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ARC EN CIEL - SEMAINE DE LA LANGUE FRANÇAISE EN ROUMANIE - MARS 2007

MARS 2007
SEMAINE DE LA LANGUE FRANÇAISE


ROUMANIE - École Constantin Negreanu
DROBETA TURNU SEVERIN



Les affiches réalisées par les élèves...










LES ÉLÈVES PRÉSENTENT LES "MOTS MIGRATEURS



En 2007, la Semaine de la langue française nous a invité à parcourir le monde en redécouvrant des mots venus "d'ailleurs", trésors de notre langue aux origines et aux sources multiples. D'une langue à l'autre, les mots voyagent, se métamorphosent pour s'installer dans l'usage - ou parfois ne font qu'une courte escale avant de repartir transformés...
À travers dix mots que notre langue a empruntés à d'autres langues ou qu'elle leur a légués, la thématiques de cette édition met en évidence le rôle des échanges dans l'évolution d'une langue et nous incite à nous interroger sur notre culture et notre identité : l'histoire des langues se confond avec l'histoire des hommes.


LES MOTS MIGRATEURS



ABRICOT - AMOUR - BACHI-BOUZOUK - BIJOU - BIZARRE - CHIC - CLOWN - MÈTRE - PASSE-PARTOUT - VALSER






Fruit de l'abricotier dont le nom scientifique est Prunus Armeniaca, mot à mot "prunier d'Arménie". L'arbre appartient en effet au même sous-genre botanique que le prunier.

Les Grecs avaient appelé l'abricot armeniakon, "fruit d'Arménie", pensant que l'arbre provenait de ce pays. Les latins désignaient la pruna armeniaca également par praecoquum, "fuit précoce. Ce nom fut repris par le grec praekokion qui, adopté par les Arabes sous la forme al-barqûq, a donné abricot.


Originaire d'Asie Centrale, l'abricotier s'est facilement acclimaté en Syrie, puis en Grèce, en Italie, dans la péninsule Ibérique, enfin dans le sud de la France.
Mot et choses ont voyagé ensemble, par étape.
L'arabe est passé par l'espagnol albaricoque et le portugais albricoque avant d'arriver en français, puis en anglais. L'italien albicocca et le catalan albercoc, comme d'ailleurs l'espagnol ou le portugais, portent plus évidemment la marque de leur origine on reconnaît mieux l'article arabe al, réduit à a- en français, et barqûq.


Le voyage du mot et du fruit a continué. Le français a donné le néerlandais abrikoos qui est à l'origine de l'allemand Aprikose et du russe abrikos, tandis que l'anglais a probablement fourni au japonais apurikotto.


CHOSE AMUSANTE, l'arabe préfère au mot barqûq, qui désigne aussi la prune, le mot mishmish, que l'on retrouve dans l'hébreu mishmesh.


C'est Alina qui présente aux spectateurs la recette "Tarte aux abricots". Les enfants ont utilisés cette recette pour illustrer le mot

"ABRICOT"

. La beauté de cette présentation a été la dégustation des "résultats" de cette activité. Un groupe de fillettes et mamans ont préparé la tarte. Miam, miam!


AMOUR


[amuR]


Le mot latin amor, devenu amur au IX° siècle, est ensuite emprunté sous la forme amor ; ce mot devient amour, soit sous l'influence d'un dialecte d'oïl, soit sous celle de l'ancien occitan, avec la valeur sentimentale et érotique qu'il avait dans la poésie des troubadours.


Le sens du mot latin persiste au Moyen-Âge. En terme de christiannisme et de féodalité, l'amur, l'amour évoque d'abord une relation de fidélité. Progressivement, le mot se charge de l'apport du lyrisme de la poésie d'oc et devient, surtout à partir du XIII° siècle, le terme pour l'eros, se substituant à ami, amitié.

La culture et la civilisation de langue d'oc avaient largement dépassé les frontières de la France actuelle. Une langue unique dans laquelle s'expriment aussi des poètes italiens ou catalans, se diffuse dans les pays du Sud : le poète italien Dante célèbre le troubadour Arnaut Daniel, dans la Divine Comédie ; pour Pétrarque, ce même troubadour est le "gran maestro d'amore", le grand maître de l'amour courtois. Ls troubadours font des émules dans le nord de la France, avec les trouvères, et en Allemagne, avec les Minnesänger. La fin'amor, les leys d'amor (lois d'amour), l'amor de lonh (l'amour de loin) constituent un code de l'amour qui a fortement influencé la poésie lyrique médiévale de l'Europe.

BACHI-BOUZOUK




C'est un terme d'histoire.
Il désigne un cavalier mercenaire de l'ancienne armée ottomane, enrôlé en temps de guerre. Théophile Gautier, dans L'Orient (1877), le dépeint comme un personnage haut en couleur :
"[...] le bachi-bouzouk [...] a la face allongée, le nez en bec d'aigle, l'arc des sourcils très prononcé, les paupières épaisss et voilant l'oeil, les cheveux pendant en mèches plates, l'expression décidée et volontiers féroce. Le costume se compose du fez, de la fustanelle, d'une longue veste blanche, d'un caban de couleur foncé et d'un musée d'artillerie passé dans la ceinture ; la plupart du temps, les pieds sont nus."


Le mot bachi-bouzouk est composé de deux mots turcs : bach "tête" et bozuk "mauvais" ; il signifie, mot à mot : mauvaise tête.
Notons que le mot composé n'existe plus en turc. La fortune de ce mot en français est peut-être due à sa sonorité : l'allitération, bachi-bouzouk, et l'assimilation vocalique, bachi-bouzouk, en font un mot expressif.


Le mot continue à vivre. Il a en effet trouvé sa place dans les litanies de jurons que le capitaine Haddock, dans Tintin, se plaît à proférer : "Cornichons !... Marins d'eau douce !... Ectoplasme !... Bachi-Bouzouk !" (Hergé, Le Trésor de Rackham le Rouge, 1944).




BIJOU




LE BIJOU EST UN PETIT OBJET OUVRAGÉ, précieux par la matière ou par le travail et servant à la parure.


À la fois sonores et rayonnants, comme les évoque Beaudelaire dans le poème Les Bijoux, riches et sobres, les bijoux sont multiples :
"Il avait envie [...] de contempler les bijoux, les colliers, les anneaux, les perles, les pendeloques, les bracelets, les boucles, les joyaux et les barres de métal rare, les pierres nues dans de petits sachets." (G. Duhamel, Chronique des Pasquier)


À l'origine, cependant, le mot bijou ne désigne qu'un anneau dans lequel est enchâssé une pierre. Le mot vient du breton bizou, un dérivé de biz "doigt", et désigne la bague que l'on porte au doigt.

BIZARRE




Cet adjectif qualifie ce qui s'écarte de l'ordre commun, ce qui est inhabituel, qu'on a de la difficulté à expliquer.

"Oui, vous regardez votre couteau et vous dites bizarre, bizarre. Alors, je croyais que...
- Moi, j'ai dit bizarre, bizarre, comme c'est étrange ! Pourquoi aurais-je dit bizarre, bizarre ?
- Je vous assure, mon cher cousin, que vous avez dit bizarre, bizarre.
- Moi, j'ai dit bizarre, comme c'est bizarre !"


Cette réplique aujourd'hui célèbre est mise par Jacques Prévert dans la boucje de Louis Jouvet, qui incarne l'évêque Archibald Soper dans le film de Marcel Carné, Drôle de drame (1937).


Bizarre, entré dans le lexique français au XVI° siècle, est emprunté à l'italien bizzaro, qui signifie "étrange" après avoir eu le sens de "coléreux" au XIV° siècle chez Dante, pour qui c'est un mot typiquement florentin.


Bizarre est loin d'être le seul mot français d'origine italienne. Les début du Rinascimento - la Renaissance italienne - et les guerres d'Italie à la fin du XV° siècle font découvrir aux Français le raffinement des moeurs de la Péninsule, et de nombreux artistes sont appelés en France.




CHIC




"CHIC fut à l'origine un terme militaire ; AVOIR DU CHIC signifia d'abord avoir de la tenue (de l'allemand schick) à une époque où l'officier allemand passait pour un modèle de maintien, sinon d'élégance", écrivait en 1929 le linguiste Albert Dauzat, grand spécialiste d'histoire du lexique, en particulier des argots.


Ce mot vient donc de l'allemand Schick, qui signifie "justesse, convenance", et, en dialecte alémanique, c'est à dire en suisse allemand et en alsacien, "habileté", "savoir-faire". En français, chic s'emploir d'ailleurs en ce sens dans l'expression avoir le chic pour... : "il a le chic pour me faire rire". Cette idée de savoir faire, d'aisance à faire quelque chose qui mène au sens d'élégance, parfois désinvolte, et de prestance, ce qui convient mieux à l'officier allemand.


CLOWN


[klun]


LE CLOWN EST UN COMIQUE DE CIRQUE QUI FAIT DES PANTOMIMES ET DES SCÈNES DE FARCE.
Le peintre Fernand Léger le décrit ainsi (Fonctions de la peinture, "Le Cirque", 1923) :
"Une figue polychrome, un oeil, un nez,
une bouche, qui n'ont plus l'air d'un nez,
d'une bouche, d'un oeil.
Un pantalon qui tombe et qui remonte.
Une lumière qui apparaît sur un crâne.
C'est le clown".



Le mot clown est un mot anglais. Il a désigné dans cette langue, un paysan, un rustre, puis un lourdaud, enfin un clown. Dans le théâtre élisabéthain, notamment chez Shakespeare, le clown ne se contente pas d'être un bouffon ; c'est aussi un personnage insolent qui dit leurs vérités aux puissants.

MÈTRE




Le mot mètre a deux sens principaux :

* C'est d'abord, en poésie, un type de vers déterminé par le nombre de syllabes et la coupe. C'est la mesure d'un vers : un vers de sept pieds est un heptamètre. Issu de la prosodie latine et grecque, le mot mètre vient du latin d'origine grecque metrum, de même sens.

* Le deuxième sens, le plus courant, est celui d'"unité principale de longueur, base du système métrique". Mètre vient alors directement du grec metron, "mesure".




PASSE-PARTOUT




Un passe-partout peut désigner différents objets, tout d'abord UNE CLÉ servant à ouvrir plusieurs serrures. C'est aussi UNE GRANDE SCIE à large lame, munie d'une poignée à chaque extrémité, UN CARTON dans lequel une fenêtre laisse apparaître le sujet À ENCADRER, ou encore LA BROSSE DONT SE SERT LE BOULANGER pour retirer la farine du pain.


Employé au figuré, le mot désigne QUELQUE CHOSE QUI CONVIENT PARTOUT. Une tenue passe-partout est une tenue qui s'adapte à toutes les circonstances.


Ce mot, entré en français au XVI° siècle, n'est ni un mot emprunté à une langue étrangère, ni un mot hérité ou emprunté au latin ou au grec, ni hérité des invasions germaniques : il a été créé en français. Passe-partout est un composé d'une forme du verbe passer et de l'adverbe partout.

VALSER


Ce verbe signifie "DANSER LA VALSE, UNE VALSE". On valse à deux, sans changer de partenaire quand on est amoureux comme dans la chanson de Jacques Brel, La Valse à mille temps :

"Au troisième temps de la valse
Il y a toi y a l'amour et y a moi
Et Paris qui bat la mesure
Paris qui mesure notre émoi
Et Paris qui bat la mesure
Laisse enfin éclater sa joie"



Quand on évoque valser ou valse, on pense effectivement à Strauss, au Beau Danube bleu, à Sissi, l'impératrice Élizabeth d'Autriche, dont la vie romancée portée au cinéma a fait rêver des générations de jeunes filles, bref, on pense à Vienne. VALSER, entré dans le lexique français à la fin du XVIII° siècle (1789), comme VALSE quelques années plus tard (1800), vient de l'allemand WALZEN.




Représentation dansée de...


LA CIGALE ET LA FOURMI
"LES ÉCOLOS"




















Pour le spectacle des écolos j'ai utilisé vos matériels.
On a commencé par le refrain et on a divisé les poésies en petits fragments et après chaque fragment récité on chantait une strophe et le refrain.

Par exemple la poésie

"Le cri de la nature"

a été récité par 5 élèves.

"Soyez polis!"

par 9 élèves,

"Soyons polis"

par 9 élèves.

Tout le temps on chantait la chanson

"Vive la terre"

.

A vrai dire cette chanson est devenue l'hymne écologique de l'école.

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ARC EN CIEL - SEMAINE DE LA LANGUE FRANÇAISE EN ROUMANIE - MARS 2007 (Société - Education, Ecoles)    -    Auteur : Tina - Roumanie


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dernière mise à jour : 2007-04-17

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