous eûmes des soldats Anglais en logement.

Franz


(Eléments de la 2eme divison Blindée à Rumes)

La 2eme Guerre mondiale

Aprés le débarquement des Alliés en Normandie, la Belgique et le Grand duché de Luxembourg attendirent l'arrivée des Alliés durant trois mois. Au début septembre, les armées alliées libérèrent du joug nazi la Belgique, le Grand Duché de Luxembourg et une partie des Pays-Bas. une joie immence déferla sur nos contrées. La présence des libérateurs, l'apparition au grand jour des membres de la résistance et le réaprentissage de la liberté soulevèrent les coeurs d'un enthousiasme délirant.

Pour beaucoup de personnes, cette joie n'était pas sans ombre. Dans bien des familles, des êtres chers avait eté emmenés en Allemagne comme prisonniers de guerre ou travailleurs ou, pire encore, avaient disparus après avoir eté emmenés par la Gestapo. Dans les cantons de l'Est et au Grand duché, les jeunes hommes enrolés de force dans la Wermacht se trouvaient sur le front de l'est. Les familles des fusillés de la dernière heure vivaient leur douleur. Enfin, pour tous, l'ère de la restriction n'était pas terminée. Cependant, la liberté était de retour. On la savourait à petites doses, lentement et longuement...

Brèves historiques sur l'entitée de Rumes et ses environs

1940 des bombes Anglaises et Allemandes tombent dans l'entité de Rumes ,un avion Allemand lache ses bombes (non amorcées) sur Rumes avant de s'écraser prés du bois de Flines, un villageois de Wez se vente d'avoir joué au foot avec la tête de l'aviateur, 1943 une délégation d'enquête de la Gestapo interrogent les Villageois sur ce fait, certains sont envoyés en Allemagne, et ne revinrent plus.

Bachy, dure vérité ! Un jeune garçon de 16 ans se déguise en soldat Allemand, les résistants de Bachy le prennent pour un Allemand (ou un collaborateur) et il est exécuté dans le bois de Wannehin, le corps ne fut jamais retrouvé...

Wez mai 1942, 13h un bruit de chasseurs Allemand se fait entendre, deux as de l'aviation Allemande piquent vers le sol aves leur "Stuka", se redressent a la dernière minute et passent entre deux grands arbres... il continuèrent cette prouesse durant de nombreuses semaines toujours à la même heure, pour le plus grand bonheur des enfants du quartier...un jour il ne sont plus revenus...

Le 2 septembre 44 dans le début d'après midi un motard de l'armée Allemande passe sur la rue des bois avec son side car, et fait un tête a queue devant la maison de Mme Beghin Georgette (n°25) le motard perd son casque qui roula dans le caniveau, quelques minutes plus tard ce fut le tour d' un convois de véhicules badigeonné de boue et de camouflage et ce n'est que quelques minutes plus tard que les habitants se rendirent compte que s'étaient les premiers Soldats US qui passaient, a la vue d'un Soldat noir conduisant son Dodge avec ses pieds...

Le 2 septembre 44 dans l'après midi Mr Henry Berton et son fils Jacques se rendent en direction de La Glanerie en passant par les chemins de Bellonne (Taintignies) pour voir les Américains, arrivés tout deux devant un véhicule blindé US ils furent étonnés que les soldats leur demandèrent de se cacher dans le fossé...quelques instant plus tard le véhicule blindé ouvra le feu a la mitrailleuse vers le bosquet tout proche, les Soldats US ramenèrent plus tard de ce bosquet, deux jeunes soldats SS tués par leurs tirs, un Américain donna un des fusils maculé de sang des victimes à Mr Berton Henry, je possède toujours cette arme Mr H Berton était mon grand père.

La Chaussée de Douai à Rumes du Galibier jusque au niveau la pharmacie actuelle était minée, les chars US passèrent en direction de la place de Rumes et se dirigèrent vers la rue d'ansroeul, celle ci fut complètement défigurée, en effet des ornières s'étaient formées aprés que les pavés furent enlevés par les lourds char US, ces chars coupèrent cour au niveau de la maison du peuple et enfoncèrent le mur de l'actuel Garage "cantraine", en suite ils partirent libérer Tournai. Le 4 septembre la Chaussée de Douai était déminée.

Quelques cartouches de calibre Point 50, un calibre utilisé par les chars, furent retrouvées le long de la lisière de "Bois d'amour", ce qui impliquerait que des tirs se serait déroulés à cet endroit.

Un convois Allemand fut détruit pas l'aviation Anglaise face au bois d'amour, ce convois explosa et brûla durant une semaine, avec le fracas des explosions de munitions et obus de 37mm stockées dans les caisses...de nombreuses cartouches et éclats sont encore retrouvés dans les champs actuellement y compris les cartouches de 20mm tirées par l'avion Anglais.

Le long de la chaussée Douai (sur la gauche en venant de La Glanerie) au niveau de l'ancien dépôt d'immondices un fdkfz Allemand (véhicule semi chenillé) fut enterré par les habitants de Rumes, celui ci avait été abandonné par ses occupants et est resté sur le bord de la chaussée jusque en 1947.

En 1940 les soldats Anglais postés à le glanerie creusent des tranchées non loin de l'ancien terrain de Foot, pour recouvrir celles ci les Anglais réquisitionnent un bon nombre de portes des maisons avoisinantes pour couvrir les tranchées et par ce fait les rendrent invisibles par l'aviation ennemie.

Rongy, une explosion terrible secoue le village, des maisons sont soufflées par le choc, c'est une fusée V2, arme de représaille Allemande qui s'est écrasée au pont cailloux, de nombreux éclats tranchants furent récoltés par mes soins.

Bachy, 1944 un avion P38 "double queue" est coupé en deux par un obus de DCA, l'équipage aura un monument sur la route menant à Rumegies.

1944 un soldat Parachutiste Canadien est en repos a Taintignies, blessé lors de la bataille d'arnheim il logea quelques semaines au 125 rue des bois a Taintignies, il donna son brevet de parachutiste et sin "pégase" a mon père qui avait 7 ans a l'époque.

Un petit groupe Soldats Russes déserteurs de l'armée Allemande logèrent chez les habitants de Rumes ces soldats étaient très appréciés des villageois, ils furent dénoncés par un collaborateur et ils furent exécutés lâchement dans un bois de Taintignies...par la gendarmerie locale.

Des collaborateurs furent également exécutés et enterrés (habillés en Allemands) dans un bois à Rongy....ils y sont toujours...

Le 2 septembre 1944 un éclaireur de la 2ème Division blindée US passe la frontière par erreur avec sa moto, de se fait La Glanerie (Rumes) fut le 1er village Belge libéré, quelques photos prises çe jour me sont parvenues, je fait donc profiter aux lecteurs de mon site quelques unes de ces rares photos de nos libérateurs.

1944, deux soldats Allemands sont tués le long de L'elnon à coté du Bunker Français se trouvant face à l'ancienne Cloute, Les corps ne furent entérés qu'en 1947. une personne de rongy se souvient "je voulais récupérer un des casques sur les corps, en enlevant le casque...je crane du boche était resté collé a l'intéreur du casque.. pour en finir je lui ais pris son poignard..."

Maulde, la guerre finie, des enfants jouent dans le fort abandonné, ceux ci trouvèrent les obus d'un des canons de 75mm du fort, une mauvaise manipulation pulvérisa le casemate annexe. il eu aucun survivant...

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