Société - Autres
LES PAUVRES ANGES d'AFRIQUE



AUTEUR DU BLOG;
GOTTO LOIC
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E-mail:lil_live@live.fr
PAYS
Bangui République Centrafricaine


QUI SONT CES PAUVRES ANGES?

Plus de dix ans après que les dirigeants mondiaux se sont réunis à l'occasion du Sommet mondial pour les enfants de 1990 afin d'adopter des objectifs ambitieux en vue d'améliorer la santé infantile et la protection de l'enfance, des dizaines de millions d'Africains, parmi les plus jeunes et les plus vulnérables de la population du continent, continuent de mener une vie difficile et dangereuse qui, bien trop souvent, s'achève prématurément. Malgré la prospérité sans précédent que le monde a connue au cours des années 90, et malgré les modestes progrès dont ont bénéficié les enfants de certains pays d'Afrique, les enfants d'Afrique subsaharienne ont davantage de risques d'être malades que les enfants de toute autre région. Ils ont par ailleurs moins de chances d'être scolarisés et risquent davantage de mourir avant d'atteindre l'âge de 5 ans. Les enfants africains et leurs parents, pris dans un engrenage de guerre, de maladies et de pauvreté toujours plus grande, se trouvaient, dans une certaine mesure, en plus mauvaise posture à la fin de la décennie qu'ils ne l'avaient été au début.

"Les enfants africains sont les plus mal lotis du monde", a indiqué l'ancien Secrétaire général de l'Organisation de l'unité africaine, Salim Ahmed Salim lors d'un Forum panafricain sur les enfants qui s'est tenu en mai 2001. "Et l'écart qui existe entre les taux de survie, d'éducation et de développement des enfants d'Afrique par rapport aux enfants d'autres continents ne cesse de se creuser." La réduction de cet écart sera de nouveau à l'ordre du jour de la communauté internationale au mois de mai, lorsque les chefs d'Etat et de gouvernement se réuniront au siège de l'ONU pour assister à la session extraordinaire de l'Assemblée générale consacrée aux enfants afin de faire le point sur la réalisation des objectifs qui avaient été fixés lors du sommet de 1990. Les dirigeants s'engageront à bâtir "un monde digne des enfants" au cours du nouveau millénaire, mais c'est en Afrique que cet objectif sera le plus difficile à réaliser.

Alors vous comprenez que ces pauvres anges sont les enfants



Quel avenir pour les enfants en situations difficile(enfants de la rue)

Ils sont souvent trop jeunes quand, par la force des choses ,ils se retrouvent dans la rue.,Abandonnés à eux-mêmes, ces enfants vivent au jour le jour faisant face aux intempéries de la vie.

Les années qui passent renforcent leur état.

Au fure et à mesure qu'ils grandissent, ils prennent conscience du danger de la rue et se constituent en bande pour se protéger et assurer leur survie.

L'âge étant un facteur déterminant, ils n'hésitent pas à prendre des risques, car le principe de la rue est la survivance des plus aptes ou la loi du plus fort.

Comme conséquence, la croissance de la criminalité.



Les droits de l'enfant africain

La Charte Africaine des droits et du bien-être de l'enfant, adoptée en juillet 1990 par l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA), rappelle que " l'enfant occupe une position unique et privilégiée dans la société africaine ". La Charte égrène ensuite une série de normes dont certaines, hautement innovatrices, vont bien au-delà des exigences de la Convention aux Droits de l'Enfant (CDE) adoptée par l'ONU et entrée en vigueur en 1990, et placent l'enfant au cœur des enjeux et impératifs de paix, de développement et de progrès.

Délivrée à l'issue de la Réunion spécialisée sur le trafic des enfants en Afrique de l'Ouest et Centrale, conjointement organisée en janvier 2001 par la République de Côte d'Ivoire et l'Organisation internationale de la Police Criminelle (Interpol), la Déclaration de Yamoussoukro, quant à elle, déplore " l'émergence et le développement du phénomène du trafic et de l'exploitation des enfants " et le qualifie, " sous toutes ses formes et à quelque fin que ce soit ", de " nouvelle forme de criminalité ".

Rappelant que " les enfants sont les bâtisseurs des nations de demain et porteurs des espérances du futur ", la Déclaration proclame la nécessité et " l'urgence de l'adoption d'initiatives régionales pour le bien-être des enfants ". C'est dans ce dessein que, passant de la parole à l'acte, les 5 pays membres du Conseil de l'Entente (Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Niger et Togo) ont institué, en mars 2002, " un laisser-passer pour accompagner les enfants mineurs voyageant au sein de leur espace communautaire ". La mesure vise à éradiquer et prévenir le trafic grandissant des enfants de la sous-région.

S'agissant particulièrement de la question des enfants utilisés comme instruments de violence armée, l'OUA s'est engagée depuis quelques années dans une large campagne d'information et de sensibilisation, conformément, notamment, à la Résolution sur le fléau des enfants africains dans les conflits armés adoptée par la 4ème session ordinaire du Conseil des Ministres au mois de juillet 1996, et à la Déclaration de Maputo adoptée 3 ans plus tard par la 1ère Conférence africaine sur l'utilisation des enfants comme combattants.

Des promesses non tenues

Cette dynamique montre bien que la dernière décennie du 20ème siècle aura été celle d'un engagement diplomatique, juridique et politique sans précédent en faveur des enfants… Malheureusement, pour la majorité des enfants africains, la grande espérance née de cette effervescente activité diplomatique et juridique attend toujours de prendre corps dans leur vie de chaque jour.

A quoi tient cet échec du droit et du politique à garantir efficacement les droits de l'enfant en Afrique ? Si l'on peut relever l'absence de bonne foi de nombreux dirigeants africains, ce manque de volonté politique n'est pas seul en cause… Aux facteurs structurels qui tiennent à l'échec des politiques de développement économique et social, aggravé par la marginalisation dans le processus de mondialisation, s'ajoutent des facteurs conjoncturels liés à l'absence de démocratisation, à la déliquescence du pouvoir étatique, ainsi qu'à des conflits armés persistants.

La misère économique

La grave crise économique que subit actuellement l'Afrique affecte au premier chef les enfants, " caste d'abandonnés, sans assistance et avec très peu d'espoir de s'en sortir ". Ainsi, de plus en plus nombreux sont les enfants du continent qui sont contraints de se débrouiller par eux-mêmes pour survivre.

Le travail est en passe de devenir la seule voie de survie de nombreux enfants en Afrique. En Côte d'Ivoire, par exemple, le gouvernement reconnaît que " la paupérisation des familles pousse les parents à avoir recours aux revenus du travail de leurs enfants ". De plus, dans les grands centres urbains du pays, on constate " l'existence d'une prostitution occasionnelle, masquée par des activités de façade (vendeuses ambulantes, petits gardiens, domestiques) et une prostitution professionnelle encadrée par des réseaux criminels évoluant en marge et hors de la loi.

Au Gabon, on observe une augmentation du nombre d'enfants travaillant avant l'âge de 16 ans de manière informelle. Si certains enfants travaillent pour leur compte et à leur rythme (laveurs de voiture, gardiens sur les parkings), d'autres sont exploités par des adultes. C'est notamment le cas des enfants victimes de trafic (Bénin, Togo, Nigeria).





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