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La Fronde de Bohème-Wallonie

La Fronde de Bohème – Wallonie

Chers Frondeurs devant l'Eternel

Votre passion pour la photographie aura eu raison de la version papier de la Fronde dont voici le blog. Les anciens numéros seront mis progressivement sur ce blog.

Chers nouveaux Frondeurs

Bienvenue parmi nous! Au programme, les aventures d'une bande de potes de Belgique et de République tchèque pour la plupart, avec quelques incursions ailleurs. Nos dadas, ce qui nous interpelle, l'insolite, le vécu, du plus grand au plus petit!

Gégène,
Frondeuse en chef :-)


Je vis sur une planète formidable



...A l’heure où d’aucuns prétendent que « moins de viande ralentirait le réchauffement »…

Manger moins de viande pourrait contribuer à ralentir le réchauffement de la planète, en entraînant la réduction du nombre de cheptels ovins et bovins et, du même coup, celle des rejets de méthane émanant des animaux, selon une étude publiée dans le journal « The Lancet ». Pour les experts, réduire la consommation globale de viande rouge de 10 % suffirait à diminuer les émissions de gaz émis par les systèmes digestifs des vaches, moutons et chèvres, qui contribuent au réchauffement global. (Le Soir, 13 septembre 2007)

… d’autres commercialisent sans scrupule l’eau de fonte des glaciers…

cliquer ici

… d’autres encore vont se lamenter sur le terrain…

Ilulissat, municipalité de 4 600 habitants de l'ouest du Groenland, avait jusqu'à présent pour seule notoriété d'avoir été classée, en 2004, par l'Unesco au Patrimoine de l'humanité pour la beauté époustouflante de son paysage glaciaire (...) Les hommes politiques de tous bords s'y pressent pour voir de leurs yeux l'impact du réchauffement climatique. (...) La chancelière allemande, Angela Merkel, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, ont fait le déplacement au cours des derniers mois. La sénatrice américaine Barbara Baxter a décidé Jean-Louis Borloo à faire l'expérience. Même pour quelques heures.
Lundi 10 septembre, le ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables, escorté d'une brochette de parlementaires, de journalistes et des plus éminents climatologues français, est donc venu prendre sa "leçon de choses" (...) ,dans un avion de la présidence de la République, et dont le bilan immédiat est l'émission de 65 tonnes de CO2. (...)
Carte en main, l'explorateur Jean-Louis Etienne pointe le recul des glaciers et décrit un pole qui pourrait perdre sa banquise estivale d'ici à 2050. (...) Dans la baie de Disko Bugt, le glacier d'Ilulissat largue, de plus en plus nombreux, de majestueux icebergs. Il a reculé de dix kilomètres au cours des dernières années. (Laurence Caramel, Le Monde du 12.09.07)

... et c’est dans cette perspective planétaire, à l’aube d’une catastrophe imminente, qu’on annonce sans rire...

La candidature de la citadelle de Namur au rang de patrimoine mondial de l'Unesco. "C'est un peu objectif Lune", avoue le bourgmestre, qui rêve de remettre en service le téléphérique de notre jeunesse.


Le crochet frondeur par Spa, notre coup de coeur



La gestion du patrimoine se conjugue aussi au présent. La cité thermale continue son chemin vers une reconnaissance au patrimoine mondial de l'Unesco
(Brigitte Lousberg, Soir du 11 septembre 2007).

L'« ensemble thermal de Spa » est l'un des neuf dossiers que la Région wallonne pourrait déposer sur le bureau du comité du patrimoine mondial de l'Unesco avec l'espoir qu'il soit repris sur la liste indicative (sites susceptibles de figurer sur la liste du patrimoine mondial). Sans qu'aucune étape décisive soit encore franchie, le dossier fait son chemin. Une séance d'information a été organisée dans le cadre des Journées du patrimoine. C'est en 2006 que les associations de défense du patrimoine spadois déposent le dossier à la Région. Un mois plus tard, le conseil communal lui apporte son soutien. « Spa a la particularité d'avoir su conserver dans un espace limité tous les éléments caractéristiques de la vie des curistes : sources, établissements de bains, promenoirs et promenades, établissements de jeux et de divertissement comme le Casino ou le Waux-Hall, villas, hôtels, glacières et cimetière (sic)», précisent Pol Jehin et Paul Mordant, porte-parole des associations.
« La renommée internationale de Spa, la subsistance de nombreux témoins du thermalisme, la pérennité de l'activité thermale et l'engagement des autorités communales et des associations sont des atouts. Mais l'absence de protection de nombreux témoins et le nombre de propriétés privées, ou encore le défi que représente concilier activité thermale, développement urbain et exigences de l'Unesco, pourraient apparaître comme des difficultés », analyse Ghislaine Devillers, attachée à la division du patrimoine de la Région wallonne.
« La procédure ressemble à la préparation aux Jeux olympiques. Les appelés sont nombreux mais les élus se comptent sur les doigts de la main. Le comité examine 45 dossiers par an pour 184 pays, avec une priorité pour ceux qui n'ont pas encore de sites reconnus. Or, la Belgique en possède déjà neuf », assure Gaetan De Laever, chef de cabinet-adjoint du ministre du patrimoine Jean-Claude Marcourt. Ainsi Spa aurait intérêt à travailler en réseau avec des villes thermales comme Baden-Baden ou Vichy mais aussi des villes des nouveaux pays de l'Union européenne.
« Retombées importantes »
« La liste du patrimoine mondial n'ouvre la porte à aucun subside mais elle est une fierté pour un pays et une reconnaissance mondiale dont les retombées sont importantes, notamment au niveau du potentiel de visiteurs et de touristes, et donc de l'activité économique », précise encore Gaetan De Laever. « Le cœur de Lyon est reconnu comme patrimoine mondial, et pourtant il compte des restaurants et des commerces. Entreprendre cette procédure ne signifie pas que l'on ne pourra plus rien faire au cœur de Spa mais des règles urbanistiques élémentaires doivent être respectées par tous. C'est maintenant que la sauvegarde et l'entretien du patrimoine doivent être entrepris pour éviter que des chancres n'hypothèquent la candidature spadoise », affirme Freddy Joris, directeur de l'Institut du patrimoine wallon. « L'intérêt de ce dossier est aussi qu'il va nous permettre de mettre en place toutes les règles de gestion de notre patrimoine », conclut Luc Peeters, échevin du patrimoine.


Petite info en passant, parce que nous avons fait le test Gégène et moi, un peu par hasard... A tous les détenteurs d'une carte d'identité électronique, sachez que cette miraculeuse petite puce cuivrée peut être lue... à l'aide d'un lecteur Bancontact! Et ceci, sans même tapoter le moindre petit code sur le clavier du lecteur de carte... Moralité, preuve à l'appui, le Bancontact va vous sortir une jolie petite souche mentionnant vos nom, prénom, adresse complète, date et lieu de naissance, numéro national et date d'expiration de la carte d'identité... C'est à se demander pourquoi la commune, quand elle vous délivre ce gadget censé nous faciliter la vie en protégeant nos données privées, insiste tellement sur l'importance de bien garder son code d'accès, et sur la sécurité du système, si le moindre lecteur de Bancontact suffit à accéder auxdites données, même si c'est seulement en mode lecture. Ceci dit, on n'a pas essayé de modifier les données à partir du lecteur Bancontact, mais on aurait peut-être dû!!! Des amateurs pour faire le test?

Marie-Anne

Mais qu'est-ce qui peut tant amuser Marie-Anne?

- La notion de thermoludisme?
- Le prix des articles en vitrine?
- L'étalage?
- L'annonce de Sotheby's mettant le noeud pap d'Elio aux enchères?
- La perspective d'inévitables élections ?

La Fronde attend vos suggestions pertinentes...

Rendez-vous au Forum :-)


Le film « Babe » tourné en Belgique ?

Concours de chiens de troupeau
(par Philippe Bodeux, Le Soir du 4 octobre 2007)
Sprimont. Plus de 40 border collies en compétition pour la qualification européenne.
Compétition inhabituelle les 6 et 7 octobre à Florzé: une quarantaine de border collies jugés sur leur capacité à guider un troupeau de cinq moutons.
L'idée est née de la rencontre de Bernard Stéphany, éleveur à Sprimont, et de Marc Morren qui mène un troupeau de 2000 moutons roux sur le plateau des Fagnes et fut champion d'Europe. « À Florzé, nous disposons d'un terrain de 400 m de long qui se prête bien à ce type de concours », explique Bernard Stéphany. Dans le bas du pré, le berger qui commande son chien au sifflet et à la voix. En haut, un troupeau de cinq moutons. « Lâché dans l'immense prairie, le chien doit d'abord trouver le troupeau, explique Bernard Stéphany. Ensuite, il doit le conduire en ligne droite en faisant passer les cinq moutons entre des barrières. À un moment donné, il doit séparer le troupeau et isoler les deux moutons qui portent un collier. Enfin, il lui faut rassembler le troupeau et le conduire dans un petit enclos dont la porte est fermée par le berger. » La manœuvre est évaluée par un juge – irlandais comme il se doit – et, à aucun moment, le chien ne peut mordre un mouton à moins que son maître l'y autorise. Sur les deux jours, de 8h30 à 19h, une quarantaine de chiens ont chacun disposé d'un quart d'heure pour réaliser l'épreuve. « C'est un travail très précis, de niveau 3 en raison du parcours difficile », ajoute l'éleveur sprimontois. (...)


A la découverte des Frondeurs

Missive de Lisette

Me voilà déjà 15 jours à Damas, en Syrie. C’est fou comme le temps passe vite.
Le voyage d’arrivée avec Air France s’est bien passé. Le Thalys m’a emmenée en 1h30 jusqu’à l’aéroport de Paris Charles de Gaule où j’ai pris l’avion. Deux amies Simone Reynders et Nicole Van Gils m’ont gentiment accompagnée à la gare pour me dire au revoir pour ce saut dans l’inconnu. Air France est moins coulante que Brussels Airlines en ce qui concerne le poids des bagages. J’avais 24 kg dans ma valise. J’ai du enlever 2 kg pour les mettre dans mon bagage cabine qui lui par contra n’a pas été vérifié. En principe ce bagage cabine ne peut peser que 12 kg. Heureusement que j’avais encore de la place. A ma surprise le vol était plein. Il ne s’agissait pas d’un tout gros avion mais d’un courrier moyen Airbus 320. Sur ma rangée une jolie jeune fille était assise. Un des stewards n’a pas arrêté de lui faire de l’œil durant tout le vol.

Ma collègue Karin Reynders, agent visas, et le chauffeur de l’Ambassade m’attendaient à l’arrivée. Ils m’ont déposée à l’hôtel et ensuite j’ai été soupé avec Karin, ce qui m’a permis de déjà gouter quelques spécialités locales. La cuisine syrienne ressemble à la cuisine libanaise. C’est très bon. Il y a eu un petit problème de communication en ce qui concerne mon logement provisoire. J’avais demandé à l’Ambassade m’en trouver un. Ils m’ont répondu : on vous propose un hôtel pour quelques jours et vous pourrez allez voir les meublés afin de choisir à votre arrivée. C’est la 1ère fois en 30 ans de carrière qu’on me fait choisir le logement provisoire ! J’ai choisi l’hôtel le moins cher parmi ceux qu’ils m’ont proposé que je trouvais encore fort cher. A l’Ambassade le Consul me dit « oh d’habitude on met les gens dans un autre hôtel meilleur marché. Pourquoi ils ne l’ont pas fait cette fois ci ou pourquoi ils ne me l’ont pas proposé, mystère ? J’ai ainsi logé 6 jours au Cham Palace, très bel hôtel avec un lobby pas piqué des vers. Le petit déjeuner-buffet y était délicieux et pantagruélique. Par contre les chambres sont assez petites.

Première priorité : trouver un logement. Pas moyen d’en trouver un sans passer par une agence. On m’avait donné plusieurs noms d’agences. J’en ai cinq qui me cherchent un appartement. J’en ai déjà vu une vingtaine, quelques uns franchement moches mais d’autres pas mal du tout. Les loyers sont hors de prix à Damas. Je voudrais trouver quelque chose dans le quartier de l’Ambassade, Mezzé, afin de pouvoir venir au travail à pied, ce que je considère un véritable luxe. Pour le moment je loge à la résidence. L’Ambassadeur, très aimablement, m’y a offert une chambre. L’endroit n’est pas mal du tout. Il s’agit d’une grande villa avec un énorme jardin et une piscine.

Je n’ai encore rien vu de la partie la plus intéressante de Damas : la vieille ville. Une fois installée je m’y consacrerai. Jusqu’à présent je n’ai vu que quelques quartiers de la ville moderne en visitant les appartements et je la trouve moche. Cela ne veut pas dire qu’il ne fera pas bon y vivre. Belgrade était également moche et je m’y suis fort plu. Tout dépend aussi fortement des gens qu’on rencontre. Damas compte 6 millions d’habitants. Il y a pas mal de trafic et ils roulent comme de dingues. La manière de rouler me fait beaucoup penser au Pakistan et au Pérou. Les bus sont également abondamment décorés comme au Pakistan. Si j’achète une voiture il faudra qu’elle soit solide. Une « autostrade » (elle est appelée ainsi) traverse la ville moderne. La circulation y est limitée à 60 km/h mais les Syriens y roulent allègrement à 90 km/h, dépassent à droite et à gauche, ne tiennent pas compte des bandes de circulation, etc.… Ils s’arrêtent quand même aux feux rouges mais pas la nuit m’a-t-on dit. Je me demande si l’achat d’un tank ne serait pas avisé pour circuler ? La ville n’est pas très verte et les alentours sont plutôt désertiques. Je les ai déjà vus un peu car la résidence de l’Ambassadeur se trouve à 15 km de Damas, à Yaafour. J’y suis donc un peu bloquée. L’Ambassadeur, comme moi, aime les bandes dessinées et je passe mon temps à lire et à regarder des DVD. Il en a aussi une masse. On trouve des copies pirates des dernières nouveautés à 200 livres syriennes = 2,8 € (1 € = 70 livres syriennes).

Je n’ai pas encore eu beaucoup de contacts avec les Syriens sauf ceux de l’Ambassade mais ils sont, paraît-il, fort accueillants. J’en ai eu une confirmation jusqu’à présent. Le Consul a un ami syrien qui m’a montré des appartements. Je n’aurais pas dû payer de commission avec lui mais les appartements qu’il m’a montrés se trouvaient loin de l’Ambassade et de la ville près d’un carrefour assez bruyant. J’aurais absolument dû avoir une voiture. Je me serais sentie isolée dans ce quartier. Par contre l’ami syrien du Consul était super sympa et très accueillant. Il est pilote à Syrian Airlines et se rendait à Bruxelles le lendemain de notre rencontre. Il m’a demandé si je voulais qu’il me rapporte quelque chose de Belgique. Il a aussi proposé son aide pour les voyages futurs de ma maman à Damas.

Mon déménagement est arrivé au port de Lattaquié. Je vais avoir mes affaires mais je n’ai pas encore de logement !

Je constate avec plaisir que je n’ai pas oublié l’alphabet arabe appris lors de mon séjour en Tunisie. Le syrien est différent du tunisien mais il y a quand même des mots similaires. Il faudra qu’ils remontent de ma mémoire. Pour le moment c’est le tchèque qui vient !

Le ramadan, période de jeûne pour les musulmans, a commencé le 13 septembre. On ne peut ni boire, ni manger, ni fumer, ni avoir de relations sexuelles durant la journée, c’est-à-dire quand le soleil luit. A l’Ambassade nous n’avons qu’un seul Syrien musulman, le nettoyeur, tous les autres sont chrétiens. La Syrie semble un pays tolérant à ce sujet car j’ai rencontré des gens buvant et fumant dans la rue durant la journée et ils ne font l’objet d’aucune remarque et les boutiques vendant de l’alcool – il y en a- sont ouvertes. J’espérais que, comme à Tunis, il y aurait de nombreuses activités culturelles lors du ramadan mais ce n’est pas le cas. A Tunis il y avait plein de concerts dans les magnifiques maisons de la Medina.

Comme au Pakistan, pays musulman oblige, notre week-end est le vendredi et le samedi. Nous travaillons le dimanche.

Question magasins le choix semble moins grand qu’à Prague ou Bruxelles. Il n’y a pas de grands supermarchés. Ce qu’on appelle ici supermarché sont l’équivalent des superettes à Bruxelles, potraviny à Prague.

Ma collègue Karin m’a emmenée un jour dans un shopping mall (il n’y en a qu’un je pense). Rien de comparable avec Bruxelles ou Prague mais on y trouve un grand supermarché. Je ne suis pas encore allée dans les souks. Le choix des denrées offertes est assez limité. On trouve des échoppes de fruits et de légumes le long des rues. Karin, toujours elle, m’a dit qu’un magasin « Kodak Hamadi » offre des denrées alimentaires appréciées des étrangers comme, par exemple, du saumon fumé. Ce magasin, que je n’ai pas encore vu, est très probablement cher pour les Syriens.

Le temps – je n’en ai pas encore parlé - est délicieux. Septembre est un bon mois ici. Il fait encore 30° durant la journée, comme un excellent été à Bruxelles. Je porte donc mes vêtements d’été et dort avec un drap seulement. Non, maintenant les nuits se rafraîchissent quelque peut et on supporte le couvre-lit. Le 30 septembre 2007. (à suivre)

Nouveau message de la Frondeuse de Damas!

La circulation routière est démente à Damas. Ils roulent comme des fous. Je doute de l’existence d’un code de la route. Le piéton n’a aucun droit si ce n’est celui de se faire écraser. Cela me rappelle fortement deux autres pays tout aussi déments: le Pakistan et le Pérou. Une « autostrade », c’est ainsi qu’on l’appelle, traverse la ville. En fait il s’agit d’une avenue immense à plusieurs bandes. Les bandes ne sont pas indiquées sur le sol comme chez nous et chacun roule où il veut. Les panneaux routiers –oui il y en a mais on ne les respecte pas- limitent la vitesse à 60 km mais tout le monde y roule allègrement à 90/100 km. Pendant la journée les feux rouges sont respectés mais ce n’est pas le cas la nuit m’a-t-on raconté. « L’autostrade » en comporte quand même quelques uns pour les pauvres piétons mais attention il faut faire vite pour traverser les deux parties. Si le feu devient vert et qu’il y a encore un piéton sur la route, tant pis pour lui, les voitures démarrent. Elles essaient néanmoins de l’éviter. Une voiture ne s’arrête JAMAIS pour un piéton. Ce n’est pas un obstacle assez grand. On risque sa vie en traversant les grandes rues. Dar El Assad, centre culturel où je me suis rendue dans l’espoir de voir un film libanais qui s’est avéré sans sous-titres, est situé sur un grand carrefour circulaire sur lequel débouchent plusieurs grandes avenues au trafic incroyable. Le taxi m’avait déposé sur l’avenue erronée. Essayer de traverser les rues pour atteindre le centre culturel relevait de la gageure ! Les voitures ne s’arrêtent pas, il n’y a pas de feux rouges. Un policier voyant mon hésitation a pris pitié et a arrêté le flot de voitures pour me permettre de continuer.


Je vis dans un pays formidable

Décidément, si je devais énumérer tout ce qu'on nous a volé depuis que j'habite cette satanée république... et je ne parle ni des cambriolages au moulin et à Prague. Allez, pour rire:
- une clôture en bois, au jardin
- la réserve de bûches (emportée avec véhicule à remorque deux années consécutives, maintenant on stocke le bois au grenier!)
- une paire de bottes en caoutchouc hautes (pour l'étang)
- un paillasson en métal
- un enjoliveur (le nouveau a tenu... une nuit)
- le deuxième enjoliveur, une semaine plus tard
- une pelle à neige qui était à la cave, disparue le temps d'un week-end à Prague. Curieusement, ma voisine utilisait ce matin une belle pelle rouge toute neuve, comme la mienne... mais non non ce n'est pas la mienne... d'ailleurs elle n'a que celle-là (tiens, elle ne ferait donc pas collection de ses larcins? Hoooo! Quand je pense que j'avais gardé cette pelle dans ma cuisine, avant de me résigner à la descendre à la cave... Suis bonne pour en racheter une, qui retrônera dans mon bel intérieur avec marquage au fer rouge, label européen et la mention "ceci n'est pas une pipe"
- une poubelle. Pleine, je précise. Oui, je sais...
- le sac à main de la voisine, laissé sur le siège dans l'auto. Subtilisé le temps qu'elle me remette précieusement, d'une main tremblante d'émotion, un superbe paprika slovaque ultrapiquant dont mes neveux vous diront des nouvelles
- un rétroviseur électrique
- les deux rétroviseurs la semaine suivante
La Fronde ansoise

Un relais pédestre à mi-chemin entre le quartier Sainte-Marguerite et le bureau de poste d'Ans.
(Le Soir, Philippe Bodeux, 7 déc 2007)

Plus que jamais, la Poste rime avec expédition. Pas les colis qui partent à l'autre bout de la terre. Plutôt les habitants du quartier Sainte-Marguerite qui, bientôt, devront gravir la côte d'Ans et parcourir près de 1.500 mètres pour rallier le bureau le plus proche, à savoir celui d'Ans. C'est en tout cas ce que propose, dans une lettre, le patron de la Poste Johnny Thijs à un des habitants qui lui a demandé comment il allait faire sans son bureau de Poste.

« Nous remercions chaleureusement le patron de la Poste pour sa réponse concrète. Et comme nous voulons nous aussi nous inscrire dans une démarche pratique, nous installons un relais pédestre à mi-chemin entre le quartier de Sainte-Marguerite et le bureau d'Ans », explique Raoul Hedebouw, le porte-parole du Parti du travail de Belgique. Considérant que la Poste est un service universel, elle doit être accessible à pied ».

Une table pliante pour se reposer, une paire de chaussures de marche pour le passage du col ansois, un matelas gonflable pour les grosses fatigues et un parasol contre les éventuels coups de soleil : le relais pédestre est entièrement démontable. « Nous demandons à la Poste de subsidier un aménagement en dur. Qu'elle prévoit déjà un deuxième relais : le bureau d'Ans est sur la liste de ceux qui vont fermer pour cause de non-rentabilité. Pour nous, un service public n'a pas l'obligation de faire des bénéfices », déclare le porte-parole du PTB. Le 27 décembre prochain, une manifestation est prévue devant le bureau de Ste-Marguerite qui vit ses derniers jours.

Ornella nous pose une question angoissante : L'être humain serait-il en train de devenir une machine...?

"Un système pour prévoir les réactions du corps
L'entreprise flamande Biorics, une spin-off de la K.U. Leuven, a développé un nouveau système qui peut prévoir les réactions du corps humain. Le système permettrait ainsi de prévoir, six minutes à l'avance, qu'un conducteur va s'endormir au volant, a affirmé Biorics. Cette nouvelle technologie mesure en permanence et en temps réel des signaux mentaux et physiologiques, données uniques pour chaque individu qui permettent d'établir des prévisions précises sur les prestations que le corps humain effectuera dans un avenir proche. Le système de Biorics se différencie des technologies existantes par le fait qu'il se fonde sur des mesures prises sur un individu à un moment donné, et non sur des données statistiques. (www.biorics.com)"
(Métro 17 décembre 2007)

Rhoooo, Ornella, quel marché prometteur. Une machine qui prévoirait que Sarkozy va sévir dans les six minutes, que Bush va enfin avoir l'arrêt cardiaque dans les six minutes, que la Belgique va avoir un pseudo-gouvernement dans les six minutes, et que Matteo va prononcer son premier juron dans les six minutes :-)

La Frondeuse de Damas en action:

Ma première randonnée en Syrie 30/11 et 01/12/2007 – Quelle aventure !

Ca y est j’ai accompli ma première randonnée en Syrie. J’avais mentionné à tous mes collègues mon intérêt pour la marche et le fait que j’étais à la recherche d’un club de randonneurs. Hasard, le lundi 26/11 ma collègue syrienne Ariane, Secrétaire de l’Ambassadeur, m’appelle. Elle a juste la visite du père jésuite hollandais Frans Vanderlucht qui organise des randonnées mais tous les deux mois seulement et toujours pour de grands groupes. Il y a une le samedi. Nous serons 200 dit-il de tout âge. Je m’inscris. Le départ a lieu le jeudi à 17h à la gare kaboun des bus hop hop. Le mercredi soir je vais à pied jusqu’au magasin Nokia acheter un nouveau GSM. L’ancien est tombé en panne et est irréparable. J’estime qu’un GSM est nécessaire quand on part en excursion. Le magasin se trouve sur « l’autostrade » de Mezzeh et c’est une bonne préparation physique à la promenade car il est fort loin, ce dont je ne me doutais pas. Je commençais à désespérer de le trouver. Evidemment j’oublierai le GSM à la maison le lendemain ! Ariane m’inscrit le nom de la gare en arabe pour le taxi. Je suis quelque peu désorganisée car je prépare mon sac le jeudi matin seulement et j’oublie le billet en arabe de ma collègue à la maison. Je ne trouve pas mon sac de couchage, mais le père Vanderlucht, contacté, me rassure on me donnera des couvertures et il me promet un lit. Je ne mourrai pas de froid. Je pensais aller au rendez-vous directement du bureau. Après le boulot je suis prise de paresse et hésite. Je dois d’abord passer à la maison pour le billet en arabe. Je n’ai aucune idée où se trouve cette gare des bus hop hop (nom amusant). J’espère secrètement arriver en retard ! La gare n’est pas près de la porte, néanmoins je suis bien à temps. Attendent déjà deux Hollandais et un Espagnol. Les étrangers sont à l’heure, les Syriens seront en retard. C’est normal. Le lieu du rendez-vous est l’entrée de la gare où on fouille les sacs. Je pense que je dois montrer le mien aussi mais les étrangers ne sont pas fouillés ? Impensable qu’ils soient des terroristes ? On voit évidemment directement que je ne suis pas syrienne bien que l’on trouve aussi des blonds, roux, etc. parmi la population locale. Nous attendons, attendons à l’intérieur, personne d’autre n’arrive. Un des Hollandais repère des sacs à dos à l’extérieur juste à côté de la porte et part s’informer. Oui, il s’agit de notre groupe. Le bus est parqué plus loin dans la rue. On inscrit tout le monde et nous partons à 18h. Il nous faudra 4h pour arriver avec un arrêt d’une 1/2h à mi-chemin pour un thé, une collation, etc. Nous logeons dans un lieu religieux chaldéen, un grand bâtiment, un monastère ? Un des randonneurs m’a expliqué que le lieu est vide en hiver mais fort utilisé en été. Je reçois une chambre qui compte deux lits, ainsi que les deux couvertures promises. L’électricité ne fonctionne plus dans cette chambre, heureusement il y a la lumière du couloir. En hiver il fait déjà noir à 17h30. Nous sommes tellement nombreux que tout le monde ne peut avoir de chambre, des matelas sont disposés dans toutes les espaces disponibles. Le soir, encore frais et dispos, les jeunes et moins jeunes se lancent dans la danse. A minuit je ne tiens plus le coup et vais dormir. La fête dure jusqu’une heure du matin. J’entends la musique plus les voix dans le couloir.
Le lendemain, samedi 30/11 réveil à 7h au son d’un sifflet. J’ai deux voisines, une mère et sa fille dorment dans le deuxième lit. Elles parlent français. La fille a épousé un Français rencontré lors d’une randonnée précédente. Réunion dans la chapelle. On forme des groupes de 9-10 personnes. Ce sont les groupes repas. Chaque groupe prendra tous ces repas ensemble durant le week-end. Je fais partie du groupe 5 composé uniquement de Syriens dont certains parlent -ouf- anglais. Petit déjeuner frugal : du thé sucré, du pain arabe, et divers plats contenant de la confiture, des olives, du fromage et un autre mélange brun/noir avec des grains pas mauvais du tout mais que je ne peux identifier. Le pain sert de fourchette/cuiller/couteau. On le déchire en morceaux pour plonger dans les plats. Chaque groupe essaie, si possible, de trouver une table pour manger. Les groupes sont si nombreux que cela ne réussit pas toujours, certains s’asseyent sur les matelas par terre avec les plats par terre également.
8h30 départ. Le ciel est couvert et un vent glacial souffle à profusion. Heureusement en marchant on se réchauffe rapidement. Après quelques kms sur une route nous nous lançons sur les pistes et dans les broussailles. Le terrain est assez accidenté, en pente et plein de rochers et de rocailles. Nous nous égratignons à qui mieux mieux. Une belle ronce me balafre la cuisse et déchire mon pantalon. C’est une descente assez mouvementée. Pourquoi nous obstinons-nous toujours à descendre pour remonter après ? Puf, puf ! Je bavarde avec divers participants. Plusieurs d’entre eux parlent même français. Nous arrivons dans la vallée et c’est la pause-déjeuner qui a lieu en plein air près d’une source d’eau fraîche. Le groupe 5 se rassemble et essaie de trouver –en vain- un endroit à l’abri du vent glacial. Nous nous sustentons balayés par les rafales glaciaires. Assis sur des escaliers près du point d’eau nous mangeons des œufs durs, des patates et des tomates accompagnés de pain arabe qui, comme pour le petit déjeuner, sert de fourchette/cuiller/couteau. Le dessert : de délicieuses mandarines. Le père Franz Vanderlucht me demande si je continue la randonnée ou si je veux retourner avec la camionnette qui a apporté le déjeuner. Je continue bien sûr. Cette étape sera légèrement plus courte que celle que nous venons de faire dit-il. Une bonne grimpette nous attend. Le groupe s’effiloche en plusieurs entités, suivant le rythme des diverses personnes. Arrivés au sommet du mont, nous ne voyons plus les premiers marcheurs, aucune indication de la route à suivre que personne parmi nous ne connaiî. Malgré des contacts GSM nous restons dans l’ignorance. Peu à peu le soir commence à tomber. Le groupe, dans lequel je me trouve, décide de retourner sur ses pas car il commence à faire noir et c’est risqué de continuer. Je n’ai qu’une seule crainte : être la dernière, perdre les autres et me retrouver seule dans le noir perdue dans un pays dont je ne connais pas la langue. De plus je ne sais même pas le nom de l’endroit où nous logeons. J’exprime mon angoisse et deux couples très gentils me prennent sous leur houlette et veillent à ce que je reste parmi eux. Les Syriens que j’ai rencontrés durant ce week-end étaient tous super gentils. J’ai aussi rencontré un Egyptien très aimable. Il est ici et suis une formation de jésuite dans le centre du père Frans. Une bonne partie de la descente sur un sol rocailleux se fera dans le noir. Seuls quelques participants ont des lampes de poche. Nous pensons retourner sur nos pas mais nous nous perdons et nous nous retrouvons dans une localité inconnue. Youpie nous repérons un restaurant où nous pourrons demander le chemin et où les dames pourront profiter du petit coin. Erreur, il s’agit d’une maison privée mais ils peuvent évidement nous renseigner et très aimablement permettent aux dames d’utiliser les commodités. Le « monastère » chaldéen se trouve encore à 2h15 de marche. La moitié du groupe, dont moi, décide de prendre le bus et les autres continuent à pied. Nous arrivons vers 19h00. Les derniers marcheurs arriveront vers 21h00. Heureusement que nous avons décidé de revenir sur nos pas car José, l’Espagnol, me raconte ses périples. Lui aussi s’est retrouvé au sein d’un petit groupe ayant perdu le père Frans -le guide- de vue, mais heureusement ils connaissaient le chemin. Comme moi José a craint de se retrouver tout seul et il les a suivi. Il me raconte que ce fut très dur, une descente assez forte dans les broussailles et les rochers suivie d’une montée dans les mêmes conditions et tout cela DANS L’OBSCURITÉ !! C’était dangereux et fatiguant. Il est crevé. Jamsa, jamsa (cinq, cinq) le souper est servi : une délicieuse soupe nourrissante avec l’inévitable pain arabe. Tout le monde n’est pas aussi fatigué que moi, des bouteilles de vin apparaissent sur les tables, de la musique s’improvise, des mains tapent en rythme sur les tables, des chants résonnent, et les danseurs s’élancent. Très chouette ambiance. Néanmoins je ne résiste pas longtemps et part m’écrouler dans mon lit.

Le lendemain je me réveille à 7h comme le jour précédent Pas un chat dans les couloirs. Rien ne bouge. Pas d’eau, elle est coupée. Vers 8h on entend quelques bruits. Je rencontre le père Franz qui annonce qui tout est retardé à cause du manque d’eau, impossible de préparer le thé du petit déjeuner. Une réunion d’évaluation est organisée dans la chapelle. Après tout un speech, le père nous invite – les deux Hollandais, José et moi, à partager nos impressions du premier jour avec les autres. Zut, je n’aime pas trop parler en public et espère y échapper mais, après les deux Hollandais et l’Espagnol, il m’invite carrément à venir sur la scène. Mon discours est bref mais néanmoins apprécié. Tout le monde nous applaudit. Petit déjeuner identique au jour précédent et départ pour une randonnée plus courte que prévue à cause du retard. Nous marcherons deux heures seulement. Nous avons de la chance, le vent est tombé et le soleil est radieux. La promenade est magnifique. Elle nous emmène dans une vallée où coule un ruisseau que nous longeons. Partout de la verdure et des arbres aux tons automnaux. Evidemment, comme toujours il faut descendre puis remonter. La montée est assez raide et longue. Les paysages sont fort beaux. Je suis enchantée de la ballade.
Le même soir, j’ai des tickets à Dar El Assad pour un concert d’un groupe vocal tchèque (nostalgie, nostalgie quand tu nous tiens) Pas de problèmes, en principe, car le départ du bus est prévu à 15h00. Mais nous sommes en Syrie. Des groupes de diverses villes ont participé à la randonnée : Homs, Alep et Damas. Un bus arrive en effet à 15h mais c’est celui pour Alep. Nous devons patienter. Un deuxième bus arrive plus tard mais il est pour Homs. Un troisième bus arrive et il est aussi pour Homs. Chaque fois qu’un bus arrive je saute de joie, enfin, pour avoir une désillusion aussitôt. Ce n’est pas encore notre bus. Finalement le bus pour Damas partira à 18h20 ! Les Syriens font preuve d’une patience infinie. Est-ce leur caractère ou sont-ils accoutumés à ce genre de délai ? Je pense que cela doit arriver régulièrement et qu’ils sont habitués. De toute façon leur rapport au temps est différent du nôtre. Le soir est tombé et il commence à faire froid. Un feu est improvisé à l’extérieur. Nous nous regroupons autour. Un blagueur raconte des histoires drôles, perdues pour moi, car en arabe. Un autre groupe est réuni à l’intérieur et bavarde aussi allègrement. Je les rejoins et emmitouflée dans une couverture écoute la traduction que Malik gentiment effectue à mon intention. Il m’explique que le chauffeur du bus contacté a probablement trouvé un boulot plus intéressant et a envoyé un autre bus qui, comme nous le jour antérieur, s’est perdu. Nous arriverons 3h30 plus tard à Damas, à 21h30. Pas d’arrêt pipi cette fois-ci sauf pour ces messieurs. Les femmes sont toujours discriminées.
José et moi râlons à qui mieux mieux sur l’organisation de la randonnée pour finalement, le lendemain, nous sentir enchantés du week-end.

Nouvelle missive de notre Frondeuse de Damas:

Comment on pense aller à Palma de Mallorca et on se retrouve à Antaliya, en Turquie

6 au 13 avril 2008

Paula, ma grande sœur, qui a souvent de bonnes idées, avait lancé celle-ci : passer une semaine seules à trois, maman, elle et moi dans une chouette destination. Vendu comme dirait mon amie Michèle Morsa. Elle se charge de l’organisation puisque nous profiterons d’un de mes séjours à Bruxelles pour passer une semaine à l’étranger. Paula et son mari Henri sont des organisateurs hors pair et ont de nombreux voyages réussis à leur actif. Je ne m’occupe donc de rien. Je suis en de très bonnes mains. Nous hésitons entre Madère et Palma de Mallorca et optons finalement pour Palma. J’ai envie d’un bain d’espagnol. Paula me donne les coordonnées du vol. Nous partons le dimanche 6 avril à 19h pour revenir le dimanche 13 avril vers 13h.

Le jour dit nous nous présentons à l’aéroport bien à temps soit vers 17h. Il s’agit d’un voyage Neckermann. Ils ont envoyé les billets deux fois avec un bon pour un beau sac Neckermann. Paula me dit d’aller chercher un sac et elle ira ensuite pour le deuxième. Je tends mon bon au guichetier qui me regarde d’un œil bizarre et m’annonce que notre vol était à 10h ce matin. Je m’esclaffe et demande des explications à ma grande sœur. Elle ne comprend pas ce qui s’est passé. Quand les billets sont arrivés ni elle ni Henri n’ont vérifié l’heure. L’heure du vol aurait-elle changé depuis la réservation ? Nous perdons donc le voyage. Paula dit c’est ma faute je paierai donc ce nouveau voyage. J’acquiesce d’abord mais change d’avis par la suite. Tout le monde peut se tromper, l’erreur est humaine. Le guichetier nous propose de revenir demain. Pas question de recommencer tout le branle-bas avec maman. Que peut-il nous proposer pour le même jour ? Trois possibilités : Malte, Djerba et Antaliya. Nous connaissons toutes les deux Malte, je connais bien Djerba après 5 années passées en Tunisie, mais nous ne connaissons pas Antaliya. Ce sera donc la Turquie. Le guichetier nous dit que nous pouvons trouver un hôtel une fois arrivées. Il n’en est pas question avec maman. Nous devons être sûres d’avoir un logement avec maman qui vient de fêter ses 94 ans le 17 mars dernier. Pas moyen d’effectuer une réservation sur l’ordinateur Neckermann à l’aéroport. L’employé téléphone à leur centrale qui propose un all inclusive à l’hôtel Paloma Renaissance près de la ville d’Antaliya. Nous regardons vite dans le catalogue pour voir à quoi ressemble cet hôtel. Il a l’air très bien et offre un grand jardin.

Vol sans plus d’histoires mais qui part à 21h55 ! Nous arrivons à 2h du matin. Nous devons un peu attendre pour le transport car nos noms ne sont pas repris sur la liste des gens à véhiculer. Cela s’arrange mais tous les autres clients dans le minibus sont obligés d’attendre que la vérification soit effectuée. Ils n’en sont pas très heureux. Une heure plus tard et 80 km plus loin nous arrivons au Paloma.

La chambre proposée est très spacieuse et comporte une chambre avec un grand lit + un salon où se trouve un divan lit. Nous demandons s’ils ne disposent pas d’une chambre avec deux lits individuels pour Paula et moi. Oui mais elle est beaucoup plus petite et si un lit supplémentaire est ajouté nous ne pourrons quasiment pas bouger. Nous décidons de garder la première chambre. De toutes façons le lit est si grand que l’on pourrait presque y dormir à trois bien que la personne qui dormirait au milieu serait un peu coincée. Nous avons bien fait car le lendemain matin nous constatons que nous avons une vue splendide sur les montagnes et la mer environnantes.

L’hôtel ***** étoiles est magnifique, le jardin immense, le service excellent et les buffets délicieux. All inclusive : nous pouvons boire et manger à volonté toute la journée. Aucun supplément à condition de consommer les produits locaux. Il faut toujours consommer les produits du terroir. Le cocktail of the day change chaque jour et est toujours délectable. Les buffets toujours bien présentés –les cuisiniers réalisent de vraies sculptures dans les légumes- sont alléchants, savoureux et pantagruéliques. Bonjour les kilos !

Nous passerons une semaine relaxante : farniente, soleil, détente. Nous explorons le jardin de l’hôtel à fond et en connaîtrons les moindres recoins. Nous repérons le meilleur endroit : près de l’énorme piscine sur une chaise longue. Le long de la mer il y a toujours une petite brise assez fraîche que maman n’apprécie pas tellement. Elle se révèle une fana du soleil. Nous l’en protégeons évidement bien avec, entre autres, un chapeau de soleil d’Henri, pas tellement seyant il faut l’avouer, mais qui lui donne néanmoins un look d’enfer. La faire boire, malgré la chaleur, se révèle, comme toujours une entreprise ardue. Het is een droge ! Nous l’encourageons fortement à consommer du liquide mais parfois sans résultats. Seule la soupe a toujours du succès. Nous l’avons peut être trop couverte car Sabine, une ergothérapeute de la maison de repos, nous a dit, au retour, qu’elle avait l’air déshydratée. Lors d’une prochaine escapade à trois, car nous allons renouveler cette expérience réussie, nous devrons être plus vigilantes.

Pas de grandes excursions avec maman. Neckermann en organise en groupe ce qui ne nous tente aucunement. Paula et moi n’aimons pas tellement les tours organisés. Nous préférons découvrir à notre rythme. L’organisatrice Neckermann, qui vient proposer leurs « produits », nous assure qu’il n’y a aucun problème pour prendre les bus locaux avec une chaise roulante. Maman marche encore très bien mais ne couvre plus de longues distances. Nous nous déplaçons toujours avec sa chaise roulante qu’elle commence par pousser elle-même (il faut qu’elle bouge) et dans laquelle elle s’assied quand elle est fatiguée ou qu’elle en a marre.

Pas de grandes excursions mais nous décidons quand même d’aller visiter le patelin voisin Kemer à 20 km avec les transports locaux, le microbus appelé dolmuš. Ils s’arrêtent partout à un signe de la main. Seul hic : les marches sont un peu hautes mais enfin avec Paula qui tire maman et moi qui la pousse nous réussissons à monter.

Kemer se révèle un village ravissant, pas les bâtiments mais sa baie que longe une promenade fort agréable en construction. Nous découvrirons une autre promenade déjà terminée de l’autre côté de la baie. Elle est très jolie et bordée d’hôtels. Tout le village et la région sont envahis par les hôtels. Je ne m’imagine pas séjourner ici « en saison » mais hors saison c’est très agréable.

Nous reprenons le dolmuš pour regagner nos pénates et faisons l’erreur, au débarquement, de ne pas avoir quelqu’un de chaque côté de maman pour descendre les hautes marches du microbus. Le chauffeur se précipite pour l’aider et la descend pratiquement dans ses bras. Les Turcs sont très serviables et sympathiques. Depuis lors nous la taquinons en lui disant qu’elle a profité des hautes marches du bus pour se précipiter dans les bras du jeune chauffeur pas trop mal de sa personne. Cela la fait rire aux éclats.

Ce fut notre seule excursion car maman paraissait quand même quelque peu fatiguée le lendemain.

Bref une semaine très réussie et très relaxante. Cela fait du bien. Pas beaucoup d’exercices physiques si ce n’est pousser la chaise roulante et quelques pas de danse –eh oui- le soir lors des chouettes animations musicales dans le bar de l’hôtel with the cocktail of the day !

Quelle chance que nous n’ayons pas pu aller à Majorque. Nous apprenons que le temps y a été exécrable.


TomᚠJ. Baa
1914 - 2008
Život není pøekážka, ale pøíležitost!




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