Société - Actualité
Dans ma république démocratique des confusions

je sais un pays ,un pays,
peint au crayons par la main agile de l'enfant au centre d'une Afrique noire,
sur un bout de papier, mouillé de larmes et de sueurs.
je sais un pays dont le peuple souffre le martyr à voir passer les jours sans les bons souvenirs des temps passés.
De son pinceau: il peint la guerre, couleur du sang.
Il maudit les passés,sans en être triste...se tournant à l'avenir sans compter sur le présent .
je sais qui tu es, dit il.
un pays au centre de l'Afrique,
un pays des guerres;
un pays de peu de joies,
un pays où nul ne peut chanter liberté,
un pays où la chèvre peut broyer sans merci un os humain à la maniere du chien.
je sais ce pays,
c'est celui de mille mandat quand le pouvoir devient succulent, c'est alors surtout que notre guide rougie de rage.
c'est le pays des pleurs et des fureurs.


Au paravant j'étais un roi,
un roi au centre de l'Afrique.
je dansais au milieu des tam tam jusqu'au chant du coq, choyais en me gavant jusqu'à perdre Controle.
j'étais un roi parmi un peuple froissé et timide,
je volais et pillais à la mesure de ma force.
j'étais un roi et je ne craignais rien et dans mon orgueil, je me croyais éternel.
puis vient un jour,
les soulevements de mon peuple à travers des oppositions, des cris, et des projectiles.
certains criaient liberté d'autres appelaient à la rescousse...
j'etais un roi insomnieux dans mon lit de pouvoir parmi mes pérégrinations de nuits,
j'étais un roi triste lorsque mon peuple m'atteint sans merci,
j'etais un roi effarouché par les regards de mon peuple en colère.
j'étais un roi dégoulinant du sang jusqu'au sol de mes ancêtres n'ayant aucun secours,
j'etais un roi à l'ombre de mort.


Voici l'exemple le plus rare au monde.

La dalle d'audience du Tribunal de paix d'Idjwi, Île située à l'est de la RDC à son siège ordinaire.

une bonne affaire pour les uns pour faire gonfler leurs poches pendant que c'est choquant et larmoyant pour les autres.

peu importe le qu'en dira-t -on, la voie de la conscience est bouchée.c'est un peu de théâtre. oui, un théâtre d'humour où l'on rit à l'arme jusqu'au lever du jour.
A l'étendre dire certaines bonnes langues, c'est la révolution de la modernité qui ressort des paroles de Mr le président éternel:
- nous allons établir les projets de 5 chantiers.
ne serait pas un leitmotiv de 5 chansons?
au vu de tous, c'est une audience en aquarium ( in vitro ); devenue par mégarde une audience civile.
Eh bien , c'est là qu'on respect à la lettre les principes de la publicité des audiences!
elles sont vraiment publiques au vrai sens du terme.
, le public est au champ avec ses haillons sans houe pendant que les chers oiseaux , citoyens de l'air étonnés de voir les humains venir troubler leur quiétude.
-c'est à l'âge de la pierre taillée, disent ils.

jean- Bag
Archêveque Romero:
"Un soldat n'est pas obligé d'obéir à un ordre qui va contre de la loi de Dieu.Une loi immorale,personne ne doit la respecter.Il est temps de revenir à la conscience et d'obéir à votre conscience,plutôt qu'à l'ordre du péché.
Au nom de Dieu.Au nom de ce peuple qui souffre et dont les lamentations montent jusqu'au ciel et sont chaque jour plus fortes.
Je vous prie,je vous supplie,je vous l'ordonne au nom de Dieu éviter la répression".
Quelle leçon nos Êveques tirent-ils de la vie du feu Romero Archêveque de San Salvador face aux massacres de leurs fidèles de Beni??

Depuis la nuit de temps cette partie de l'est de la RDC baigne dans les massacres et les vandalismes horribles.les corps humains découpés en ruban sans merci...une veritable boucherie!
le village ensanglanté par le sang des innocents mêlé au sang des animaux...Les furibards indigènes,ont fort mal la craint de rentrer dans leur loges...tandis que certains compatissant crient douloureusement:-moi aussi je suis béni.
ils souffrent les martyrs.

Jean baptiste


Mon grand malheur, c'est d'être née dans un pays où les droits de l'enfant sont bafoués et placés dans les oubliettes.
Une pauvre pupille dans une zone des conflits liés aux guerres à répétition,
c'est triste!
les bruits des armes qui, avant m'effarouchaient, aujourd'hui devenus comme le son du battement du tambour aux oreilles.
j'aimerais aussi jouir de mes doits d'enfants car,je suis aussi un enfant comme les vôtres et non une bette de somme.

je suis une écolière ,étudiant par intermittence suite aux vandalismes de nos activités champêtres et Ça me rend folle!
jean-Bag


L'autre fois, L'on disait de nous: " Espoir de demain "...oui, l'espoir dans une république des moribonds ou des survivants? ils nous ont fort bien tués en nous ouvrant les portes de la rue la fermeture des écoles par les payements des frais et des primes exagérés au delà de nos limites.c'est alors qu'on a mérité le nom funeste des :" enfants de la rue ".

Dans ma si grande république, ça prête confusion. l'autre fois, à mon plus bas âge maman me bercait en me chantant une complainte inachevée. ..qui m'excitait mes larmes.
- Faites attention sur la route de la vie, tu verais en les bons et les pires mais,...sois prudent mon enfant!
et si pour nous demain était un jour de rage , que ferrions noms?

petit petit ils nous ont ouvert les rues en nous chassant de l'école, de nos familles par la hausse et les payements exagérés de frais, de prime et mauvaises conditions de vie dans nos maisons.
suis un enfant qui n'a pour parent que la rue...je m'en réjouit par erreur par erreur contrairement à ce que disait un ancien:
" ouvrez une école et vous fermez une prison "

qui dira de mal de moi quand seront à ma porté, les vols , les sexes, les drogues, l'alcoolisme et les tortures?


Jean -Baptiste


JE SUIS DE LÀ !


je suis de là,
de là où la verdure,
les montagnes et les collines couvrent la carte.
de là où les eaux coulent honteusement sur la surface du sol torturée par les pattes des bettes courroucés...
Des eaux qui s'infiltrent timidement jusqu'à s'éteindre dans le sein de la terre.
De là où le pays est en guerre:
la guerre de l'eau,
l'eau de sueur,l'eau de peur,
l'eau de sang et de sans joie,
l'eau de la mort.
Ici au centre de mon Afrique dans les villes de Buchavu et koma... de milliers de récipients s'évanouissent jours et nuits par déshydratation car ils sont sujets de manque d'eau.
la vie humaine ,n'en parlons plus.c'est honteux pour un pays imbibé de lacs et de fleuves mais les robinets ne donnent que soifs.
voilà mon pays où le choléra fait rage suite à des eaux honteuses, des eaux de peurs,
des eaux de sueurs,
des eaux de sangs et de la mort.
c'est mon pays au centre de l'Afrique dans ma ville de Buchavu et koma.




jean-Bag cibembe



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